‹ Les mariages dans l'ancienne société françaiseChapitre 145 sur 318 · SaiïH'Simo)), t. VI, p. 380; t. VU, cli. xxx · texte numérisé non relu

SaiïH'Simo)), t. VI, p. 380; t. VU, cli. xxx

^\VQ (l'Étal, Florimond Robertet, qui l'épousa. Saint-Simon '^^ nous a pourtant pas appris que les grands seigneurs fussent ^i faciles à dégoûter. La seconde raison, toute politique, qu'il donne à cet événement suffirait à l'expliquer. Les Guise, auxquels appartenait le frère de iM"^ de Piennes, avaient tout •Ulérét à s'attacher les ministres, et c'est à leur instigation que sç fit le mariage K

L'exemple était donné; il fut contagieux, et d'ailleurs les iTiaisons nobles avaient-elles besoin de précédents pour donner leurs filles aux secrétaires d'État ou aux fils des secrétaires d'État? Les talents, l'expérience consommée de Nicolas de Neufville, l'autorité qu'il leur dut dans l'État agité ou apaisé, plus de cinquante ans de ministère sous quatre rois successifs, voilà les fondements de la fortune des Villerov. En 4588, Nicolas de Neufville^ marie son fils, M. d'Alincourt, à la fille de Mandelot, chevalier de Tordre, gouverneur de Lyon, du Lyonnais et du Beaujolais ; il obtint de Henri III, à l'occasion de cette alliance, la survivance de ce gouvernement en faveur (le M. d'Alincourt. En 1597, fort de la faveur de Henri IV, il le fait décorer du cordon bleu. Gouverneur de Lyon, chevalier du Saint-Esprit, il y avait là de quoi effacer la marque de roture. On savait cependant la leur rappeler à l'occasion : « Que disaiton à Paris lors de votre départ? » demandait M. d'Alincourt à un grand seigneur qui traversait son gouvernement. « On y disait vêpres », répondait le seigneur froissé de cette question familière, et il prenait un fauteuil qu'il salissait de ses bottes crottées, en donnait un autre au gentilhomme qui était avec lui, se couvrait, se chauffait, causait avec son compagnon, et une fois bien réchauffé, faisait sa révérence au gouverneur sans lui adresser une parole.

Le fils du gouverneur de Lyon, le marquis de Villeroy, n'en épousa pas moins la fille du maréchal de Créquy, la petite-fille du connétable de Lesdiguières. Le connétable n'y fit pas de façons, bien au contraire; il était gouvcr-

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