‹ Les mariages dans l'ancienne société françaiseChapitre 175 sur 318 · Voyez page 12, note · texte numérisé non relu

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4. Saint-Simon^ t. III, p. 209. ~ Dangeau, 6 septembre et M novembre

5. « Le roi a dit en parlant d'elle, que M. de Barbezieux ne perdait pas seul à celte mort, mais «luc toute la cour y perdait aussi. » {Mercure de mai 1694.)

Ui4 LES FAMILLES DES SECRÉTAIRES D'ÉTAT.

sincères ; le monde s'écria, le plaignit et s'occupa de le remarier. M. de Reims, son oncle, lui conseillant de rester veuf, parce qu'il ne retrouverait jamais une femme aussi parfaite, on conteste cette opinion, on ne croit pas que le chef-d'œuvre disparu soit unique; on a meilleure idée de la nature humaine. M. de Coulanges en connaît un qui brille, non par les richesses méprisables et périssables, mais par les perfections rares et adorables, et qui pourrait sécher les larmes de M. de Barbezieux. C'est au chef-d'œuvre lui-même, à Pauline de Grignan, qu'il fait cette agréable confidence, six jours après la mort de M""* de Barbezieux *. Peu après, il écrit à M""" de Sévigné :

On marie fort M. de Barbezieux par la ville ; mais il est coiislaiit qu'il est encore si aflligé qu'il ne songe point à se remarier ; je veux toujours espérer, par tout ce que j'entends, qu'il préférera un mérite solide à tous les trésors périssables, quand il sera obligé d'en venir à de secondes noces ^.

L'allusion est transparente; ce mérite solide est celui de cette jeune fille qui aime à savoir et à connaître, goûte les livres de Nicole, bat sa mère aux échecs, et a pour dot son sens et son esprit ; ces trésors périssables sont ceux que M. et M™* de Grignan n'amassaient pas, bien au contraire^ dans leur gouvernement dispendieux de Provence ^.

M™*' de Coulanges est la nièce de M"*^ de Louvois ; M. de Coulanges appelle galamment M*"' de Louvois, non sa tante, mais sa seconde femme, ce dont la première ne songe point à prendre ombrage. II dit : « Mon fils Barbezieux » ; il est leur hôte assidu, familier. Par tout ce que f entends, écrivait-il : le mot était significatif et pouvait éveiller les espérances de M™" de Sévigné. Il l'entretenait aussi de tout ce qu'il voyait, et ce qu'il voyait, sans compter l'appui d'un gendre secrétaire d'État, était bien fait pour allumer les convoitises d'une maison qui s'épuisait à soutenir son rang. Coulanges est familier avec la littérature enfantine, et se souvient spirituellemeiil

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