Lettre du 30 janvier i
2. Dangeau, 13 et 21 août 1706. — Saint-Simon, t. III, p. 2!ll.
3. Lettrede At"» de Sétfigné d J/"»" de Grignan, du 11 décembre 1689
é» LA EOEE.
el li^ooreiise iooc^ des phs ôiîiMiiles EuûUes de m^^ ^ÛAt-^îm«Jn kor rei«>Ltche même comme une espèce d'oppiobre et prenûer méûtr qui les aiaît boiioKS et DOQnîs, eC c'est de la fias Baaviîse ptee do monde qull se décide à bire précéder leur nom de la paitîaile oobîljaiie; « car, dit-il, ces arocals reoforoés el qui. da haneao où ils captaient leur vie il u\ a pas loii£laiip&, soot deTeoos des magistrals oooskiélaUes, oDt pris le ée. ^
Ce mépris des gens de qualité, qui n'aiaient qo'à se donner la petDe de naître, pour on ooqis justement fier de ses tniTaux et de ses talents, avait-il en partie ^apié ceux mêmes qui étaient sortis de son sein, comme s'ils espéraient ainsi se rapprocher davantage de cette noblesse avec laquelle ils aspiraient à se eoiifoiidre? Sans prêter ce sentiment auiL Lamoignon, qui semblent, au contraire, s'être appliqués à garder Taffection du barreau, ce que dit la Brujère des efforts des avocats pour prenlre rang dans la grande robe, pour se mettre par la gravité et la dépense au niveau de la magistrature, atteste chez celle-ci des préventicms plus ou moins dédaigneuses à leur égard '. Les alliances entre la magistrature et le barreau ne devaient pas être communes alors : les Mémoires de Saint- Simon n'en mentionnent aucune, à notre connaissance. Le barreau avait connu des jours meilleurs, et les Hisiorielies de TalK'iriaiit nous montrent ses familles alliées non-seulement à la ijia^stralure, mais à l'épée. Guillaume de Marillac, mort cuiitrôleur général des finances et père du garde des sceaux el du ijjarécbal de France de ce nom, avait été avocat au Parlement. La mère de Kichelieu était Glle de Tavocat de la Porte. Le connétable de Lesdiguières, issu d^une maison du Uaupbiué fort ancienne, mais appau\Tie, s était fait recevoir avocat au parlement de Grenoble, et même, disait-on, avait quelquefois plaidé. " En ce temps-là, remarque Tallemant à propos de l'origine du marécbal de Marillac, les advocats estoient plus fx^risidérés qu'à celle heure, à cause que la paulelte n*estoit pas encore eslablie, et qu'on prenoitde leur corps les Présidents et les Gardes des sceaux -. »