CHAPITRE PREMIER
I . Humble origine de la plupart des fînanciers. — Les frères Paris, fils d'un cabaretier des Alpes. — Turcaret. — Un financier distingué par son tact et sa délicatesse : Dupin de Francueil. — Un autre, homme d'esprit et de cœur : Turménies dit CourteoUct. — Quelques écrivains de génie égarés dans des charges de finance. — Éducation et façons supérieures des filles de la finance : M™ Cornuel, M"*" de Toisy.
II. Type ridicule et odieux du vrai financier. — Protestations généreuses mais isolées de la Bruyère, de Lesage,de Boisguilbert, de Vauban. — Basses et cupides complaisances de la noblesse pour les gens d'affaires : M*^ de Biron, M. de Marsan, la princesse d'Harcourt, la comtesse de Roucy. — L'État soutenu par les traitants. — Louis XIV un instant courtisan de Samuel Bernard. — Louis XV associé aux bénéfices des fermes. — Raisons qui déterminent les alliances de la noblesse et de la robe avec la finance.
- Les millions sont de bonne maison, écrivait M""" de Sévigué au temps où elle guettait une petite juive pour son fils \ et en parlant ainsi elle ne faisait qu'exprimer spirituellement une opinion courante. S'il y avait la noblesse de race et la noblesse de robe, il y avait aussi la noblesse d'argent.