‹ Les mariages dans l'ancienne société françaiseChapitre 249 sur 318 · Les Confessions^ 2* partie, livre VIII · texte numérisé non relu

Les Confessions^ 2* partie, livre VIII

2. Lettres du 16 mars 1672, du 6 mai 1676 et autres. M"»* Cornuel vécut quatre-vingt-cinq ans, et eut do Tespril jusqu'à sa mort. Elle était presque à Tagonic lorsqu'elle lança son dernier bon mot. (Soy. Dangeau, 9 févr. 169i.}

3. Lettre de M'^" de Sévigné à Af»* de Grignan, du 7 octobre 1676.

Noailles, doter leurs (illes et avantager leurs gendres, admettre tous les jours à sa table les personnes les plus distinguées par leur naissance et par leur mérite, recevoir dans sa deniière maladie la visite de M. le Prince, inscrire parmi ses héritiers deux maréchaux de France et deux cardinaux, désigner pour son exécuteur testamentaire le président de LamoignoD, et choisir dans une église des Jésuites le lieu de sa sépulture; M*"* de Toisy, que louent à la fois Dangeau, Saint-^imon et le Mercure de France, s'appelle Jappin de son nom et est fille d'un commissaire général des poudres. Son mariage l'avait fait entrer dans la robe, son mérite et le généreux usage qu'elle fait de sa fortune semblent ta confondre avec la plus haute noblesse ^

Non-seulement il y a des gens d'esprit et de bon ton parmi les financiers ; il s'en rencontre même qui n'ont pas pour unique vertu d'avoir fait fortune, qui sont honnêtes malgré leur profession, simples, humains, bienfaisants, en un mot hommes de bien, même avant d'être élus marguilliers ^. Nous ne manquerons pas de les signaler au passage, et de donner double part de louanges à ces âmes restées saines au milieu d'une contagion presque universelle.

Mais qu'importe au prestige et à l'ascendant des gens d'affaires le plus ou moins d'esprit, de politesse, de probité, d'humanité I L'esprit qu'on leur demande est celui de leur métier, l'esprit de s'enrichir aux dépens d'autrui, de prendre au monde ce qu'il a de meilleur, et de voir beaucoup de monde ^ quant à l'autre, les gens qui en font profession le leur fournissent donnant donnant, et, mis en verve par leurs fréquentes

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