I. Lu Uiuyère, Des biens de fortune
ORlGliNES, MOEURS ET PRATIQUES DE LA FINANCE. 495
^011 nom et ses intérêts à ceux de ([uelque puissante famille qui redoutât pour elle-même le dommage el l'éclaboussure d'une condamnation scandaleuse.
L'appui de la robe, en ces graves circonstances, était le plus Immédiat et le plus efficace, et il était naturel qu'on ne négligeât aucun moyen de se la concilier. Dans ces notes confidentielles que Fouquet s'était fait remettre sur les membres du Parlement^ se rencontre parfois cette mention significative : Protecteur et pensionnaire des partisans ^ Si du magistrat on faisait un gendre, c'est-à-dire un pensionnaire plus largement et plus régulièrement rente, on doublait du même coup le zèle de son protecteur, et l'audace du financier, croissant avec ses chances d'impunité, pouvait se donner libre carrière.
1. Deppiiig, Correspondance administrative y t. il, p. 33 et suiv.