‹ Les mariages dans l'ancienne société françaiseChapitre 45 sur 318 · Elle y resta jusqu'à la Révolution · texte numérisé non relu

Elle y resta jusqu'à la Révolution

4. Saiyit-Simon, t. IX, p. 145. — Dangeau, 5 mai 1717. — On appelait brevet deretenueun brevet par lequel le roi donnait une certaine somme sur le prix d'une cliarge, d'un gouvernement, etc., à la femme, aux héritiers ou aux créanciers du titulaire. C'était une véritable pension de retraite que le roi assurait aux principaux fonctionnaires et à leur famille, et qui devait être payée par leur successeur. {Note de l'édition Chéruel.)

LES MAISONS PRINCIÈRES, g5

egrelta. Ses procédés nobles et généreux venaient moins lu cœur que de la magnificence seigneuriale. Il demanda, il :>bUnt beaucoup pour ses enfants, mais ce n'était point eux qu'il aimait, c'était sa maison.

C'était un homme tellement personnel, qu'il ne se soucia jamais de pas un de sa famille, à la grandeur près, et qu'à la morl de sa ierome et de ses enfants, il ne garda aucune bienséance ni sur le deuil, ni sur le jeu, ni sur le grand monde K

M. le Grand, malgré son profond égoïsme, valait encore mieux que ses frères. Le chevalier de Lorraine, avec beaucoup d'esprit et de hauteur, avait des mœurs notoirement infànies, el la mort foudroyante de la première duchesse d'Orléans fit peser sur sa mémoire d'horribles soupçons, qui n'ont jamais été parfaitement dissipés. L'enlèvement de.M"^ de Tiennes, l'enfant qu'il eut d'elle, n'étaient que peccadilles auprès du reste, jeux de chevalier de Malte entre deux expéditions navales. M"*" d'Armagnac éleva cet enfant avec les siens h l*insu de son beau-frère, « et l'on fit un grand jeu, au retour du chevalier, d'éprouver la force du sang; il confirma tout ce qu'on dit là-dessus, et le trouva si joli et s'y attacha de telle sorte, qu'enfin on lui dit la vérité. Il en fut ravi, et M"" d'Armagnac continua sa bonté et le nourrit sous le nom du chevalier de Lorraine. »

Le chevalier ne prit pour lui que les agréments de la paternité et laissa le reste à sa belle-sœur. Quant à M"* de Fiennes, comme elle voulait jouer la délaissée, il lui dit a avec sa belle physionomie ouverte » : « Mademoiselle, qu'avez-vous ? pourquoi êtes-vous triste ? qu'y a-t-il d'extraordinaire à tout ce qui ïïous est arrivé? Nous nous sommes aimés, nous ne nous aimons plus : la fidélité n'est pas une vertu des gens de notre %e; il vaut bien mieux que nous oubliions le passé et que nous reprenions le ton et les manières ordinaires. Voilà un joli petit chien ; qui vous l'a donné?* » On n'a pas plus de grâce et moins de préjugés.

Il se maria, dit-on, secrètement avec une nièce du troisième

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