‹ Les mariages dans l'ancienne société françaiseChapitre 52 sur 318 · Lettre à il/"**" de Grignan, du 16 novembre · texte numérisé non relu

Lettre à il/"**" de Grignan, du 16 novembre

2. Saint-Simon^ t. I, p. 115. — Dangeau, février et mars 1693.

3. Louis II de la Trémoille prend une part brillante aux batailles de Saint- Aubin du Cormier (1488), de Fornouc (M95), d'Agnadcl (1509), et succombe glorieusement à Pavic (1525).

LES Maisons princièrës. of

irélenlions d'ailleurs toutes platoniques sur le royaume de Sapleset le titre de princes de Tarenlc (1521). Le premier duc de la Trémoille fut gendre du connétable Anne de Montmorency ; son fils embrassa la religion réformée, épousa une fille de Guillaume II de Nassau, prince d'Orange, et maria sa sœur au prince de Condé lue a Jarnac. Une sœur de Turenne, mariée au Iroisième duc de la Trémoille, n'était pas d'un sang à laisser déchoir toutes ces grandeurs. Mademoiselle, dans la visite qu'elle lui fil h son riant chfrteau de Thouars, admirait le train, la magnificence, le grand air de la maison, et ces tapisseries qui rappelaient « les plus illustres alliances du royaume, et beauîoup de la maison royale ». « C'est avec quelque raison, ajoutail-elle, qu'ils veulent être princes, quand d'autres s'avisent de Tôlre qui en ont moins de droit qu'eux '. »

L'alné des cin(| enfants issus de ce dernier mariage épousa la fille de Guillaume V, landgrave de llesse-Cassel, celte bonne Tarenle, si fort é|)risc de M""* de Sévigné. C'était s'alliera l'Europe couronnée. Gliarlollc de Ilcsse-Cassel était sœur de l'éleclrice palatine (mère de la seconde Madame) et tante de la reine de Danemark et de l'éleclrice de Brandebourg. Lorsqu'elle n'était pas en deuil, l'Europe se portait bien, disait M™*" de Sévigné en son gai et agile langage. Sa belle-mère, appuyée de MM. de Bouillon et de Turenne, que Mazarin tenait à ménager, lui obtint, en considération de sa naissance, le privilège de s'asseoir à la cour, et fit passer ce privilège à tous les fils aînés et à toutes les filles atnées des ducs de la Trémoille. Ajoutez, pour le duc et la duchesse de la Trémoille seulement, lepowr* et le droit de réclamer la royauté de Naples à tous les traités de paix, prétention fort innocente que les ducs de la Trémoille ne manquèrent jamais de faire valoir, pas plus que les plénipotentiaires ne manquèrent de la repousser. Les Bouillon n'en demandèrent pas plus pour les la Trémoille; ils voulaient bien les faire presque princes, mais ils se réservaient pour euxmêmes le droit de Tétrc tout à fait.

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