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liO . LA NOBLESSE DE RAGE.
sait trop dans ces temps de bâtardise triomphante. La m^re de M. de Vardes, Jacqueline de Bueii, était de l'ancienne ms^îson de Bueil de Sancerre ; Tun de ses ancêtres, corapagnon de Jeanne d'Arc, avait mérité le surnom de Fléau des Anglais. Elle perdit encore enfant son père et sa mère et fut élevée chez la princesse de Condé, Charlotte de la Trémoille : elle plixt à Henri IV; celui-ci la maria pour la forme à M. de Césy, de la maison de Harlay * ; le mariage célébré, il reprit la femiTie en laissant au mari une somme ronde. Harlay-Gésy n'en demandait pas davantage; il épousa plus tard une Béthum? aussi laide que sa première femme était belle.
Jacqueline de Bueil devint comtesse de Mofet*, eut un H 's du roi, qui fut d'église; quand elle vit son amant se refroidir, elle eut des accès de dévotion, d'austérité; elle cessa de se décolleter, ne porta plus que du linge uni et une rai^^ de serge \ Henri mort, elle redevint coquette, galant^ î elle finit par attraper M. de Vardes, qui Tépousa en iftl"^- Le fils qu'elle avait eu de son royal amant était bien fait» spirituel et, malgré son petit collet, hardi avec les damcs • c'était de tous les enfants de Henri IV celui qui lui l'esserabl^*^ le plus. Il eut le tort de se jeter dans le parti de Gaston, ^^ périt au combat deCastelnaudary(lG32). La maison à laquel'^ s'était alliée sa mère s'enrichit de son comté, et le fils lég*'' time de la maîtresse vénale de Henri IV s'en para sans \ei*^ gogne r marquis de Vardes, comte de Moret, quels beaux tiir<^^ il mettre dans un contrat de mariage ou dans une épitaph^ ' quel redoublement de considération y gagnait le dernier dB^^ cendant du maréchal de Bec! La comtesse de Moret éi^^ morte depuis longtemps lorsque sa petite-fille épousa le d^^ de Uohan; mais vivante, elle eût facilement trouvé grâ^^ devant le frère de M*"' de Soubise: c'était justement le teffip^ où celle-ci essayait le pouvoir de sa beauté et oiïmit au cce^^^ du roi Tappât d'un nouvel adultère.
Les époux vécurent, ce semble, en meilleure inlelligen^^^ que le beau-père et le gendre. M. de Vardes, qui avait toul^^ les grâces de cour, ne put réussir à polir M. de Rohan : c'étaî *