‹ Les mariages dans l'ancienne société françaiseChapitre 67 sur 318 · Voyea livre II, chap. iv · texte numérisé non relu

Voyea livre II, chap. iv

3. Sa'inl'Simony t. IV, p. 379; t. VU, p. 2\{. — DangeaUy 16 juin 1715,

LES MAtSONS PftlNCtÈRES. . 135

àocié à toutes les aventures de âa vie, militaires et autres, avait Tesprit vif et décidé de la Gascogne, mais il corrigeait par n bon sens aiguisé de finesse ce que ses résolutions avaient arfois dïmprévu et d'original. Deux gentilshommes qui préendaient épouser la même personne le prièrent de les accommoder; il les mit d'accord en la prenant pour lui. Elle était ^\k et sans biens, deux bonnes raisons pour la tenir éloignée du Louvre, mais le mcilin Gascon n'en donnait qu'une à son Kiallre. Quand celui-ci le pressait trop vivement de la montrer ^ la cour ; a Eh ! Sire, elle n'a pas de souliers », répondait-il ^n son patois *. Il fut marié deux fois. De cette première femme il eut cinq filles, et un seul fils qui mourut avant lui. * C'était, dit l'Esloile, un des plus vicieux et scélérats de la ^^H'e, et il eut une fin pareille à sa vie, car il mourut enragé ^' désespéré. » Trois de ses filles entrèrent dans les grandes ''^^isons de Gramont', de Noailles et d'Estuer Saint- Maigrin. "^ sa seconde femme, qu'il épousa après la mort de Henri IV, ^^ 16H, il eut douze enfants, dont huit fils; un seul continua * postérité, Gaston duc de Roquelaure, maître de la garde-robe, 9^e Ton confond quelquefois avec son fils, le second maréchal "^ ce nom.

lies trois Roquelaure furent réputés pour leurs saillies;

^^lles du second étaient d'un bouffon insolent et vantard. La

'^Ivipartde ses bonnes fortunes n'étaient guère plus authen-

*^ues que ses traits de bravoure, mais, réelles ou non, il les

^^^îait sur les toits. M™" de Guémené, de Lesdiguières et de

■^Villy pâtirent de l'intempérance de sa langue, heureuses

^^utefois si leur réputation n'eût jamais été compromise que

t^^r les boutades de Roquelaure. Un jour cependant ce fanfaron

*Vat blessé au cœur; il aima la sœur du comte de Lude, Tune

^«s plus belles personnes de la cour, la plus belle peut-être.

ïl avait déjà trente-huit ans, elle seulement dix-sept. Le cœur

^e cette charmante enfant allait vers le beau marquis de Vardes

étroitement lié avec son frère. Le comte de Lude désirait les

donner l'un à Tautre; il n'avait pas d'enfants et tenait à laisser

^on bien à son meilleur ami. Mais Roquelaure intrigua, gagna

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