‹ Les mariages dans l'ancienne société françaiseChapitre 94 sur 318 · I. Addition à DanyeaUy 25 décembre · texte numérisé non relu

I. Addition à DanyeaUy 25 décembre

Mais cette façon-là u'était pas à là portée de tout le monde, 6t il y avait cent autres manières, médiocrement glorieuses, de devenir duc et pair, celle-ci entre autres, que Saint-Simon luimême nous a loyalement signalée.

Un page de Louis XIII c remarqua l'impatience du roi à relayer, imagina de lui tourner le cheval qu'il présentait la tête à la croupe de celui qu'il quittait. Par ce moyen, le roi, qui était dispos, sautait de l'un sur l'autre sans mettre pied à terre, et cela était fait en un moment. Gela lui plut; il demanda toujours ce même page à son relais; il s'en informa, et peu à peu le prit en affection. >

Tallemant relève quelques autres mérites du jeune page :

Ce garçon lui rapportait toujours des nouvelles certaines de la chasse, ne tourmentait point trop les chevaux, et quand il portait son cor ne bavait point dedans ^

Telleestrorigined'unehauteetrapide fortune: premier écuyer, gouverneur de Blaye, premier gentilhomme de la chambre, chevalier de l'Ordre, et enfin duc et pair de France, les charges et les dignités s'accumulent sur la tète du favori. Il était âgé de vingt-neuf ans et avait nom Claude de Saint-Simon. L'auteur des Mémoires a beau se montrer partout et toujours souverainement infatué de sa noblesse et de son rang ; il a beau rappeler aux auteurs de généalogies sa prétendue descendance des comtes de Yermandois : son père fut son principal ancêtre et le vrai fondateur de la grandeur de sa maison ^.

Les grâces de Louis XIII étaient tombées d'ailleurs sur un homme au cœur vaillant et fidèle ; il acquitta sa dette en se ralliant au parti de la couronne pendant les troubles de la

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