‹ Les mariniersChapitre 16 sur 46 · V. Méthode concrète, p · texte numérisé non relu

V. Méthode concrète, p

donne, est toujours instructive sous certains rapports. 11 suffit, au surplus, de lire mon observation sur les mariniers du Nord pour y trouver, chemin faisant, quantité d'autres traits qui sculptent plus profondément la psychologie batelière et précisent aussi les habitudes, le caractère, le « genre» de ceux qui vivent et travaillent au contact des mariniers, de cesdébardeurs que les mariniers méprisent et redoutent tout ensemble.

Toujours d'après M. Calippe, la conscience que prendrait l'observateur du caractère artificiel de sa situation d'emprunt altérerait lexpérience qu'il poursuit. Il m'oppose, en effet, la remarque de l'ouvrier dont j'ai publié la lettre (i) : « ... cette vie « que l'auteur... a un peu aperçue. , . » ; il « savait « pouvoir en sortir un jour. .. »

11 importe de ne pas créer d'équivoque à propos de l'expression « un peu aperçue ». Quelques lignes plus haut (etd'ailleurs citées parM. Calippe), cet ouvrier écrivait : « C'est bien là le type né « de l'ouvrier en général, y compris l'ouvrier des «champs.» Une approbation aussi formelle ne permettrait pas la restriction du «un peu aperçue »si ce diminutif devait signifier mal ou insuffisamment aperçu. Par « un peu» et par « aperçue », le signataire de la lettre, comme il l'explique lui-même par

Page 1