I. Méthode concrète, p. 95 et suiv
la suite, veut dire que, pour avoir pleine conscience de la vie ouvrière, l'auteur devrait y être précipité à jamais, sans aucune espérance. Mais il n'est pas nécessaire d'atteindre à cette pleine conscience pour pénétrer suffisamment dans l'intimité de la vie ouvrière.
Cette remarque intensément réaliste de l'auteur de la lettre, j'ai dit fi) qu'elle s'était imposée spontanément à mon esprit au cours de mes premières observations vécues. J'ai ajouté (2) qu'en eftet cela séparait radicalement l'observateur de l'observé, bien que toutde même robservateur pût encore éprouver quelque chose de cette angoisse au cours d'une longueet vaine recherche de travail, ou bien encore, par contraste, la ressentir aisément.
Enfin, une dernière réserve est tirée du danger des généralisations indues :
« Dans l'étude des opinions, des sentiments, la « règle ab uno disce omnes est on ne peut plus «fausse... Quelques membres d'ungroupencrepré- « sentent pas tous un groupe. L'écueil des monogra- « phies, même «concrètes'.), c'est la généralisation. « Quand même l'auteur ne généraliserait pas, ses « lecteurs y sont portés.. . » (3).
Mais qui a jamais dit qu'il convenait d'appliquer