I. Dans le Nord tout au moins, la batellerie possède un cer
cevoir le président, est de création récente.
11 se propose la défense des intérêts de la « corporation » des mariniers, suivant la propre expression de son journal hebdomadaire, l'Étoile du Batelier '. Le syndicat s'efforce, en particulier, de réaliser l'entente des intéressés en vue de l'établissement de prix rémunérateurs ; il assure * avoir obtenu à cet égard des résultats positifs. Mais la croyance à l'utilité de l'intervention parlementaire et le recours confiant aux hommes investis du pouvoir législatif, qu'accusent quelques numéros de l'Étoile du Batelier tombés sous mes yeux, décèlent un excès de naïveté des plus préjudiciables aux mariniers adhérents de ce syndicat.
Je lis, par exemple, dans le numéro du
12 janvier 1912, un ârtide Sur la petite et la grosse Batellerie, la Batellerie artisante et la Batellerie capitaliste, qui a pour auteur M. Choteau, directeur du journal et prési-
tain nombre de syndicats. Ainsi, je lis par hasard, sur la Croix du Nord, loaoût 191 2, qu'il existe à Dunkerque deux syndicats de mariniers et qu'il est question d'en créer un troisième.