‹ Les marins français [microforme] (volume 2)Chapitre 36 sur 60 · LES SINGES · texte numérisé non relu

LES SINGES

« Pendant le voyage au Galam, le genéral, ayant été obligé de mouiller à Tuabo, y trouva une nouvelle espèce de singes d’un roux si ardent qu’il approchaït fort près du vrai rouge... Je ne crois pas qu'il y en ait au monde de plus réjouissants. Ils descendaient les uns après les autres du sommet des arbres où ils étaient et venaient file à file jusqu’au bout des branches les plus voisines des bâtiments, et quand ils avaient attentivement considéré les hommes qui y étaient, ils se mettaient tous à crier et à faire des sauts, des gambades, des postures les plus plaisantes. A la fin, il y en eut quelquesuns assez familiers pour jeter dans les bâtiments de petits morceaux de bois sec; on repondit à leur jeu (cruellement, il faut le dire) par quelques coups de fusil qui en tuèrent et en blessèrent plusieurs et aussitôt la guerre fut déclarée. Ils se mirent tous à crier d’une manière extraordinaire, et à jeter dans les barques des branches sèches et même des pierres qu’ils venaient ramasser à terre. D’autres se contentaient de faire des grimaces, et d’autres faisaient leurs ordures dans leurs

pattes et les jetaient sur les gens qui étaient dans les bâtiments. A la fin pourtant il se retirèrent. »

Un vieux nègre, qui était le marabout du village, dit à M. de Brue que ces Patas, comme il les appelait, n’étaient pas des bêtes, mais un peuple sauvage qui, à force de demeurer sur les arbres exposé à toutes les injures de l'air, était devenu velu comme on le voyait. Il ajouta qu’ils parlaient fort bien entre eux et entendaient la langue des nègres, mais se gardaient de le laisser paraître par pure malice ou par crainte d’être forcés de travailler pour les maitres des villages ou faits prisonniers et vendus aux Français. Il disait cela d’un trèsgrand sérieux et avec l’air d’une parfaite conviction partagée d’ailleurs par tous ceux qui l’entouraient et l’écoutaient (les indigènes bien entendu.)

Les Fétiches et les Gris-Gris.

Nous avons vu que le père Labat s’applaudissait du zèle de la nouvelle Compagnie, pour le progrès religieux ; mais on regrette qu'il ne soit pas entré dans quelques détails à ce sujet et qu’il se tienne trop d'ordinaire dans les généralités. D’après ce qu'il nous apprend des superstitions et des mœurs de ces peuples, et ce que nous savons également et presque mieux par les relations de

Loyer, Alexis de Saint-Lô, et Villaut de Bellefonds, ces pauvres idolètres et infidèles n'étaient pas moins déchus que les sauvages de l'Amérique et de l'Océanie, et il y avait là aussi pour les missionnaires l’espérance d’une riche moisson. Malheureusement par suite des circonstances et des divisions de l’Europe troublée par les guerres religieuses, trop souvent les ouvriers manquèrent à l'œuvre sainte, ou ceux qui s’offraient, chose plus triste ! n'étaient rien moins que poussés par un zèle vraiment apostolique, témoin ce que nous dit Alexis de Saint-Lô !.

« 11 y a huit ou neuf ans que quelques religieux espagnols sont venus, à ce qu'ils disaient, pour catéchiser, baptiser et faire les autres fonctions du ministère et toutefois c’est ce qu'ils faisaient le moins. Car, avant que de donner le baptème à quelque personne, il fallait convenir du prix, mais tellement excessif que plusieurs, n'ayant assez de quoi pour contenter leur infâme avarice, demeuraient sans baptème. Ces personnes ont fait d’autres actions si honteuses et extorsions si indignes de leur état, qu’au lieu d’être les laboureurs du champ de l'Évangile, ils en ont été les déserteurs très-scandaleux. »

Par bonheur ces détestables simoniaques furent sans doute une rare exception; on n’en saurait dire autant malheureusement d'une autre source de préjugés pour les indigènes, à savoir l'exemple des Européens, la plupart aventuriers, et dont la conduite, trop souvent trèspeu édifiante, n'était guère de nature à préparer les idolâtres à l'audition de la parole évangélique : « Je re-

| Relation du Voyage au Cap-Vert, in-12, 1635.

connus que les nègres disaient en notre langue quantité de paroles licencieuses, sales, injurieuses, y ajoutant encore des serments qui ne sont que trop familiers en la bouche de ceux qui fréquentent ces côtes; et ces pauvres mécréants ne pouvaient avoir appris ces scandaleux discours que des mêmes Français qui ont trafiqué en ces endroits-là. »

Qu'on ajoute à cela l'ignorance profonde, les habitudes, les mœurs de ces peuples en général adonnés avec une sorte de frénésie à tous les penchants de la nature corrompue! «Comme leur naturel n’est point corrigé dans leur enfance, il ne faut s'étonner s’ils sont vicieux de bonne heure et s'ils n’aiment uniquement que leur plaisir. Ils sont paresseux à l’excès, fuient le travail comme la plus mauvaise chose qui soit au monde, et si la faim ne les pressait point, ils ne pourraient jamais se résoudre à ensemencer leur terre ; encore n’en sèmentils que ce qu’ils ont besoin précisément... Ils aiment fort la danse et, dans un âge plus avancé, la conversation. Ils ne s’ennuient jamais de ces deux exercices, au lieu que tous les autres leur pèsent extrèmement pour peu qu'ils durent. » (LABAT).

« Les habitants de cette terre, dit Loyer de son côté, sont d’un naturel assez docile; mais ils sont grands menteurs et très-adroits voleurs aussi bien que le reste des autres nègres. Outre cela, ils sont adonnés au vin et les femmes y sont très-peu chastes. Elles aiment éperduement les Français.

«…. Ils ont un esprit et un jugement exquis. D’ailleurs, ils sont fins, adroits et rusés au dernier point ; menteurs au delà de ce qu'on en peut dire, et larrons

plus qu'on ne peut penser. Il ne se faut pas étonner s’ils sont si voleurs; car, outre qu’ils y sont naturellement portés, il n’y a point parmi eux de loi, ni de punition contre ce crime qu’ils traitent d’adresse, donnant des louanges au plus grand larron, comme à l’homme le plus adroit. Cela enfle le courage aux autres et leur fait un véritable plaisir; ils en rient entre eux à gorge déployée.. Je trouve que le larcin autorisé de cette sorte est un obstacle presque insurmontable à l’établissement du christianisme qui a une extrême horreur de ce crime»

L'éducation ou plutôt l’absence d'éducation ne contribue pas peu à entretenir les vices des nègres. « Les négres, qui habitent les deux côtés de la rivière du Sénégal et même assez avant dans les terres du côté de l’Est et du Sud, sont mahométans, ce sont les Maures qui les ont imbus, les premiers, des rêveries de l’Alcoran. Les nègres du pays des Mandingues, des plus zélés pour leur religion, sont à présent les missionnaires du mahométisme : on peut dire qu’ils en sont les pharisiens qui parcourent ces vastes contrées pour faire des prosélytes. Le reste des nègres, du moins ceux avec qui l’on commerce depuis la rivière de Gambie jusqu’en Guinée, sont idolâtres excepté les Sévaires et quelque peu d’autres qu’on regarde comme des sauvages chez lesquels on ne remarque aucune espèce de religion. » (LABAT.)

«.…. Le mahométisme, qui est établi chez les nègres, est fort estropié, l'ignorance de ceux qui l’y ont introduit les premiers en est cause en partie, le naturel de ceux qui l’ont embrassé, qui est porté au libertinage et

! Relation du voyage au royaume d'Issigny, in-12, 1714.

ennemi de la contrainte, a achevé de défigurer tout à fait cette loi de chair qui ne laisse pas d’avoir ses rigueurs. Ils n’ont ni mosquée, ni jour de repos et de fête, excepté leur Pâque ou Zairam qu'ils appellent Tabasquet qui suit une espèce de ramadan ou jeûne à leur mode. (IDEM.) »

La notion religieuse néanmoins subsiste même chez les plus abrutis de ces pauvres infidèles ou idolàtres, et le père Godefroy Loyer nous donne la traduction d’une prière fort en usage chez les nègres et qui ne laisse aucun doute à cet égard. Voici cette curieuse pièce :

« Mon Dieu, donnez-moi aujourd’hui du riz et des «ignames, donnez-moi de l'or et de l’argent, donnez- « moi des esclaves et des richesses, donnez-moi la santé «et faites que je sois léger et dispos. »

Mais la croyance des nègres à une divinité comme à l'immortalité de l’âme était défigurée par les plus grossières erreurs et de non moins absurdes pratiques, sans compter les pays où l’on rendait un culte spécial à Comaré, soit le diable.

«Les croyances des nègres non mahométans, dit Godefroy Loyer, est entièrement extravagante. Il est certain qu'ils croient tous qu’il y a un Dieu, mais nous en avons vu qui disaient avoir l’âme d’un once, d’autres d’un lion, et un chacun dit avoir l’âme de l’animal avec lequel il croit avoir avec le naturel quelque ressemblance. »

Entre les superstitions communes aux idolàtres et aux nègres mahométans, comme ils peuvent l'être, se trouve l'usage des gris-gris et les fétiches :

« Ces gris-gris sont des billets écrits en langue arabe, mèêlés de quelques figures nécromanciennes, que leur ven-

dent bien cher les marabouts pour les préserver, disentils, les uns de la fièvre, les autres du chaud, les autres d’être tués ou noyés, pour n'être point blessés, pour bien nager, faire bonne pêche, n'être point fait captif, et enfin pour tout ce qui leur vient en l'imagination. Ces gris-gris sont pendus à leur col, à leurs cheveux, à leurs bras, à leurs jambes; mais en si grande quantité, surtout si le personnage est riche, qu’on est surpris comme ils peuvent agir; ils y mettent toute leur confiance et ne craignent avec cel: aucune arme que les poufs. C’est ainsi qu’ils appellent nos armes à feu! » (LABAT.)

« Les nègres reconnaissent un seul Dieu, créateur de toutes choses, mais auteur particulièrement des fétiches qu'il a mises sur la terre pour le service des hommes. A l'égard des féfiches, il est difficile de comprendre ce que c’est, et je me suis efforcé plusieurs fois, en m'informant des plus anciens d’entre eux, de reconnaitre leur croyance sur cette matière. Pas un n’a su me l'ex. pliquer nettement et je puis dire que pas un d’eux ne sait sa religion. Ils disent qu’ils l’ont eue par tradition de père en fils, que c’est à ces fétiches qu'ils ont l’obligation de tout le bien qu'ils reçoivent en cette vie et qu’il ne dépend que d'elles de leur faire tout le mal possible.

« Ces fétiches sont diverses, selon la diverse fantaisie de chacun; à peine se trouve-t-il deux nègres parmi une si grande multitude qui conviennent dans leur culte et dans la façon de les faire. L’un a pour sa fétiche un petit morceau de bois jaune ou rouge, l’autre quelques dents de chien, de tigre ou de civette; l'autre

une dent d’éléphant, ou un œuf ou quelque os d'oiseau ; quelque tête de volaille ou de bœufou de cabri, quelque arète de poisson; l’autre quelque bout de corne de bélier remplie d’ordure, quelques petites brancles d’épines et semblables vilenies. Ils ont une foi pour ces fétiches qui n’est pas commune, et une exactitude dans l'observance de ce qu’ils leur ont promis qui devrait faire rougir les mauvais chrétiens. Les uns se privent pour toujours de vin en leur honneur, les autres d’eau-de-vie; celui-ci de chair, celui-là de poisson. » (G. LOYER.)

« Pour leurs fétiches, dit également Villaut de Bellefonds, ils ont des superstitions qui surpassent toute croyance quoique la plupart de ces fétiches soient choses inanimées et le plus souvent sales et vilaines qu'on ne voudrait pas toucher. Ils en ont tous qu'ils portent sur eux, les unes seront de petits bouts de corne, les autres de petites figures ou des têtes d'animaux, et cent autres infamies que les prètres leur vendent disant les avoir trouvées à l'arbre du fétiche et qu’ils croient autant de préservatifs contre les maux qui leur peuvent arriver. »

Mais dans leursextravagances même, ces superstitions bizarres prouvent invinciblement la spontanéité comme l'énergie du sentiment religieux, la source première de cette croyance innée, profonde, impérieuse qui fait comprendre à l’homme qu'il y a quelque chose au delà de ce qu'il voit et de ce qu'il touche. L'instinct de la nature ici démontre le besoin, la faim, comme a dit un grand écrivain, aussi bien que la réalité du surnaturel.

Dans certains cas particuliers, les nègres consultent leurs devins sur les moyens d’apaiser les fétiches, par

exemple si quelque chose ne leur a pas réussi selon leur désir; et ii n’est pas rare que le sorcier ordonne le sacrifice d’un mouton, de quelques volailles ou même d’un esclave. «C’est une chose bien déplorable, dit avec raison Loyer, de voir ces pauvres malheureux si pitoyablement enchainés par l’ennemi du genre humain. »

Suivant le même auteur un des grands obstacles à la conversion de ces peuples « c'est la croyance à la métempsycose qu’ils admettent tout au long, n’espérant rien d’éternel et de permanent, ce qui les rend négligents pour apprendre les vérités du salut, et ne s'appliquant qu’à l'acquisition des biens et des plaisirs de ce monde, et à s’en procurer une longue jouissance. Ils croient que toute la félicité d’un homme consiste à être riche, heureux, puissant, honoré, c’est ce qui fait que, soit qu'ils boivent, soit qu’ils mangent, ils en répandent toujours quelque peu par terre en marmottant quelques paroles disant qu’ils donnent à boire et à manger à leurs pères, mères et amis qui, dans l’autre monde, leur en font autant et sont cause qu'ils ont de quoi vivre en celui-ci... Ce peuple m'est cher encore cependant quoique je l’aie toujours trouvé rebelle à la lumière! » ajoute le bon missionnaire qui, à son insu sans doute, garde un peu rancune à ces pauvres gens dont il parle d’une façon assez chagrine et qui trahit moins que des illusions.

« Ainsi je puis dire sans hyperbole que de toutes les nations de la terre la plus maligne, la plus fourbe, et la plus ingrate est celle des nègres auxquels plus on fait de bien, moins ils ont d'amour et de reconnaissance. Les femmes ont de l'esprit, sont fines et rusées et beaucoup plus sur l’avarice que les hommes; d’ailleurs très-

peu modestes, ce qui m'est pas parmi elles un mal pourvu qu’elles ne soient pas mariées. »

Evidemment, pour le premier paragraphe surtout, il y a exagération dans ce langage qui se sent de la déception éprouvée par le bon religieux trop impatient de recueillir la moisson avant d’avoir achevé les semailles. Mais comme l’a dit l’éloquent père Lacordaire : « On «n’arrache pas en un jour tout un peuple à la torpeur « d’une vie dégradée et au libre épanchement des pas- « SLONS. »

Godefroy Loyer a le tort surtout de généraliser; car si, dans ces immenses contrées, il est des peuples déchus et de beaucoup mème pires que ceux dont il nous parle, par exemple les abominables homicides, je pourrais dire, fratricides, de Coumassie et de Dahomey, il en est d’autres d’un caractère bien différent et empressés et joyeux d'ouvrir les yeux à la lumière et leur cœur à la vérité. J'en trouve la preuve dans le récit que le bon père capucin, Alexis de Saint-Lô, nous a laissé de sa fructueuse, mais trop courte mission, bien antérieure à celle de Loyer puisqu'elle eut lieu vers 1635.

« Je ne saurais vous exprimer dignement, écrit-il, la grande affection et les grands honneurs que nous rendaient ces pauvres gens (nègres du royaume d’Iovalle). Dès le lendemain de notre arrivée, un nègre vint nous trouver, et après nous avoir salués, le père Bernardez et moi, avec une très-grande et profonde humilité, il nous supplia très-instamment de lui donner le baptème. Nous regardant alors notre cher compagnon et moi, nous ne pûmes de joie retenir nos larmes, admirant la bonté de Dieu. » Or, ce nègre n’était pas le premier venu, mais

un parent du roi et l’un de ses principaux officiers qui, la veille encore, avait donaé des preuves de sa bravoure, en courant des premiers pour repousser une attaque de l’ennemi. « Ce nègre fut cause du gain du combat et est estimé l’un des plus vaillants hommes de la côte. Son cheval ayant été tué sous lui, il alla tuer un ennemi, puis monta son cheval, ayant le coutelas à la main, se mêla avec les ennemis et, chamaillant sans intermission l’espace d’une heure, se rendit maitre du champ de bataille d'ou, étant de retour, parut aussi tranquille et aussi froid comme si rien ne s'était passé. »

Le père de Saint-Lô néanmoins crut de la prudence d’éprouver le néophyte en différant le baptème jusqu’à leur prochain voyage; mais à peine il les vit de retour qu'il renouvela plus vivement que jamais ses instances. L'un des pères alors lui demandant ce que dirait le roi s’il apprenait qu'il s'était fait chrétien, il répondit : « Que le roi ne le pouvait pas sauver et que son salut « ne dépendait pas de sa puissance; mais qu’il était tout « prêt au reste à répandre son sang pour la foi des « chrétiens. »

Après cette admirable confession de foi, le refus n’était plus possible, et il fut baptisé peu de jours après. «Et sans mentir, mon révérend père, écrit Alexis de Saint-Lô, je ne puis dignement exprimer à votre révérence la trèsgrande dévotion que ce nouveau chrétien donna à toute la compagnie et avec quelle piété il honora le christianisme. Car il semblait qu’il était un autre lui-même, attendu que de grandement audacieux il devint merveilleusement humble et soumis à tout ce que les chrétiens et les nègres demandaient de sa charge. »

Un autre néophyte, dont nous parle le digne père, était un vieux nègre accouru de trente lieues pour recevoir le baptème. «Il était déjà venu une fois, lors du premier voyage, mais nous ayant trouvés partis, il en témoigna un extrème déplaisir. Nous ne pouvions commander à nos larmes du bonheur que nous éprouvions en voyant la joie de ce bon vieillard : surtout, quand l'ayant interrogé pour savoir s’il y avait longtemps qu'il avait le dessein de se faire chrétien, il répondit qu'il y avait plus de trente ans; mais qu'ayant été pris esclave dans les terres, 1l n’en avait pu trouver l'occasion. »

On comprend qu'après avoir raconté ces conversions et quelques autres, le zélé missionnaire, forcé de partir, ne se rembarquât qu'avec la pensée du prompt retour et le désir de profiter au plus vite, pour un établissement fixe, de la gracieuse permission que lui avait octroyée le roi d’Iovalle : « De choisir tel lieu qu’il plairait au père dans son royaume pour y faire une demeure. » Et l’on ne peut qu'applaudir à sa conclusion : « Nous avons regret de quitter cette terre pour les grandes espérances que nous concevons chaque jour de la conversion des habitants et particulièrement du roi de Iovalle, »

Bien différent, comme on voit, est ce langage de celui du père Loyer!

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