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vers. Bon, nus allons l’aborder sous le vent. Ecoutez bien, vous autres, nous sommes enfoncés, si nous manuons notre coup, tandis que pour réussir il faut seulement que chacun de nous tu son homme; pas davantage pour commencer, Je vous réponds du mien. Silôt sur le pont de l’Auglais d’abord pas de quartier! quoi! à mort! il nous faut les bourlinguer plus vite que ça, tant pis pour ceux qui s'y trouveront. Et tout doit se passer rapide et sans bruit afin que ceux qui dorment dans la batterie n'aient pas le temps de s'éveiller avant que ce soit fini et que nous puissions fermer les panneaux. Vous voyez bien qu’en cinq minutes la victoire est à nous, et mille bombes! notre fortune est faite!
— Hourra ! répondent à voix basse les vingt-cinq forcenés de Frères de la Côte.
«a … Le brick était au vent de l’India man qui se dessinait plus distinct, se balançant sous toutes ses voiles, fier de sa double ceinture de fonte. Il finissait un long voyage; son opulente cargaison allait remplir les comptoirs et convertir en or les produits de Londres.
« Une portée de pistolet sépare les deux navires ; Surcouf a interrogé sa longue-vue ; il a reconnu qu’on s’occupait à laver le.pont du vaisseau, toilette de chaque matin ; les canons reposent dans leurs sabords et l’ennemi n’a pas d'autres armes aux mains que le balai, la brosse au long manche, la brique, le faubert et l'éponge. Nous ne pouvons plus d’ailleurs reculer, nous sommes vus. Un quart d'heure se passe à peine que le Hasard, sous prétexte de parlementer, vient ranzer l’énorme Triton ; nos grappins, laneés à la hâte, s'enlacent dans ses agrès de tri: ord ; nos basses vergues servent de pont de communication; tout le monde saute, Nous y sommes et le corsaire que personne n’a songé à amarrer le long du ship est en dérive.
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« Nous ne chercherons pas à décrire la surprise d’uue cinquantaine d’Anglais n'ayant d'abord sous la main que des ustensiles de nettoiement pour se détendre et tombant sous nos coups de toutes parts; les premiers cris d'alerte sont étouffés par le poignard; la mort répond à l'éionnement. Peu à peu le tulmute s’accroitt quelques ennemis veulent monter l'escalier de la batterie, ils sont assommés ; les autres se pressent, ils s'encombrent pour escalader le pont par tuutes les ouvertures. Un coup de fusil tiré de la vergue basse où s'étuit sauvé un fuyard donne le signal à tout le vaisseau; la masse d'hommes qu'il reuferme fait entendre un bourdonnement confus. Surcouf est partout; sa hache et son pied tour à tour refoulent dans les écoutilles les ennemis qui se présentent pour monter sur L: pont. Sa main robuste ferme ealin le grand panneau; 0: lance des grenades dans celui de l'avant, il est bientôt en notre pouvoir. Mais dans cette minute décisive, notre capitaine est saisi par les jambes, on l’entraine, il va. s'engouffrer. C’en était fait de lui... mais il est vigoureusement secouru. Quelques cadavres et quelques projectiles adroitement lancés sur la tête des plus acharnés leur font lâcher prise. Toutefois la fureur, l'espérance des vaincus n’est pas apaisée ; nous faisons pleuvoir la grenade parmi eux et ils se décident enfin à descendre dans la cale, La batterieet le porit sont libres ; en un mot, le Triton est à nous et les couleurs françaises brilient à lu
corne d’artimou.
« Malgré ce succès, la sécurité était encore incomplète, et la victoire peu assurée ; nous tenions, il est vrai, cent prisunniers sous les écoutilles, mais nous n’étions plus que vingt: vers la fin du combat, cinq des nôtres étaient tombés sous les longues piques des ennemis. »
Les Français proposèrent une capitulation qui fut