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l'avait appelé à Fontainebleau pour lui donner lui-même le bâton de maréchal de France. Tous les marins le regrettèrent, les matelots surtout au bien être desquels il veillait avec soin. L’excellent administrateur, l’habile orga-
isateur s’étaient montrés en lui, tant au Canada pendant qu’il en était gouverneur, qu’à Rochefort pendant qu'il était commissaire général de l'artillerie, et au depôt des plans, cartes et journaux de la marine dont on lui avait confié la direction. La science perdit en lui un de ses fidèles; La Gallissonnière s'occupait avec passion d’histoire naturelle, et il savait tourner cette étude au profit de l'humanité. Dans toutes les îles où il aborduit, il avait soin de semer des graines utiles, de planter de nouveaux arbres frui”iers, laissant ainsi des souvenirs durables de son passage. Des colonies il apportait en ‘retour d’autres semences, d’autres plantes dont il enrichissait le sol même de la France. La Gallissonnière avait l’âme aussi belle que son extérieur était contrefait. Pelit de taille et
bossu de corps, il était droit de cœur et grand d’esprit ».
Quelques marins de Louis XV.
Quoique le long règne de Louis XV soit incontestablement une époque de décadence pour la marine française, et que seuls La Bourdonnuis et La Gallissonnière se
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détachent pour assez mériter, dans une galerie comme celle-ci, une notice spéciale, il ne faudrait pas en conclure que la France a manqué à cette époque de marins habiles et vaillants; il en est qui se sont distingués par dos actes de bravoure, par de réels services, et auxquels il n’a manqué que des circonstances favorables et des moyens d’action pour faire davantage. Aussi croyons-nous devoir enregistrer ici les noms et les services de quelques-uns de ces marins.
Déjà, dans les dernières années du règne de Louis XIV, les Anglais avaient prétendu imposer leur suprématie ma= ritime, et l’on connait la plaisanterie de Forbin ramenant dans un port français de nombreux bâtiments anglais capturés par lui et faisant crier par ses équipages : « Place aux maitres de la mer ». Les prétentions auglaises avaient naturellement augmenté avec l’affaiblissement progressif de la marine française, négligée par des ministres à courtes vues. Le 18 janvier 1741, le capitaine de l’Epinai, un des demeurants de la marine de Louis XIV, montant de l’Ardent, et ayant avec lui le Mercure, capitaine de l'Étanduère; le Diumant, capitaine de Piossins et la Par faite, capitaine d’Estourmel, se trouva vers le cap Tiberon, en présence d'une es’adre anglaise forte de six vaisseaux de force supérieure. Les deux nations n’étaient pas en guerre, et le capitaine de l'Épinai n’était pas homme à battre en retraite. Lorsque les bâtiments furent à portée de s’entendre, ur les capitaines anglais somma lecommandant français d'envoyer un canot à son bord; sur le refus du capitaine de l'Épinai, il lui tira deux coups de canon, puis toute sa bordée. Ce fut le signal d’un engagement général qui dura deux heures. Les Anglais, quoique bien supérieurs, furent par deux fois obligés de se retirer désemparés. Ils s'exécutèrent, et un de leurs officiers se rendit à bord de l’Ar-
dent, dans un canot portant pavillon blanc et s’excusa auprès du commandant français en lui disant qu’on avait cru ses vaisseaux cspagnols. Comme ledit Léon Guérin, « le brave l’Épinai dut être bien satisfait, dans son noble orgueil, d'avoir ainsi fait reconnaitre sa nation aux coups qu’elle savait encore porter ».
Le 5 août de la même année, autre affaire plus étrange et non moins honorubie pour notre marine : le capitaine de Caylus, avec trois navires de guerre français, rencontra à l’entrée du détroit de Gibraltar plusieurs vaisseaux anglais sous les ordres du commodore Berkeley. Le capitaine de Pardaillan, avec l’Aquilon, se trouva le premier à portée des vaisseaux anglais. Le commodore Berkeley lui dit de mettre son canit à la mer; Pardaillan refusa, disant qu'on eût à s'adresser à son commandant, « Si vous êtes français, arrêtez ou je vous traiterai en ennemis, dit l'anglais. — Nous sommes bâtiments de guerre du roi de France; allez parler, s’il vous convient, au commandant, répliqua Pardaillan. — Le commodore anglais fit tirer un premier coup de canon. « Avons-nous guerre? » dit Pardaillan, qui ajouta : « Si vous tirez, je vous enverrai toute ma bordée ». L’anglais tira trois coups de canon, et Pardaillan, tenant parole, riposta en lächant toute sa bordée. Le combat s’engagea très vif. Malheureusement on eut à déplorer la mort de Pardaillan, qui promettait à la France un marin de haut mérite. Son second Du Tillet le remplaça dignement. Un des vaisseaux anglais alla attaquer la frégate la Flore que commandait le capitaine de Saurins Murat et qui se défendit érergiquement quoiqu’elle n’eût que vingt-six canons. Caylus, sur le Borée, vint soutenir sa frérate et dénâta un vaisseau anglais, pendant que l’'Aquilon en forçait un autre à la retraite. Ce combat se livrait au milieu de la nuit; il cessa vers trois heures du
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matin. Les marins français, pleins d’ardeur, se préparaient à continuer cette lutte inégale. Lorsque le jour parut, Caylus vit qu’il avait affaire à dix vaisseaux anglais. Il attendait l’attaque avec fermeté lorsqu’un canot, portant pavillon blanc, vint lui apporter les excuses du commandant anglais. « Je n'avais point offensé les Anglais, répondit fièrement Caylus; le roi mon maitfe sera instruit de celle manœuvre. Au surplus, en ce qui me concerne, je sais gré à ces messieurs d’avoir un peu exercé mes équipages; cela nous aura été utile en cas de gucrre ».
Tout en prétendant n'être point en guerre avec la France, l'Angleterre avait envoyé bloquer dans la rade de Toulon une escadre espagnole qui y était venue hiverner. C'était trop et le lieutenant général de La Bruyère de Court fut chargé de protéger la sortic de l’escadre espagnole. Il appareilla le 19 février 1774. Le 22 l’escadre franco-espaguole rencontra la flotte anglaise commandéo par l’amiral Matthews. Une fausse manœuvre des Espagnols permit à l’amiral anglais de les couper de la {lotte française ; ils coururent de grands dangers ct le vaisseau amiral le Real Philippe ne fut sauvé que grâce au capitaine de Lage de Cueilli, un officier français qui prit le commardement., L’amiral Don José Navarre, légèrement blessé, s'était retiré à fond de cale, malgré l'opposition de quelques officiers français. De Lage de Cueilli, quoique le Real Philippe fût en partie désemparé, soutint avec fermelé-le choc de plusieurs vaisseaux anglais. Comme le bâtiment était menacé par un brülot, des ofiiciers espagnols parlaient de se rendre. « Vous avez sans doute oublié, dit-il, que je suis ici et vivant. J'ai fait dire au roi que son pavillon ne serait jamais livré à l'ennemi. Je ne manquerai pas aujourd'hui à mon engagement. Occupezvous donc de détruire ce brülot. Faites pointer le canon
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contre lui, avec promesse de récompense à celui qui le coulera ». Au moment où le brülot n'était plus qu’à quelques pas, de Lage lui fit envoyer par les sabords trois coups de canons qui l’arrétèrent ; les Anglais y mirent le feu, mais le Real Philippe était sauvé.
De son côté La Bruyère de Court était aux prises avec l'avant-garde anglaise: l'explosion du brûlot lui révéla le danger de l’escadre espagnole, et il se porta immédiatement à son secours. Son arrivée fit reculer les Anglais, qui durent abandonner même le seul vaisseau espagnol qu’ils eussent pu enlever. Les flottes restèrent deux jours en présence, La Bruyère de Court couvrant l’escadre espagnole et se montrant disposé à accepter le combat. L'amiral Matthews n’osa pas renouveler l’attaque et se retira à Minorque. La flotte française était donc victorieuse ; elle escorta l’escadre espagnole jusque dans le port de Carthagène et revint à Toulon ramenant quatre vaisseaux anglais, trophées de sa victoire. La Bruyère de Court, qui avait plus de soixaute ans au moment de ce combat, honorable pour la marine française, n’était pas un marin brillant, mais il avait uno longue xpérience; il connaissait son métier et était surtout un homme de devoir.
La guerre avait fini par être déclarée entre la France et l'Angleterre. Le capitaine Dubois de la Mothe, escortant une flotte marchande avec deux bâtiments de guerre, sut, par sa valeur et son habileté, échapper avec sa flotte marchande à une escadre de cinq vaisseaux anglaise, La même année, 1746, convoyant à Saint-Domingue avec un vaisseau et une frégate une autre flotte marchande, il la sauva en tenant tête à une escadre de quatre vaisseaux. Le lendemain, n'ayant plus en face de lui que deux vaisseaux, il les força à la retraite. Revenant en France avec une
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autre flotte marchande, Dubois de la Mothe se trouva en présence d’une escadre de neuf vaisseaux qui interceptait la route; la nuit arrivait; il ne fit aucun signal de nuit et parvint à dérober sa marche aux Anglais. Ceux-ci essayèrent vaineme :t de le poursuivre; le seul résultat de cette tentative fut la perte d'un de leurs vaisseaux sur des récits à l'embouchure de la Loire.
Quelques années plus tard, en 1757, le chef d’escadre Dubois de la Mothe était envoyé au Canada pour s’opposer aux projets de descente des Anglais. Il se préparait à livrer bataille à la flotte anglaise, lorsque le brouillard et la tempête séparèrent et dispersèrent les deux flottes. Dubois de la Mothe dut revenir en France sans avoir pu livrer combat aux Anglais, mais il avait déjoué les projets de l'amiral Holburn et fait sept cents prisonniers. Officier général de mérite, Dubois de la Mothe était de ces marins capables de faire de grandes choses si on leur en avait
fourni les moyens.
Le 14 mai 1747, le chef d’escodre de La Jonquière, qui escorlait avec cinq vaisseaux de ligne et cinq bâtiments inférieurs, une grande flotte de commerce, fut rencontré, à la hauteur du cap Finistère, sur la côte de Galice, par les deux cescudres de l'amiral Anson et du conire-amiral Warren, fortes de seize vaisseaux de ligne et de plusieurs frégates. En abandonnant la flotte marchande, l’escadre aurait sans doute pu s'échapper; mais, nul n’y songea parmi les commandants des bâtiments de guerre. Le chef d’escadre de La Jonquière fit signa! aux bâtiments marchands de prendre le large, pendant qu’il ferait tête à la flotte anglaise. Chaque bâtiment français, exposé au feu de plusieurs vaisseaux anglais de tonnage supérieur, fit vaillamment son devoir. Le commandant de La Jonquière, sur le Sérieux, soutint le combat pendant trois heures
contra cinq bâtiments ennemis ; dans cette défense désespérée, le commandant tomba le cou traversé par une balle; le Sérieux, désemparé, faisant ean, avait perdu la moitié de son équipage. Le lieutenant de vaisseau Saliez, qui commandait la Gloire, de cinquante-six canons, fut tué et le bâtiment n’amcena son pavillon qu'après avoir perdu les deux tiers de ses hommes. Les autres bâtiments succombèrent également avec honneur ; deux, l’Invincible, de soixante-quatorze canons, commandant de Saint-Gcorge, et le Diamant, de cinquante canons, commandant Hocquart, prolongèrent leur résistance jusqu'à la nuit. Grâce à ce généreux dévouement, la plus grande partie de la flotte de commerce put échapper aux Anglais.
Cinq mois plus tard, une escadre française commandée par le chef d’escadre Desherbiers de l'Étanduère, montrait le même dévouement. Avec huit vaisseaux, le commandant de l’Étanduère escortait une flotte marchande de deux cent cinquante voiles, lorsqu'il se trouva en présence de la flotte de l'amiral Hawke, rorte de vingt-trois vaisseaux de ligne. Les vaisseaux français firent résolument tête à l'ennemi, pendant que la flotte marchande s’éloignait. Mais la disproportion des forces était trop grande, la lutte trop inégale; quatre des vaisseaux fran- . Çais tombèrent au pouvoir des Anglais, dont trois complètement désemparés et risquant de couler bas. Le Tonnant, que commandait l'Étanduère, luttait toujours, attaqué par plusieurs vaisseaux anglais; blessé deux fois, l'Étanduère n'avait pas voulu quitter son banc de quart. Les trois autres vaisseaux français, l’Intrépide, commandant de Vaudreuil, le Terrible, commandant Duguay et le Trident, commandant d’Amblimont, voulurent dégager le Tonnant; le Terrible et le Trident succombèrent dans cette tentative; ils furent forcés de se rendre après une
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résistance désespérée. Seuls l’Intrépide et le Tonnant, réussirent à repousser toutes les attaques des Anglais: le Tonnant élait dans un tel état de délabrement que l’Intrépide dut lui donner la remorque. Reconnaissant envers le capitaine de Vaudreuil qui l'avait sauvé, | Étanduère, quoiqu'il eût réparé son bâtiment, voulut entrer dans le port de Brest remorqué pas son sauveur, « Ce grand témoignage de reconnaissance de la part du chef d’escadre envers son subordonné, dit avec raison Léon Guérin, fut fort admiré et méritait de l'être. » Et il ajoute : « Ce qui augmente encore la gloire de l'Étanduère, c'est que sa valeur et son habileté firent le salut de toute la flotte de commerce »,
Même dans cette guerre de Sept ans qui devait se terminer, après la défaite de nos armées et la destruction de nos flottes, par le désastreux traité de Paris, on peut citer, à l’actif des marins français, de beaux faits d'armes. La lutte avait commencé par la brillante victoire de La Gallissonnière sur Byng et par la conquête de l’ile Minorque. Dans la même année 1756, le commandant de Beaussier, montant le Héros, et ayant avec lui le capitaine de Montalais, sur l’Zlustre et les lieutenants de vaisseau de La Rigaudière et de Breugnon sur les frégates la Licorne et le Syrène, eut un engagement dans le golfe Saint-Laurent, avec une escadre ang'aise comptant quatre bâtiments de force supérieure ; il l’aurait enlevée, si la nuit n’était survenue et n’avait permis aux Anglais de se dérober par une prompte fuite. Dans la mer des Antilles, le chef d’escadre d’Aubigny, sur le Prudent de soixante-quatorze canons, ayant avec lui les lieutenants de vaisseau Duchaffault et et de Latouche-Tréville, deux marins destinés à un bel avenir, sur l’Atalante et le Zéphyr, frégetes de trente quatre et trente canons, enlevait plusieurs bâtiments
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anglais. Duchaffault avec sa frégate l’Atalante, réduisit un vaisseau anglais de soixante-quatre canons, le Warwick. par « une manœuvre dont il resta dans la marine un beau souvenir : il lança sa bordée en poupe du Warwick ct se mit sous le vent à lui, afin de pouvoir se servir plus facilement de tous ses canons, dont il fit un feu superbe ». Latouche-Tréville, avec le Zéphyr, enleva trois bâtiments anglais dont un corsaire.
À la même époque, un armateur bordelais, du nom de Rozier, avec un bâtiment de vingt-quatre canons, le Robuste, jetait l’effroi dans le commerce anglais. Des frégates de force supérieure étaient lancées à sa poursuite; attaqué coup sur coup par deux d’entre elles, il les meltait en fuite. À moitié désemparé, n'ayant plus que son mat de misaine et son beaupré, il était assailli par un corsaire anglais qu’il forçait également à la retraite.
Le commandant de Kersaint devait, avec une faible escadre, convoyer une importante flotte marchande de Saint-Domingue en France. Une escadre anglaise forte de six vaisseaux et de quarante corsaires le bloque dans le port, Kersaint sort dans la nuit du 20 au 21 octobre 1757; poursuivi, il accepte résolument le combat. Atteint de trois blessures, il se fait ranser rapidement, puis reprend le commandement. L’Inflexidle résiste énergiquement aux Anglais qui « emploient une mitraille inconnue alors de la loyauté française, des boulets qu'unissent des chaînes tranchantes, toutes sortes d'artifices et de matières incendiaires ». Malgré cette « sauvage façon de faire la guerre », Kersaint, parfaitement secondé par le capitaine Mollien qui commande l’Opinidtre, force les Anglais à plier. Il rentre vainqueur au Cap, et dès qu’il a réparé ses avaries, il sort avec son convoi sans que les Anglais osent l’inquiéter et il l'amène en France. Ce vaillant marin devait,
Œ D == 4 tue = ©
on sain ot et lots = Eœ Em
éduisit un Warwick.
Le un beau moick et se plus facisuperbe », bâtiments
lu nom de anons, le glais. Des sa pour- Iles, il les plus que li par un lite.
ne faible hande de e forte de 1e dans le bre 1757 ; {teint de s reprend ment aux lors de la y chaines es incen-
guerre», > Mollien plier. Il > avaries, sent l’inn devait,
comme le capitaine de Montalais dont il a été parlé plus haut, mourir dans le désastre du 17 novembre 1789, causé par l'impéritie de Conflans et dans lequel disparut presque tout entière la marine française,
L'année 1759, qui devait être si néfaste à notre marine, puisqu’elle vit d’abord la défaite du lieutenant général de la Clue à Cadix le 17 août, puis celle beaucoup plus importante et surtout beaucoup moins glorieuse du maréchal de Conflans le 17 novembre, fut cependant encore marquée par des actes de vaillance et de dévouement, Aiusi La Clue, qui n'avait que sept vaisseaux contre quatorze, se défendit vaillamment, L’amiral Boscawen, sur le Namur, avait dégréé l'Océan que montait La Clue, mais celui-ci répondit si juste à son formidable adversaire qu’il le fit reculer. Malheureusement l’amiral français eut la jambe cassée par un éclat de mitraille et dut céder le commandement au capitaine de Carné qui, du reste, continua le combat avec courage. Tous les commandants français firent vaillamment leur devoir et si les forces avaient été égale, la victoire n’aurait pas été aux Anglais.
Mais l'honneur de la journée est au capitaine de Sabran qui commandait le Centaure. Attaqué par plusieurs vaisseaux anglais et renonçant à se dégager, il finit par avoir à se défendre seul contre toute l’escadre anglaise. « Battu de l'arrière par quatre vaisseaux, de la hanche de tribord par plusieurs, et prolongé de babord par d’autres encore, il fut enfin dégréé et peu après se vit enveloppé de partout. Cependant le cercle qui entourait Sabran et semblait prêt d’emporter le vaillant Centaure, ne se doutait pas du dévouement de ce vaisseau dont la résistance donnait le temps au reste de l’escadre française de s’échapper, en se sacriliant pour tous. Entre ses adversaires, Sabran avisa le Namur; il le dégréa, et l'amiral anglais dut