‹ Les marins français [microforme]Chapitre 8 sur 41 · DUMONT D’'URVILLE · texte numérisé non relu

DUMONT D’'URVILLE

Catastrophes.

En 1822, M. de Rossel, dans la Biographie universelle, disait avec l'expression du découragement :

« Toutes les recherches ont été sans succès. Aucune trace de La Pérouse n’a été découverte chez les habitants des îles des Amis, les plus civilisés de tous ceux que l'on a visités... Les habitants des autres iles dont il est question dans la dernière lettre de La Pérouse n’en ont pas conservé de souvenir. Aucun de ces rivages n’a offert de débris qui pussent aider à former quelque conjecture. Tout porte à croire que l’infortuné navigateur et ses compagnons oui péri en se rendant de Botany-Bay aux iles des Amis. Nous ignorerons probablement toujours 1,

déplorable événement qui a causé leur perte. Nous pou-” vons supposer successivement tous les maïheurs qui

menacent les navigateurs isolés au milieu de n'ers incon-

nues... L'intérêt que toute l’Europe a pris au sort de nos

malheureux compatriotes lui a fait accueillir avec empres-

sement tous les bruits propres à ranimer ses espérances ;

mais aucun de ces bruits n’a pu résister à l’examen le: plus impartial et le plus sévère. Cet article est écrit en

1822, il y a trente-quatre ans que La Pérouse aurait dû

être de retour. »

Ainsi s’exprimait le biographe, et quelques années à peine s’étaient écoulées, que le problème qui semblait à jamais insoluble se trouvait résolu. Dumont d’Urville, qu'avait précédé l'américain Dillon, retrouvait au milieu des récifs qui bordent l’ile de Vanikoro, dans l'Océanie. des débris en tout genre qui n’avaient pu appartenir qu’à l’'Astrolabe et à la Boussole et prouvaient que ces écueils avaient été témoins de la catastrophe, témoins longtemps. muets à la vérité, parce qu’il ne s’était présenté personne pour les interroger. Mais disons d'abord ce qu'était l’illustre et infortuné navigateur dont la fin mystérieuse avait si longtemps tenu en éveil une curiosité sympathique.

La Pérouse (Jean-François Galaup de), naqu.t en Albi vers le milieu du dix-huitième siècle (1741) ; sa vocation de marin se révéla de bonne heure. Dès l’âge de quinze ans reçu garde-marine, nous le voyuns servant en cette qualité sur le vaisseau le Formidable, qui faisait partie de: l’escadre du maréchal de Conflans, lorsqu'elle fut attaquée par la fiutte anglaise sous les ordres de l'amiral Hawke. Le combat, qui se livra à la hauteur de Belle-Isle, fut des plus acharnés ; mais la victoire obstinément disputée se déclara enfin pour les Anglais. Le Formidable, après la plus héroïque défense, se vit forcé d'amener son.

Q a n d € rv P

en, mt en, nb D

Lé s pours qui inconde nos

empresrances ; amen le:

écrit en rait dû

nnées à nblait à "Urville,, milieu Océanie.

nir qu’à s écueils ngtemps.

personne tait l’iluseavait ique.

en Albi vocation > quinze en cette

Page 1