FRANÇOIS-JOSEPH DE RÉMOND
La famille de Rémond a fourni une foule de branches répandues en Angoumois, en Périgord, en Bordelais, en Agenois, en Quercy, etc.
Fils de Jean-Baptiste-Joseph de Rémond, écuyer, chevalier de Tordre royal militaire de Saint-Louis, et de Marie- Magdeleine-Julie de Gabaret, François-Joseph de Rémond naquit à la Rochelle le 17 avril 1750 (1).
Garde de la Marine le 27 novembre 1765, attaché au port de Rochefort, il fut embarqué (1766-1767) sur la Cotisante, commandée par M. de Pontavice et destinée pour Çayenne, la Martinique et la Guadeloupe.
En 1769, il passa sur Y Hippopotame, commandé par M. de Vaudreuil, et fit la campagne de Saint-Domingue. En
1772, nous le trouvons à bord de l'Oiseau, capitaine de Plas, de l'escadre d'évolution ; il devint enseigne le 1 er octobre
1773, fut embarqué en 1776 sur la Diligente, sous les ordres
(1) Armoiries : Losange d'or et d'azur. La branche de Salegourde ajoutait un chef de gueules. On trouve aussi : écartelé au !•' d'azur, à la croix patriarchale alésée d'argent ; au 2 e , losange d'or et d'azur ; au 3* de gueules, à la cloche d'argent ; au 4 e d'azur, à la sphère terrestre d'or, cerclée et montée de même. — De gueules à la bande losangée d'or et d'azur de trois traits.
du commandant d'Amblimont, pais sur l'escadre do comte d'Orvilliers, avec l'Eveillé, capitaine de Rasily (1776-1777). Il fut lieutenant de fusiliers le 1 er juillet 1777.
L'année suivante, il monte en qualité de lieutenant de vaisseau (31 octobre 1778) la frégate la Concorde commandée par Armand Le Gardeur de Tilly, depuis contreamiral. En arrivant à Saint-Domingue, la Concorde soutint un combat contre la frégate anglaise la Minerve, et la contraignit à amener pavillon, après un engagement de deux heures, à portée de pistolet, qui coûta la vie au second de la frégate, frère du commandant.
Le brave Rémond, qui avait reçu dans la bataille une contusion au genou droit, conduisit la prise à bon port et fit ensuite fonctions de second à bord de la Concorde. Malgré un orage qui emporta le grand mât et obligea le capitaine à faire jeter 12 canons à la mer, pour alléger la frégate, la Concorde prit un corsaire dans la traversée et combattit la frégate anglaise l'Entreprise qui, percée à la flottaison, dut céder le champ de bataille. De Rémond fut blessé à l'oreille droite dans cette action.
Peu de jours après, la frégate victorieuse entrait dans la Charente.
De Rémond fut capitaine de fusiliers du 1 er août 1780 au 1 er mai 1789.
11 fit, sous les ordres de Cacqueray de Valmenier, une campagne, en 1781, sur l'Argonaute, puis fut attaché à l'armée du comte de Guichen avec le Bien-Aimé en 1781-
Il se distingua au combat du 20 octobre devant le détroit de Gibraltar et obtint la décoration de l'ordre de Saint-Louis.
Il fut embarqué successivement sur le Guerrier, YEveillé, la Raillewe, commandée par M. de Vaugirard (escadre d'évolution) (1785), la Badine, la Flore (1787) et la Désirée (1787- 1788).
François-Joseph de Rémond fut convoqué à l'assemblée électorale de la noblesse de la sénéchaussée de la Rochelle en 1789. Il émigra, reprit du service sous la Restauration et mourut à Rochefort avec le grade de capitaine de vaisseau.
Anne-Olympe de Rémond épousa Pierre-Auguste Meschinet de Richemond, à la Jamaïque.