‹ Les marins Rochelais: notes biographiquesChapitre 27 sur 53 · NICOLAS BAUDIN · texte numérisé non relu

NICOLAS BAUDIN

Né à Saint-Martin-de-Ré en 1750, d'une famille protestante, de bonne heure destiné à la marine, écrit Henri Feuilleret, il s'engagea fort jeune dans la marine marchande et, lorsqu'en 1786, le maréchal de Castries réorganisa le service de la marine royale, Nicolas Baudin fut compris dans les nouveaux cadres. Après deux voyages aux Indes et aux Antilles, dans lesquels il eut l'occasion de faire de précieuses collections, il fut nommé, en 1800, par Bonaparte, alors premier consul, commandant des deux corvettes le Géographe et le Naturaliste, avec la mission d'explorer les côtes de la Nouvelle-Hollande. Il partit du Havre, le 17 octobre 1800, suivit la route ordinaire aux Indes par le cap de Bonne-Espérance. Arrivé à Port-Jackson (Nouvelle- Hollande), il s'y reposa quelque temps, puis il en partit pour aller visiter la terre de Van-Diémen et le détroit de Bass qui la sépare de l'Australie. Il reconnut ensuite la côte sud-ouest de celle-ci, à laquelle il donna le nom de Terre Napoléon que les Anglais ne lui ont pas conservé. « Après de périlleuses et magnifiques explorations, écrit Albert de

Montémont, il fallut, le 4 juin 1802, par suite de l'épuisement de l'équipage, aller prendre une nouvelle relâche au port Jackson dans la baie Botanique, non pas en repassant le détroit de Bass, comme c'eût été le chemin le plus court, mais en cherchant l'extrémité méridionale de la terre de Van-Diémen. Le 20 mai, on reconnut l'entrée de la baie de l'Aventure et les hautes colonnes du cap Cannelé, en avant duquel se projette l'île aux Pingouins. » Alors le capitaine Baudin entreprit de reconnaître toutes les côtes de la Nouvelle-Hollande, à partir du port Jackson. Elles portent le nom suivant : côte méridionale : Terre Napoléon et Terre des Nuyts ; côte occidentale : Terres de Ceuwein, d'Echels, d'Endracht et de Witt ; côte septentrionale : Terres de Van- Diémen, d'Arnheims, de Carpentarie ; côte orientale : Terres d'Endéavour et Nouvelles-Galles-du-Sud. Baudin n'alla pas plus loin que la Terre d'Arnheims. Le 7 août 1803, il rentrait à l'Ile de France pour y mourir le 16 septembre 1803.

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