‹ Les marionnettes, comédie en quatre actesChapitre 18 sur 141 · ACTE PREMlEIt r · texte numérisé non relu

ACTE PREMlEIt r

jM'lil café, tout blanc, tout neuf. .1 y ;m ûlt' (rr- Lien servi ,

KOGKU

Partir ainsi de? l'aube, ne pas rentrer à l'iieure des repas... tout cela n'est pas clair... Je devine la raison de vos longues courses à travers Paris. Vous ave^ fait la conquête ou plutôt vous vous êtes fait conquérir par une petite demoiselle...

IKUNKY

(Jli ! mon clier Roger, les femmes à mon âge! Voyez-vous, si tous les hommes qui redoutent les désillusions avaient un peu de sagesse et de philosophie, ils se répéteraient à eux-mêmes comme une litanie, le matin en s'éveillant et le soir en s'endormant : « La dernière femme que j "aimerai ser;< celle qui verra mon premier cheveu blanc ».

MZEROLLES

Oui... oui... et à partir de ce jour (jue doiventils faire, à votre avis?

FERNEY

Les uns devenir iidèles. s'ils ont été volages; les autres tâcher trétrc utiles et nuréiiMc^ U l^urs semblables.

ROGER, en riant.

A quel âge avez-vous ou votre premier cheveu hinnc. monsieur de Ferney?

(\;iT.ii..iip< ^o mot ;"i v\ro. In' 'i.s^i FKKNEY

Le jour de la mort de ma femme que j'adorais.

(In silence.) NIZEROLLKS

La vie alors a dû vous paraître affreusemeiil vide et triste là-bas.

FEBNEY

Pas trop. J'avais le souvenir de madame de Ferney qui la faisait continuellement revivre près de moi, j'avais mes cliers travaux... enfin j'avais... j'avnis P^ornande.

MZEROLLES

La marquise?

FERNEY

Oui, ma nit'ce. Pensez donc, elle n'avait plus ni père ni mère, ni grands-parents ! J'ai dû à moi tout seul lui tenir lieu de tout cela. C'était une occupation. Quand ma femme est morte, l'enfant

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