ACTE PREMIER
FERNANDE
Je ne veux pas vous infliger ce nouveau tête-àtête.
ROGER
Après tout... comme il vous plaira...
Et VOUS vous êtes marié!
ROGEU
C'est VOUS qui l'avez voulu! Vous saviez pourquoi je vous épousais et cela ne vous a pas fait changer d'avis. Vous désiriez un titre et la possibilité de vivre à Paris... c'est fait... ne m'en demandez pas davantage.
FERNANDE
Et c'est tout ce que vous avez vu en moi! Pas un instant, pas une minute, il ne vous est venu à l'idée que, si vous m'épousiez, vous, pour obéir à votre mère, je devenais votre femme, moi, parce que je vous aimais.
ItOGER
Ne parlons pas d'amour, je vous on prie.
t-2 LES MAliluNNETTES
FERNANDE
En efiet, vous ne comprendriez pas. Ce que vous prenez pour tel est un sentiment sans no|.]..<>..^ ,pii n trnînt'' pnrfout!
ROtiEK
Je n'ai ni vos idées, ni vos manières de voir.
FERNANDE
Je le regrette, vous m'auriez mieux comprise.
ROiiER
Le mariage pour moi...
Est une formalité mondaine et non une tradition saine et sacrée, je le sais, vous me l'avez n'-pété souvent.
Alors, à quoi bon discuter?
FERNANDE
Je ne discute pas. Je vous demande seulement défaire un petit eiïorl! Je vous supplie surtout de ne pas me considérer comme votre ennemie. Je serai la femme que vous voudrez que je sois,