ACTE DEUXIÈME 13i
FERNANDE
Oui, j'étais tout cela!
•VAREINE
Aujourd'hui, vous voilà transformée! On dirait que la baguette d'une fée a passé parla.
Suis-je mieux?
VAREINE
Vous êtes très bien.
FERNANDE
Vous avez mal dit cela.
VAltEINE
Mais non.
FERNANDE
Soyez sincère. Avouez que l'autre femme vous plaisait davantage.
\AREINi:
l"'iiut-il (lire la vérité?
FERNANDE
Je VOUS y autorise.
VAREINE
Alors... oui î
FERNANDE
Vous m'étonnez... car, au fond, vous êtes un homme comme les autres.
VAREINE
Peul-êlre... mais, vous, vous ne ressembliez h personne.
(El comme il respire la rose qu'elle a posée sur l.i table.)
FERNANDE
C'est une de vos roses, monsieur Vareine, mais promcUez-moi de ne plus m"'en envoyer.
VAREINE
Pourquoi?
FERNANDE
La première fois, j'ai été très touchée, très sensible; la seconde fois, elles m'ont fait plaisir; la troisième, elles m'ont un peu contrariée.