ACTE DEUXIÈME
frivolités que vous me demandez!... Je pourrais vous dire des paroles trop profondes ou trop graves... et vous ne me les pardonneriez pas.
FERNANDE
Si, si, je vous pardonnerai tout, allez, allez!
VA REINE
Excusez-moi, mais je ne sais pas faire mentir mon cœur. Si je vous disais tout ce qu'il contient, cela ne vous amuserait peut-être plus et vous m'écoulerioz avec moins d'indulgence. Si je vous disais seulement ces trois mots : « Je vous aime! » si je vous les disais eu tremblant, avec tant d'inquiétude dans la voix, qu'il me semblerait, à moi qui vous les dis, que je les prononce pour la dernière fois, qu'est ce que vous me répondriez? Si je vous disais que je me sens comme perdu lorsque je ne vous vois pas, que vous êtes mon unique pensée et ma seule raison d'être? Si je vous disais enfin que je donnerais ma vie pour vous! Que répondrioz-vous?
l•l•:ll^ANDl•:, Injubiée.
Oui... oui... vous avez raison, ne me dites plus rien.
(Hoiitiun-e^ cuire en cour.tiil, ilccoidi-. Iirs roufje, en nago.i
BONMÈRES, à madame Brioy.
Vous n'avez pas vu madame de Lancey?
MADAME BRIEY
Son.
BONNIÈBES
Merci. (A Vareine.) Ditcs-moi, Vareine... (A Fernande.) Je vous demande pardon, chère madame... (A Vareine.) Vous n'auriez pas vu madame do Lancey?
VAREINE
Non.
BONNIÈBES
C'est affolant... je dois mener le cotillon ave»' elle...
VAREINE
Mais vous allez éclater, mon pauvre Bonnières !
BONNIÈBES
J'ai un peu chaud, oui
(Ils s'éloignent. Roger est entré; s'opprochant de Fernande.)
Dès mon arrivée, je me suis présenté cho/