LES MARIO>NETTE
— ^e serai bien plus surpris si vous me la dites tout de suite...
•— Eh I bien, j'ai daus ma chambre un cadre charmant qui renferme une vieille gravure de Gallot... — J'ôterai la gravure, je mettrai votre dessin à la place et demain vous le trouverez accroché à cette boiserie, à droite de la pendule..
— C'est trop d'honneur que vous lui erez, je vous jure!!. — Le pauvre dessin ne se doutait guère des destinées
brillantes que lui réservait l'avenir!. — A propos, mademoiselle, vous n'auriez pas un second cadre, par hasard?
— J'en ai un tout pareil au premier,.
— Pourquoi cette question ?.
— Parce que je tiens beaucoup, mais beaucoup, à la régularité dans l'ameublement, — vous avez un cadre du côté droit de la pendule, il en faut un autre du côté gauche, c'est indispensable, et je vous apporterai demain line petite
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étude du clocher de Saint-Nazaire qui fera pendant tant bien que mal..
— Mais, monsieur, je n'ai plus rien à vous offrir en échange..»
— Gomment, mademoiselle?., est-ce que vos rosiers n'ont plus de roses?
est-ce que vos poules ne pondent plug d'œufs? est-ce que la Rouge ne donne plus de lait?. — Puisque vous voulez absolument procéder par "voie d'échange, j'ambitionne pour demain un déjeûner comme celui-ci...
DC DUBLE, 121
— Eh ! bien, monsieur, vous aurez l'un et Tautre..
— Grand merci, mademoiselle, et marché fait.
— Et je mettrai du petit lard firais dans Tommelette !! — s'écria Jocelyne, — El même que vous vous en pourlécherez les babines pendant un an et un jour, ah) mais oui!!. — Vous verrez voir ce que vous en direz, vous qui vous y connaissez., — Faut entendre sauter
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ça dans ia poëie, avec les œufs ! — ça fait cri-cri f et ça flaire comme beaume, si bien que, rien qu'à sentir, un trépassé reviendrait pour en goûter, ma foi jurée !l — Pour ce qui est de l'ommelette, au lard, je dégotte n'importe qui, etceux qui disent que non, vous leu z'y pourrez répondre de la part de Jocelyne qu'ils en auront menti!, ah imais oui!!
Olivier salua l'ange blond et sortit de la chaumière et de l'enclos en cachant son visage dans le bouquet de roses dont
le parfum l'ennivrait, et, tout en marchant, il répétait, presqu'à son insu, le si doux nom de Dinorah.