S6 LES MARIONNETTES
— Eh ! bien, répliqua Tua des matelots, — qu'il vienrte avec nous, mais qu'il se hâte !!•
Le moment était peu favorable pour entamer un dialogue, aussi le jeune Français, sans prononcer une parole, saisit le pâtre espagnol à bras le corps, le poussa ou plutôt le porta vers la chaloupe dans laquelle il s'élança avec lui.
Les avîi*ons plieféii^ alof s sousTeffort des bras robustes et la chaloupe glissa
comme une mouette en creusant un sillon écumeux dans la mer tranquille.
Arrivés une ou deux secondes trop tard> les bandits lancèrent aux Français quelques cailloux inoffensifs qui ne blessèrent personne, et ils exhalèrent en imprécations et on blasphèmes leur impuissante rage.
Le jeune matelot avait fait asseoir le pâtre à côté de lui, à l'arrière.
— Comment t'appelles-tu? — lui de-
manda-t-il dans un espagnol de fantai-
sie.
— José Rovéro... — et toi ?..
— Philippe Le Vaillant., —répondit le Français.
Puis, après un silence, il ajouta :
— Je te dois la vie. — Je suis ton ami pour la vie. — Donne-moi ta main..
Le pâtre ne comprit pas ces paroles,
mais il vit la main étendue vers lui dans laquelle il mit la sienne en souriant.
Au bout de trois quarts d'heure la chaloupe accostait le Marsouin,
Un rapport immédiat tut fait au capitaine des événements que nous venons de raconter.
— Ah ! les gredins ! ! — s'écria le brave homme, vieux loup de mer breton, jadis maître d'équipage dans la marine royale avant d'être capitaine au long cours, — ahl les gredins ! !. — Quant
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au jeune g^ars, c'est un bon garçon.. — Amène-le, je vais lui parier..
Deux minutes après, le pâtre ^franchissait le seuil de la cabine 'du 'capitaine.
Ce dernier parlait l'espagnol avec incorrection, mais avec facilité.
Ses premiers mots furent ceux-ci:
— Ma foi, oui, je ne m'en dédis pas, tu es un bon garçon, mon gars... — Tu as rendu un grand service à mes
hommes, par conséquent à moi, et je m'en rais te donner vingt-cinq piastres..
L'Espagnol secoua la tête négativement.
— Comment, — s*écria le capitaine, — tu refuses l!.
— Oui.
Et, pourquoi
— Ce que j'ai fait, je ne l'ai pas fait pour de l'argent.
— Je le crois, mais l'argent ne gâte rien...
— Il gâterait pour moi le souvenir de ce que vous appelez un service rendu...
Etonné de ce langage, le capitaine regarda avec plus d'attention son interlocuteur et fut frappé de la beauté de son visage et de la noblesse naturelle de son attitude. — Il continua:
— Quel motif t'a poussé, mon gars, è prendre parti pour un Français contre tes compatriotes?..
— Les voleurs n'ont point de patrie...
les meurtriers ne sont pas mes frères., —d'ailleurs trois hommes en attaquaient un seul.. — c'étaitlâche !.. — Tant que je le pourrai je frapperai les lâches, et je me mettrai toujours du côté de la faiblesse contre la force...
— Brave garçon ! ! — murmura le capitaine, — brave garçon l!.
Jf# LES MARIONNETTES
Puis tout haut : .
— Ton nom?
— José Rovéro.
— Ton âge ?
— Dix-huit ans.
— Que fais-tu?
— Je SUIS hidalgo et je mène paitre les chèvres..
Ici, nous devons dire entre parenthèses que presque tous les Espagnols ont la prétention plus ou moins bien justifiée d'être gentilshommes. — Leurs guenilles, bien souvent, leur tiennent lieu de parchemins.
Le capitaine reprit;
— Quelle est la profession de tes parents?
— Je n'ai plus de parents, je suis < orphelin.
— Pauvre gars!! —Enfin, oùvis-t»i?
— Dans une ferme, où je gagne de mon mieux le pain que je mange.
— Tu me parais intelligent.. — Saistu lire et écrire, par hasard ?..
— Je ne sais rien, mais j'essaie d'apprendre...
— Tout seul?
— Oui.
DU DIABLE. ij7
— Gommant ?
— J'ai trouvé un livre, — j'étudie les caractères de ce livre, — je me donne beaucoup de peine, mais je finirai par savoir...
-« Tiens-tu considérablement , mon gars, à retourner dans cette ferme où tu gardes les chèvres ?
— Non, — personne né tient à moi et je ne tiens à personne..
— Si je te proposais de rester à bord m 7
de mon navire et de devenir un de mes matelots» accepterais-tu?,.
— Oui, — plus d'une fois déjà la pensée de m'embarquer m'est venue...
^ On dit que le monde est grand et j'ai envie de voyager,..
— Eh ! bien, c'est une affaire entendue... — Je vais te faire inscrire sur les rôles de l'équipage... — Viens avec moi...
Le capitaine quitta sa cabine, emme-
na José Rovéro sur le pont et dit aux matelots :
— Mes garçons, voici un nouveau camarade.. — L'Espagnol reste avec nous, — qu'on lui donne une jaquette et une culotte... — Je triple pour aujourd'hui la ration de vin et d'eau -devie, afin que vous puissiez boire à la santé de ce brave gars !.
Un tonnerre d'acclamations accueillit la courte harangue du vieux loup de mer.
José Rovéro fut entouré, fêté, embrassé avec enthousiasme.
— N'oublie pas que nous sommes amis, à la vie à la movt'î — bii dit Philippe Le Vaillant, — tu es mon matelot. . — Je l'apprendrai le français, — nous ne nous séparerons plus,. — Ce matin je n'avais pas de frère, maintenant j'en alun !..
Dans le langage pittoresque du ga^lard-d'avant, - (pour lequel j<' renvoie les lecteurs aux romans m.aritimes de mon ami G. de La Landelle) — ces
mots, adressés par Philippe Lu Vaiiiaiit à José Rovéro : — Tu seras mon matelot ! avaient une signification plus étendue, peut-être, et plus complète que ceux-ci ; — C'est entre nous à la vie et à la mort !.
En effet, pour les marins de tous les pays, l'expression : Etre le matelot d'un camarade, a de tous temps impliqué l'idée d'une affection et d'un dévouement réciproques auprès desquels la classique tendresse d'Oreste et de Pilade, de Damon et Pythias, de Nisus et d'Euriale, n'était qu'un attachement sté; rile et froid.
Philippe et José devinrent donc des amis intimes, des compagnons inséparables. — Philippe apprit le français à José. — José enseigna l'espagnol à Philippe.
Ce dernier appartenait à une taraïUe aisée du Havre. -- Son père gagnait de l'argent comme constructeur de canots et de chaloupes. — L'un de ses oncles, âgé et sans enfants, possédait une petite fortune réalisée dans le corn» Pf,
merce. — Philippe s'était embarqué à j^. ' bord d'un navire marchand afin d'apprendre le métier de marin et de se
dî: diable. 105
mettre à même de commander par la suite un brick ou une goélette.. — Il aimait la mer. — il avait de grandes aptitudes commerciales, — il adorait le travail, et son instruction, sans être complète, était cependant bien supérieure à celle d'un simple matelot.
La soif de savoir dévorait José. — Philippe se fit son instructeur, et en moins de quelques mois le jeune Espagnol, doué d'une brilla Ue inteKiijence
"et d'une intatigable ardeur, n'ignorait
rion de ce que connaissait son ami.
Deux années se passèrent, resserrant de plus en plus les liens déjà si forts et à tout jamais indestructibles de l'amitié des deux compagnons.
Au bout de ce temps Philippe perdit à la fois son père et son oncle, et le double héritage qui lui échut dépassa la somme de cent vingt mille livres, somme insignifiante aujourd'hui, mais considérable à la fin du dix-septième siècle.
Renonçant alors h l'idée de devenir 11 capitaine au long cours, Philippe se
fixa au Havre , continua la profession de son père, agrandit ses chantiers et, au lieu de construire des canots, construisit des navires.
Avons-nous besoin de dire que José devint son bras droit, son aller ego.
Sous l'habile direction des deux jeunes gens, l'entreprise prospéra. — Les capitaux de Philippe se grossirent dans une proportion inespérée et lui permirent de fréter des bâtiments pour son propre compte.
José prit le commandement d'un beau trois-mâts et fit coup sur coup plusieurs voyages dont les résultats furent magnifiques.
Au bout de dix ans, Philippe Le Vaillant passait pour Tun des pilns riches armateurs du Havre et il l'était en effet.
Un matin, il dit à José:
— Mon ami, nous avons à causer sérieusement.. — Viens avec moi.. .
li le prit par le bras et l'emmena dans son cabinet de travail.
Une certaine expression de solennité mystérieuse, empreinte sur le visage de Philippe, intriguait singulièrement l'Espagnol.
- D'abord, — continua l'armateur, — il faut que je te consulte à propos d'une chose de la plus haute importance pour moi.,.
— Une affaire ?.
— Pas précisément...
— Qu'est-ce donc?
— Tu vas le savoir, mais avant tout promets-moi de me répondre comme tu répondrais à ton frère...
— As tu besoin de me le demander?
— Ne suis je pas ton frère par le cœur?
— Tu connais mademoiselle Gabrielle Valin?
— La fille du comjuandant du port ?
— Oui.
— Je la connais.
— Gomment la trouves-tu ?
— Charmante.
— As tu quelquefois entendu parler d'elle, et dans quels termes ?.
— J*ai entendu affirmer que son âme était aussi belle que son visage.
— Si je t'apprenais que mademoi-
selle Valin a fait sur moi une profonr^o impression, que dirais-tu?.
— Je dirais : tant mieux cent fois f !.
— Et, si j'ajoutais que je désire en faire ma femme , que me conseillerais-tu ?
-— De l'épouser au plus vite...
— Ainsi, tu donnes ton consentement à ce mariage ?
DU DIADLE. 111
— De toute mon âme!, mais tu n*as pas besoin de ce consentement.
— C'est ce qui te trompe.. — Jamais je n'épouserais une femme qui n'aurait pas su te plaire et qui, par conséquent, te ferait trouver moins agréable notre intérieur.. — Pour une amitié telle que la nôtre je sacrifierais sans hésiter tous les amours du monde..
José trouva cette façon de penser si naturelle qu'il ne songea môme point à remercier Philippe.
. — iîh! bieii;— poni'suivit ce dernier, — voilà qui est convenu . . — Dès demain je ferai ma demande, et j'ai de fortes raisons df croire qu'elle sera favorablement accueillie.. ~ Maintenant, cher ami, il ne me reste plus qu'à liquider ma situation, chose indispensable au moment d'un mariage, ei à régler mes comptes avcC toi...
— Tes comptes avec moi ' ! — s'écria •José, — que veux-tu dire ?..
..— La chose du monde la plus simple et la plus juste... - Jusqu'à ce jour tout
était GQ commun entre nous, et cela devait être... — Aujourd'hui, c'est différent. — Je dois déclarer à mon futur beau-père le chiffre exact de ma fortune, et, par conséquent, je dois rendre cette fortune distincte delà tienne...
José se mit à rire.
— Ma foi, ~- dit-il d'un ton de bonne humeur, — voilà une opération d'arithmétique qui ne te coûtera pas beaucoup de travail... — Tu sais aussi bien que moi qu'à l'exception de quelques économies que j'ai pu faire sur les trop III 8
considérables appointements que tu me donnais comme capitaine (l*un de tes navires, je ne possède éxactementrien...
Philippe Le Vaillant se prit à rire à Bon tour.
— Mon pauvre José-. — répliqua-t-il — ton erreur est amusante !..
— Mon erreur ?.. je serais curieux de la connaître, mon erreur...
— Rien de plus facile que de te satisfaire. . — Tu te crois pauvre?
DU biablb; 115
— Mais, il me semble»..
— Il te semble mal ! — Tu es riche, mon bon José, tu es même très-riche...
— Moi ??
— Toi, José Rovéro, gentilhomme espagnol et mon ami,.
— Et, — demanda Tinterlocuteur de Philippe avec une parfaite incrédulité, — d*où me vient cette fortune inattendue et invraisemblable?..
— Elle te vient de la plus légitime, je dirai presque de la plus glorieuse de toutes les sources... — elle te vient de ton travail...
— Philippe prononça ces dernières paroles d'un ton si sérieux que José, commençant à comprendre que son ami ne plaisantait pas* le regarda d'un air stupéfait.
— Gomment, — s*écria Philippe, — n'as-tu donc pas encore compris que depuis dix ans tu es mon associé *^
ou DUBLS 117
— Ton associé ! moi? — C'est impossible!.
— Pourquoi donc ?
— Tu avais de Targent et je n'apportais rien..
— Tu n'apportais pen, dis-tu!!. — Qu'était-ce donc que ton intelligence, ton zèle incessant, ta sollicitude infatigable, ton ardeur de tous les instants ?. — Ah! ta n'apportais rien !l. — Tiens, mon pauvre José, voici la première lois
de ma vie que je t'entends déraisonner!..
' — Mais enfin, —répliqua l'Espagnol, — toutes ces qualités qu'il te plaît de me reconnaître, tu les avais aussi, toi,
à un degré au moins égal,., et, de plus, tu avais de l'argent...
— De l'argentl.. de l'argent!., de l'argent!!. — dit Philippe presqu'avec colère, — décidément ceci devient chez toi une idée fixe, une monomanie M — Tu as réçolu de me jeter à la tète, sans trêve et sans relâche, ce misérable ar-
gent !! — iih ! bien, j'ai prévu le cas ! En établissant le bilan de notre situation, j'ai tenu compte de ce malheureux capital avec lequel tu m'écrases, et, en raison de ce capital que j'apportais, j'ai fondé notre association sur des bases monstrueusement inégales et tout à fait à mon avantage, bien entendu ! — Selon la justice et l'équité, ia fortune acquise en co mmun devrait se partager par moitié... — Au lieu d'agir ainsi, je fais trois parts et sur ces trois parts, j'en garde deux.. — Qu'en dis tu?.. — Tu Yois bien que je te dépouille!. .
— Enfin, — demanda José, — cette part que tu prétends m'imposer, de combien est-elle ?.
Philippe ouvrit un immense in-folio à coins de cuivre, posé devant lui sur le bureau.
De formidables colonnes de chiffreg s'alignaient sur toutes les pages.
L'armateur posa son doigt sur le dernier de ces chiffres, ~ celui qui les résumait tous en lui seul.
— Notre maison possède, à Theure qu'il est, trois millions,— dit-il.— Donc, ta part est d'un million...
José bondit sur son siège.
— Un million!! — répéta-t-il à quatre reprises, et toujours avec une intona tion de plus en plus haute, — tu veux me donner un million!!!
Philippe frappa le lourd in-folio d'un coup de poing qui fît trembler la table qui le supportait.
— Eh! mordieu!! — s'écria-t-il, — tu n'es pas Espagnol pour rien !! — Com bien de fois faudra-t-il donc te répéter, liidalgo têtu, que non-seulement je ne te donne rien, mais encore que je retiens une large part de ce qui t'appartient légitimement!!...
— Tu diras tout ce qu'il te plaira de dire! — répliqua José, — mais je sais bien, moi, que je ne veux pas de ce million, et que je ne l'accepterai jamais !
—Écoute-moi, mon ami/ — fit l'armateur, après un moment de silence,
d'un ton grave et d'une voix émue, — nous voici à une heure solennelle d*où tout notre avenir va dépendre... — Une seule chose en ce monde pourrait nous désunir... — c'est celle qui se passe en ce moment .. — Aussi vrai que je donnerais ma vie pour toi, je te jure que si tu persistes dans ton refus je ne crois plus à ton affection, puisque, au lieu de tendresse et de fraternité; je n'aurai trouvé qu'orgueil et égoïsme dans ton cœur!!
José courbait la tête.
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— Acceptes-tu? — reprit Philippe.
— J'accepte, — répondit l'Espagnol, — j'accepte» puisqu'il le faut... mais c'est dur!..;
— Ce n'est pas tout encore... — poursuivit l'armateur.
— Quoi! — s'écria José avec épouvante, — vas-tu donc m'imposer un second million?
— Non , mais je vais t'imposer de me croire quand je te dirai : — Mon ami,
sur raon honneur et sur mon affection je t'en fais le serment, si l'un de nous est l'obligé de l'autre, c'est moi!
Quelques semaines après la scène que nous venons de raconter, Philippe se mariait et José reprenait la mer pour le compte de la maison Le Vaillant et Rovero, avec un beau trois-mâts tout neuf baptisé le Marsouin y eu souvenir de la plage de Cadix et du navire sur lequel Philippe et José avaient été matelots jadis.
Laissons s'écouler de nouveau un laps de cinq ou six ans.
Dans l'un de ses lointains voyages, l'Espagnol, venu à la Havane pour y prendre une cargaison de sucre, eut l'occasion de rencontrer la fille de l'un des plus riches planteurs de la colonie.
Lola était admirablement belle. — José en devint éperdûment épris et la demanda en mariage.
Cette demande fut agréée, à la condi-
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tion expresse que José réaliserait sa fortune et se fixerait à la Havane aussitôt après le mariage.
Cette condition, qui plaçait fatalement l'Espagnol entre son amour pour Lola et son affection pour Philippe, lui brisa le cœur. — Il repartit pour la France sans avoir eu la force et le courage de prendre une décision irrévocable.
Philippe, qui le vit pâle et changé, rinterrogea et apprit ia vérité tout eijitièEe.
— Ami, -- lui dit-il , — tu ne dois pas hésiter ..—Désormais, pour toi, le bonheur est là-bas... — Reprends fa fortune, qui s'est doublée depuis six ans, — épouse ce 'te charmante Lola qui t'aime comme tu mérites d'être aimé . — Ne m'oublie jamais, et conserve l'espoir, ainsi que moi, que nous nous reverrons encore...
Au bout d'une semaine, l'association était dissoute, — les deux amis s'embrassaient en pleurant, et José s'embarquait pour la Havane, désolé et
joyeux tout à la fois, en eu^portant deux millions.
Il épousa Lola. — Il fonda d'immenses chantiers de construction, — ses vaisseaux couvrirent les mers, et ce fut enfin par le chiffre dix qu'il lui fallut compter ses millions.
A la Havane, — au Mexique, — aux Indes et dans bien d'autres lieux, quand on voulait parler d'un homme à qui tout réussissait et dont les coffres regorgeaient d'or, on avait coutume de
dire:
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ISO LES yAI\IONNETTES
—He.ViVW^ comme don José Rovéi;o.
Ou bien :
— Riche comme don José Rovéro...
Q.u*il était Ipin ce teiï^ps où José Rovéro, le pauvre pâtre, les jambes nues et ne sachant pas lire, menait paître des chèvres sur la plage de Cadix J...
GUAPITRE ONZIÈME.