‹ Les maris de leurs filles: comédie en trois actesChapitre 11 sur 64 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

HENRI

Ah! si elle vivait encore ce serait ennuyeux, pas vrai?

C'est certain.

HENRI

Ce que papa est devenu moraliste!

ADÈLE

Au fond, il a tout de même un peu raison, vois-tu... et pour le monde...

HENRI

Ah! voilà la bétisc éternelle! pour le monde! Vous vous ressemblez bien tous ! si vous pouviez voler sans que personne ne le sache, vous loferiez carrément... pour le monde il faut se priver de tout!... je m'en fiche du monde, moi!

ADÈLE

Oh ! toi, tu te moques de tout.

HENRI

Parfaitement, de tout... excepté de ma bonne mère... (n rembrasse.) Tious, tu OS gentille aujourd'hui, tu as un je ne sais quoi...I

ADÈLE

Va, va, ûatteur.

HENRI

Oh! flatteur... pour ce que ça me rapporte!

ADÈLE

En tout cas, tâche, une fois marié, de contenter ton père.

HENRI

On fera son possible, là... es-tu satisfaite?

ADÈLE

Et il en est temps! à vingt-huit ans, sapristi...

HENRI

Papa était déjà établi, c'est entendu, je connais ton petit discours... mais marche, va, ça ne fait rien, je Técouterai encore si ça t'amuse... (ua temps.) Dis donc, crois-tu que je vais être riche, hein? cinq cent mille francs de dot...

ADÈLE

C'est peu, si tu n'es pas économe.

HENRI

Oh ! je t'en prie, ne commence pas comme papa, (un t?mps.) Et Suzanne, comment la trouves-tu? jolie?

ADÈLE

Très jolie.

HENRI

Tu as l'air de dire très jolie... enfin, est-ce vrai, tu ne me réponds point cela pour me faire plaisir?

ADÈLE

Non... mon Dieu, que tu es enfant î

HENRI

Elle a de beaux yeux, hein?

ADÈLE

Très beaux, oui...

Je voudrais positivement savoir... tiens, Arthur...

ADÈLE

Quoi Arthur? qui Arthur? tu me parles de Suzanne.

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