‹ Les maris de leurs filles: comédie en trois actesChapitre 45 sur 64 · ACTE DEUXIÈME r · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME r

HENRI, hors de lui.

Suzanne, assez!

SUZANNE

Combien crois- tu que tu as dépensé depuis un an?

HENRI

Je m'en moque.

SUZANNE

Deux cent cinquante mille francs... c'est le chiffre exact. C'est encore ton père qui me Ta dit... et tu oses me reprocher une malheureuse robe de trois cent cinquante francs ! Ah! non, c'est le cas ou jamais de jurer et de crier comme toi : « Parole d'honneur, c'est trop fort, par exemple 1 »

HENRI

Ne m'exaspère pas ! et je te défends de me parler sur ce ton-là, entends-tu I

SUZANNE

Tu me déf(Mids ! Tiens,* je pleurais il y a quelques instants, je ris maintenant!... Tu me défends?... Est-ce que tu te figures que je vais toujours rester la petite femme bonne enfant, la petite femme timide qu'on mène par le bout du nez et qu'on sort de temps à autre, comme un chien auquel on veut Élire prendre l'air? Ce serait comique, ma foi, et si c'est cela que tu t'es mis dans la tète, tu t'es trompé, mon ami, et totalement encore! J'ai fait tout ce que j'ai pu pour t'être agréable, tandis que toi tu n'as jamais fait ça pour me faire plaisir. .♦ Tu n'es qu'un égoïste, qu'un joueur, et je serais bien bêtasse de me laisser faire.

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