ACTE TROISIÈME
s'était enfermée, verrouilla, dans son cabinet de toilette et s'était fedt faire un lit sur une chaise longue ! quelle comédie, hein ! Attends, ce n'est pas terminé ! Ce matin, je me lève de bonne heure...
ADÈLE
Tu m'étonnes.
HENRI
Prêt à lui tendre la main, quoique tous les torts fussent de son côté!... comme tu dois bien le penser... Madame était sortie.
ADÈLE
Eh bien?
HENRI
Eh bien! tu la connais? Elle va encore arriver pour se plaindre et geindre dans le gilet de papa... elle ne la rate pas celle-là.
ADÈLE
On t'a dit qu'elle était sortie, ce n'est peut-être pas vraù
HENRI
Tu crois? (un temps.) En attendant, j'ai dix mille francs qu'il faut absolument que je paye aujourd'hui. "
Et comme tu n'as pas le premier sou!...
HENRI
Tiens, veux-tu que je te parle franchement? Eh bien! un de ces matins, ça finira mal tout cela.
ADÈLE
Ça finira mal?
HENRI
Parfaitement... un bon revolver et... aie doncl
ADÈLE
Tais-tx)i donc! tu es stupide en ce moment!
HENRI
Oui, oui, on ne prend jamais cela au sérieux et un beau jour on est tout étonné!... Alors, que fait-on? On vous pleure et on se dit que pour une malheureuse somme de dix mille francs... Au revoir... je m'en vais... j'aime mieux cela...
Il Fembrasse et fait mine de se retirer.
ADÈLE, levée.
Allons, ne fais pas Tenfant et écoute un peu.
Passant.
HENRI
Papa ne va pas entrer?
Non, il écrit, (un temps.). Tu ne peux pas t'arranger, t*entendre avec cet homme-là?
HENRI
Mais jamais de la vie... c'est un vieux scélérat, et si j'avais su...
ADÈLE
Tu comprends... moi, je' n'ai pas dix mille francs, comme cela, à ma disposition ! i
HENRI, en souriant.
Allons donc !
ADÈLE. t
Ce n'est pas la peine de (aire « allons donc » en souriant!.. '
J'ai l'argent du ménage...
HENRI
Mais oui... mais oui...