ACTE TROISIÈME
ADÈLE
£t puis un tas de choses à..«
HENRI
N'achève pas... D'ailleurs, tu es trop bonne, toi, et je ne tiens pas du tout à ce que tu te prives pour moi... (En rembrassant.) Je t'cmbrasse... tu vois que je ne t'en veux pas... (un tempe. Passant.) Sur ce, au rcvolr et merci tout de môme.
Fausse.sortie.
ADÈLE
Attends un moment. (Henri redescend. Un temps.) £st-ce
qu'avec deux itiille francs tu pourrais le faire patienter au moins?
HENRI, se retournant.
Pourquoi?
ADÈLE
Parce qu'en me saignant aux quatre veines...
HENRI, YÎTemçat.
Non, non, vraiment, je n'accepte pas... ça te générait.
ADÈLE
Enfin les prends-tu ou ne les prends-tu pas?
HENRI, après un instant de réflexion.
D'abord, deux mille, c'est une goutte d'eau... il refusera... (un temps.) Quatre mille, peut-être... et encore, difficilement.
ADÈLE
Mais mon pauvre enfanX, je t'assure que ça m'est absolument impossible l
HENRI
Je le sais fichtre bien... sans cela tu me les donnerais... (un temps.) Du rcsto, je ne te demande rien, c'est toi qui m'offres.
ADÈLE) le retenant.
Tu ruinerais les Rothschild, toi.,, (on temps.) Allons, reste
là, je vais te les chercher... (passant^ en s'en allant vers la gauche.)
Si ton père apprenait cela; grand Dieu! Ah! que tu me fais faire du mauvais sang!
Elle sort. Un Bilenoe.
HENRI
Quatre mille francs?.., j'aurais aussi* bien pu lui dire six mille... (un temps.) Quatre mille francs?... avec un peu de veine... j'arriverais à compléter la somme, parbleu!... mais
la veine et moi... (En allant vers la cheminée, devant la glace.) Décidément le jeu commence à me dégoûter... (sn se regardant.) C'est pourtant vrai que je suis pâlot!... il me semble que je vieillis par-dessus le marché.
ADÈLE, entrant par la gauche.
Tiens... mets cela dans ta poche et sauve-toi.
HENRI
Merci, maman... (ur embrasse.) Ah! c'est bien toi la meilleure, pour sûr.
ADÈLE
Et tâche donc, une fois pour toutes, de travailler!
HENRI
Travailler!... Pour travailler il faut avoir l'esprit reposé d'abord... (eu se frappant le front.) Et si tu crois quo tout est calme là-dedans... (passant, un temps.) Et papa, si tu voyais la tête qu'il fait quand je vais au bureau !
ADÈLE
Mais tu n'y vas jamais!
HENRI
Je pense bien... il ne fait même pas attention à moi et ne me dit seulement pas bonjour... Ah oui! si tu te figures