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S 854(3), dans un contrat du 2 mars

2. Un acte de vente de 1/16 par indivis d'une maison de la rue des Postes en date du 3o septembre 1738 place même ladite maison en la censive des chanoines et du Chapitre de Paris. Ce furent néanmoins les marguilliers qui ensaisinèrent l'acquéreur.

3. A. Brette, Atlas de la censive de l'Archevêché dans Paris ^ 1. 1, pi. 39. Les actes de vente qui concernent ces maisons dans les registres des marguilliers, S 864 (2 et 3), mentionnent les rentes foncières dont elles étaient chargées envers l'archevêché.

des-Champs se trouvait un domaine de deux arpents avec édifices, le tout désigné au xvii^ siècle et dès une époque dont nous ne saurions indiquer la date du nom d^ fief des Tombes et Poteries\ Ce fief était séparé de la dernière maison du fief de la marguillerie par un puits public servant de borne, dit puits de la Nadée, qui figure encore sur le plan de Gomboust (i652). La dernière maison du fief des marguilliers à main gauche en s'éloignant de la porte Saint-Jacques est inscrite au censier de i3ii-i3i6 pour 21 sous parisis de cens, sous le nom de Robert d'Ablèges; elle fut vendue le 3o septembre iSyS par Jean Berthe, d'Issy, à un certain Jean Corneille, à charge, dit le contrat, de « 21 sous parisis de fonds de terre et crois de cens w^. Cette indication de redevance, assez difficilement explicable, donna lieu à des difficultés. Seule une somme de 3 sous figure à l'aveu de 1466 sous le nom de Jean Lhuillier^. La maison tenait alors au puits, appartenant audit Lhuillier, et qui marqua de tout temps la limite du fief. Mais Jean Lhuillier n'avait acquis cette maison que pour agrandir sa demeure voisine, située de l'autre côté du puits. Forts du chiffre de 21 sous porté à l'ancien censier, les marguilliers tentèrent d'étendre leur censive de ce côté, de même qu'ils avaient assayé de le faire sur le clos l'Évêque. Ce fut avec moins de succès.

Ils durent, le 14 mars 1477 (n. st.), transiger avec Gilles Lhuillier^, sans doute fils du précédent, par-devant les notaires

1. Peut-être ce fief doit-il être identifié avec une place vide appartenant aux religieux de Coucy, qui était située au xiii* siècle dans la censive de la Grande Confrérie; cette place, en effet, sise outre Petit-Pont, hors les murs, dans la rue qui va à Notre-Dame-des-Champs, était contiguë à d'autres maisons de Coucy ayant appartenu à Ponce le Lombard (évidemment les dernières maisons du fief des marguilliers) et à la ruelle qui va à Saint-Marcel et Gentilly (H. Omont, Documents nouveaux sur la Grande Confrérie Notre-Dame aux prêtres et bourgeois de Paris, p. 53).

3. Le nom de Jean Lhuillier, avocat au Parlement, se retrouve fréquemment dans les documents imprimés au t. III de Sauvai; un Jean Lhuillier était clerc de la marchandise de l'eau et /eceveur des aides pour la ville en 1470-1471, il mourut avant 1474; sa femme, Catherine de Montmort, épousa en secondes noces Jean Boucher (KK412 et 413).

4. Entre les nombreux membres de l'illustre famille des Lhuillier ou Luillier, Gilles Lhuillier a laissé peu de traces. C'est probablement lui qui plaidait comme avocat au Parlement en i486 avec Guillaume Dauvet,

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Le Lièvre et Maquignon à 5 sous de cens avec remise de vingtquatre années d'arrérages pour la maison tenant, d'une part, audit Lhuillier à cause de son hôtel seigneurial, pressoir et vignes, de l'autre, à Henri Herbourg, et par derrière au clos l'Évêque*.

Au xvie siècle, par héritage et par mariage, les biens de Gilles Lhuillier, sis au faubourg Saint-Jacques, passèrent à François de Saint-André, conseiller au Parlement de Paris en i5i4 et président de la Chambre des Enquêtes en i533^, petit-fils par sa mère, Claire de Pumisson, d'une dame Anne Lhuillier. C'est de lui que le domaine des Lhuillier, le fief des Tombes et Poteries prit le nom ô^ Hôtel Saint-André^.

son beau-frère, maître des Requêtes de l'Hôtel, à propos de la succession de leurs beau-père et belle-mère Nicolas Le Bastier et Jeanne de Louviers contre Denis Le Breton (Bibl. nat,, P. O. 1772). On trouve encore son nom en i5io dans le compte ordinaire de Paris (Sauvai, t. III, p. 549).

1. Orig. S 853. Les marguilliers contractants sont Bidon Maillart, Benoît Murgalie, Jean de Nully et Laurent Le Blanc; ils avaient introduit une instance dès 1474 contre Gilles Lhuillier, avocat au Parlement. Lhuillier prétendait qu'une possession depuis plus de quarante ans en franchise de toute redevance entraînait prescription, et qu'au surplus les lieux prétendus en la censive des marguilliers étaient en sa censive à lui, à cause de son hôtel joignant.

Dans des recensions du fief postérieures à cet accord, les 21 s. prétendus sont rappelés par les marguilliers, mais avec mention de la réduction à 5 s. Cette annotation, de même que diverses mentions du document dans les états de pièces de i58i et i585, ou dans un factum du xvii* siècle, attribuent à l'acte des dates erronées telles que 1474 ou i5i6.

2. Blanchard, Présidents à mortier, p. 183-184. Le troisième fils du président François de Saint-André, Pierre de Saint-André, s' de Montbrun, président des Enquêtes en i564, épousa d'abord une fille de Dreux Budé, puis Catherine Luillier, fille de Jean Luillier, s' de Boulancourt, président des Comptes {Ibid., p. 80, et Bibl. nat., P. O. 2742). Le président François assista en 1640 à l'entrée de Charles-Quint (Félibien, t. IV, p. 699); il fut en 1543 commissaire pour l'aliénation et le lotissement des hôtels de Bourgogne, d'Artois, de Flandre, d'Etampes, du Petit-Bourbon, etc. {Ibid., t. V, p. 769); en i56o, un arrêt du Parlement le délégua avec le président Gilles Le Maistre et le conseiller Jean Estorcol pour veiller à la police du quartier de la rue de la Harpe {Ibid., t. IV, p. 795). Des donations qu'il fit à son fils Pierre des terres de Montbrun et de Gayan en i558-i559 furent enregistrées au Châtelet (Campardon et Tuetej, Insinuations, n°' 5558, 5657).

3. Le président François de Saint-André figure comme possesseur du fief dans le terrier des seigneuries ecclésiastiques et séculières dressé vers 1539-1540; il déclare pour la Galère 3o s. p. de rente foncière (Bibl. nat.,

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Les marguilliers n'avaient pas renoncé à leur ancienne prétention d'étendre leur censive sur les biens des Lhuillier et des Saint-André. Obligés par la transaction de 1477 à s'en tenir à 5 sous de cens, ils entendaient encore au xvi^ siècle sous le couvert de la maison incorporée à l'hôtel Saint-André englober dans cette seule maison, non seulement une cour, mais un clos, un jardin, sept corps de maison sur la grande rue, quatre autres sur la cour, cerisaie, vignes, le tout d'une contenance de deux arpents et demi, clos de murs, soit tout l'hôtel seigneurial sis de l'autre côté du puits. L'État des cens de i53o, qui nous fournit cette indication, ajoute que le premier corps d'hôtel, vers la porte Saint-Jacques, porte l'enseigne de la Galère. Cette dernière mention prouve à elle seule ce qu'avait d'abusif la prétention des marguilliers; leur droit seigneurial ne s'étendait que sur le premier corps d'hôtel.

Quelle que soit l'ampleur qu'ils aient voulu attribuer à leur fief, il est une chose qu'ils furent impuissants à modifier, c'était le montant du cens de 5 sous fixé par la transaction de 1477, alors même qu'ils auraient été fondés à réclamer davantage. Ce sont eux désormais qui, en présence d'un puissant voisinage, président au Parlement d'abord, puis riche communauté religieuse ensuite, vont se trouver en butte à des emprises sur leur fief, emprises qu'ils ne pourront pas toujours éviter.

En 1547, ^^ président de Saint-André acquit du sieur de Roquencourt, à charge de 6 1. i5 s. t. de rente, qu'il racheta bientôt, trois quartiers de vigne sur le clos l'Évêque et dépendant de la maison de la Queue de Renard. L'acte porte qu'il n'est pas souvenir du paiement d'un cens aux marguilliers de Notre-Dame. Ceux-ci n'eurent un indice de

ms. fr. 26340, fol. 23i). En 1546, le propriétaire d'une maison édifiée rue des Postes et aboutissant par derrière au jardin de la maison de la Galée réservait ses droits et actions contre François de Saint-André et Jeanne de la Chasse, veuve de Guillaume Luillier, pour le trouble et démolition des murailles mitoyennes (Y 92, fol. 201. Insinuations, n° 2272). — En i55i, le président était en procès pour son fief avec le procureur du roi au Trésor Claude de Saint-Yon, qui l'avait fait saisir à fin de dénombrement, comme étant sis en la censive du roi, et avec Nicolas Berthreau, bailli du Palais, au sujet de la justice {Recueil de plusieurs édits concernant la Chambre du Trésor^ éd. 1617, in-4% fol. 5i v»; éd. 1641, in-fol., p. i36). On a vu plus haut à quel titre intervenait ici le bailli du Palais (p. 282, n. 2).

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cette session que par l'accord passé en i5j6 entre l'évêque et le sieur de Roquencourt, et ils ne purent enregistrer l'acte de vente qu'en i585^ Le cens afférent à cette parcelle du clos était à jamais perdu pour eux, le fief était diminué au profit de l'hôtel et fief de Saint-André où le président se retira pour finir ses jours, lorsqu'au temps de Charles IX il quitta les affaires publiques.

Dans le partage de la succession du président, le domaine du faubourg Saint-Jacques échut à sa fille Glaire, épouse du conseiller au Parlement, Nicolas Le Clerc, sieur de Franconville^. Leur fils, appelé également Nicolas Le Clerc, et aussi conseiller au Parlement, céda ces biens en 1626 aux religieuses de la Visitation Sainte-Marie^.

Dans cette acquisition n'était pas comprise la maison de la Galère^ mais trois années plus tard, le 20 avril 1629, les religieuses l'achetèrent moyennant 18,000 livres afin d'y édifier leur église. Elles ne se préoccupèrent pas du cens, non plus que des lods et ventes et de l'indemnité qu'impliquait ce droit ;»elles attendirent même jusqu'en i65o pour solliciter un amortissement royal qui fut vérifié en la Chambre des comptes en i65i^.

Par les jardins de l'hôtel Saint-André, qui s'étendaient en partie sur l'ancien clos l'Evêque, en la censive des marguilliers, les religieuses s'efforcèrent de se ménager des agrandissements et une sortie du côté de la rue des Postes; à cet effet, elles achetèrent, en 1 63 1 , la maison et jeu de paume de VHuis de fer ^ sur les confins du fief des Tombes et, en lôSy, la maison à l'enseigne de Saint Léonard et saint Michel située sur ce fief même. Elles payèrent 800 1. 1. d'indemnité le 3o mai i638, après avoir passé le 3o mars déclaration de 4 deniers de cens. Et pourtant il y eut procès à l'égard de cette maison comme à

1. Ms. fr. n. a. 21246, fol. 3i. La formule de collation est du 12 juillet i585; la source est le registre du notaire Ymbert.

2. Claire de Saint-André était veuve en 1600 (Bibl. nat., P. O. 2742).

3. Pour tout ce qui suit, voy. L. Lambeau, Rapport sur une visite faite au couvent des Dames de Saint-Michel rue Saint- Jacques, dans Commission du Vieux-Paris, 1908, p. 52-78, et du même, les Dames de Saint- Michel, rue des Postes et rue Saint-Jacques ( i'j24-igo6}, V ancien couvent de la rue Saint- Jacques, ibid., igo6, p. 107-172. Ces deux notices sont illustrées de plans et de vues photographiques. Cf. aussi deux factums rédigés vers 1689 (Bibl. nat., Z. Thoisy, vol. 140, fol. 328 et 339).

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