Voy. les pièces dans S
206 LES MARGUILLIERS LAÏCS [3l8]
l'égard de la Galère. Assignées en 1687, en reconnaissance de mouvance, les religieuses n'acceptèrent la censive des marguilliers pour la maison de la rue des Postes qu'obligées par un arrêt du 18 février 1688. L'instance engagée pour la maison de la Galère continua.
Mises en garde par ces procès, les religieuses ne firent pas difficulté de reconnaître la mouvance des marguilliers et de leur constituer les rentes foncières pour indemnité de lods et ventes dont nous avons parlé, lorsqu'elles acquirent encore, en 1689, la Cour sainte Avoye et, en 1693 et 1695, V Agneau pascal ou les Trois Maillets., la Perle et VAgnus Dei ou la Couronne \
Les marguilliers durent se tenir pour satisfaits de ces deux rentes et renoncer aux poursuites qu'ils avaient engagées pour les acquisitions antérieures. Ils donnèrent mainlevée de la saisie en 1707 après vingt ans de procès^.
Toutes les maisons avec leurs dépendances annexées aux édifices et jardins du fief des Tombes et Poteries ne faisaient donc pas partie de ce fief; des parcelles dépendaient du fief des Tombes proprement dit. On conçoit que, pour défendre l'intégrité de leur domaine seigneurial contre les emprises de la congrégation des Dames de la Visitation, les marguilliers aient pris soin de faire renouveler fréquemment les reconnaissances de cens et rentes, le dernier en date des titres de cette nature est de 1760; les charges étaient encore reconnues en 1790.
L'ancien fief de l'hôtel Saint-André, devenu couvent de la Visitation, agrandi par les annexions que nous venons d'indiquer, fut vendu comme bien national en 1792 et acquis en 1806 par les Dames de Saint-Michel. Celles-ci le conservèrent jusqu'en 1903, époque où ce vaste domaine fut aliéné à la Ville en vue de lotissements, de l'alignement de la rue Saint-Jacques, du percement d'une voie nouvelle qui a pris le nom de Pierre- Curie et de la construction de l'Institut océanographique. La chapelle du couvent, élevée sur l'emplacement de la Galère., a disparu, mais l'un des immeubles édifiés au xviii^ siècle par les soins des religieuses sur l'emplacement des anciennes maisons de la Couronne., de la Cour sainte Avoie., de V Agneau