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Guérard, t. I, p

3. Ibid., t. I, p. 223. — D'autres serfs d'église jouissaient du même privilège.

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fiance. Elle avait été choisie pour être la nourrice de Philippe- Auguste, la nourrice de ce jeune prince dont la venue au monde était attendue comme celle d'un messie, car elle devait assurer la transmission régulière de la couronne d'Hugues Capet.

Raoul Bordon était mort dès avant 1174, car à cette date sa femme était veuve; elle obtint alors du doyen Barbedor, en raison du service qu'elle avait rendu au prince, l'affranchissement de sa fille aînée Gila '.

A Raoul Bordon succéda comme marguillier un neveu même de l'évêque Maurice de Sully, nommé Jean. Le nom et le titre de ce personnage figurent au bas de deux chartes de 1187^. Si l'on considère que Maurice devint évêque dès 11 60 et que les travaux de reconstruction de la cathédrale commencèrent en II 63^, on sera porté à faire remonter avant 1187 l'installation dans l'ofiice de marguillier d'un proche parent de l'évêque. La nécessité s'imposait tout particulièrement au prélat d'avoir un homme de confiance pour veiller à la sécurité de l'église et à la

1. « Cum feria quinta ante diem Pasce ad representationem cène Domini in capitule convenissemus, Constantia que fuerat uxor Radulfi Bordon, servi nostri et ecclesie nostre matricularii, ut unam de filiabus suis manumitteremus supliciter a nobis postulavit... intuitu domini Philippi, filii domini Ludovici régis, quem ipsa nutrierat, filiam ejus majorem natu, Gilam nomine, ab omni jugo servitutis absolvimus. Actum publiée Parisius in capitulo anno verbi incarnati M" G" LXXIII° » (éd. R. de Lasteyrie, Cartul. général de Paris, p. 480, n" 52 1). L'original (Arch. nat., L471, n»3iA) présente quelque incertitude quant au millésime 1164 ou 1173. M. de Lasteyrie s'est fondé sur la date de naissance de Philippe- Auguste (21 août ii65) pour écarter la lecture 1164. A cette raison on peut en ajouter une autre, c'est que le doyen Clément était encore en fonctions en 1166 (J. Depoin, Recueil des chartes de Saint-Martin-des- Champs, t. II, p. 296); Barbedor n'est encore qualifié en 1167 *tI"^ clerc du roi (Guérard, t. II, p. 4o3) et il n'apparaît avec le titre de doyen dans les chartes datées qu'en 1168 {Ibid., t. III, p. 488; t. IV, p. i53). C'est donc à tort que Luchaire (n* 77g) a assigné les années extrêmes 1154-1180, contre Guérard, qui avait proposé 1169, à un mandement de Louis VII où Barbedor est nommé avec le titre de doyen. M. Cartellieri [Philipp August Kônig von Frankreich, t. I, p. 10, et Beilagen, 56, n' 26) accepte pour l'acte de Barbedor affranchissant la fille du marguillier la date 1174.

2. Guérard, 1. 1, p. 47 et 52. — On trouve encore la souscription de Jean, neveu de l'évêque, mais sans le titre de marguillier, au bas de chartes de 1160 {Ibid.y t. I, p. 40), de ii6g {Ibid., t. I, p. 5o), de 1177 ou 1178 (J. Depoin, Recueil des chartes de Saint-Martin-des-Champs, t. II, p. 363).

3. Pour tout ce qui concerne l'histoire de l'édifice, voy. Marcel Aubert, la Cathédrale Notre-Dame de Paris (Paris, 1909, in-i6).

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conservation des objets précieux, au moment où, au fur et à mesure de l'avancement des travaux, les offices devaient être successivement célébrés dans des parties de l'ancien édifice en cours de démolition ou dans les nouvelles travées de l'œuvre en construction. Les textes nous fournissent au surplus un indice des liens qui rattachaient Raoul Bordon à Jean, neveu de l'évêque et marguillier comme lui. On a vu plus haut que la fille de Raoul Bordon et de Constance s'appelait Gila; or, tel est précisément le nom de la femme du marguillier Jean. N'est-il pas vraisemblable que l'affranchissement de 1174 ne fut réalisé qu'afin de permettre à Jean d'épouser la fille de son prédécesseur? L'hypothèse paraîtra plausible si l'on pense aux attaches étroites qui unissaient la cour et la cathédrale : l'évêque Maurice de Sully était dans l'intimité et la faveur du roi, le doyen Barbedor était un clerc et un familier du souverain ', Constance, femme du marguillier décédé, avait élevé le prince royal. Il y avait là un milieu propice à des mariages pour les laïcs qui gravitaient autour de ces grands personnages et autour de ces hauts dignitaires de l'église.

Le marguillier Jean et sa femme Gila firent des libéralités à l'abbaye de Saint- Victor 2, et leur fils fonda leur obit à Notre- Dame^. Ce fils, qui était chanoine sous-diacre de la cathédrale, avait nom Philippe ; il y ajoutait le surnom de Marguillier qu'il tenait précisément de la fonction de son père, « Philippus Matricularius, concanonicus noster », disent les textes^.

1. Voy., dans VObituaire de Notre-Dame au 20 septembre (Guérard, t. IV, p. i53; Molinier, t. I, p. 179), la notice des libéralités faites par Louis Vlî à la cathédrale et la fondation de son obit par Barbedor.

2. « Item anniversarium Johannis, nepotis venerabilis Mauricii, Parisiensis episcopi, et Gile uxoris ejus, qui dédit nobis x sol. de censu » [Obituaire de Saint-Victor au 10 septembre, Molinier, t. I, p. 584).

3. « Eodem die obierunt Johannes, matricularius, et uxor ejus Gila, pro quorum animabus Philippus, concanonicus noster, filius eorum, dédit nobis trigmta libras parisiensium, ad stationem faciendam in die anniversarii ipsorum. Nos autem de predictis triginta libris emimus domum que tuit Hugonis, custodis claustri, sitam juxta Sanctum Landericum cum censu quem emimus a Petro, genero domini Pétri militis de Civilliaco quam postea concessimus Suggero concanonico nostro, ad annuum censum sexagmta solidorum... « [Obituaire de Notre-Dame au 4 novembre, Guerard, t. IV, p. 181; Molinier, t. I, p. 196).

lart!T fi!'^^' ^' ^^l^""^^'''^ ^«^^ 1^ ^^^ « Philippus, dictus Matriculanus „, a ete mamtes fois imprimé à tort « Philippus, matricularius »,

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Jean ne conserva pas longtemps son office après la mort de Maurice de Sully survenue en 1196; peut-être même est-ce le changement d'évêque qui entraîna le changement de marguillier; quoi qu'il en soit de la date exacte de sa retraite, il est certain qu'en 1201 un certain Guillaume lui avait succédé. Un contrat passé à cette date entre le prieur de Saint -Éloi et l'église Notre-Dame mentionne la maison du marguillier Guillaume ^

Le même contrat mentionne aussi la maison, sise près du cloître, d'un Jean, neveu de l'évêque, dont le nom n'est accompagné d'aucune qualité. Il s'agit là sans doute d'un Jean, neveu de l'évêque Maurice de Sully comme le marguillier, frère ou cousin de ce dernier et chanoine de Notre-Dame. C'est à celui-ci que le prélat laissa la jouissance sa vie durant de divers biens qu'il léguait à son église et notamment de la maison située près de la porte du cloître^; c'est le même Jean, chanoine et neveu de Maurice, dont l'obit figure dans VObituaire de Notre-Dame au 10 janvier^. La similitude des noms

voy. divers documents de 1214 à i23o dans Guérard, t. I, p. 347, 405, 409, 421,436; t. II, p. 70,477, 5ii; son obit est dans VObituaire de Notre-Dame au 6 juillet (Guérard, t. IV, p. 104; Molinier, t. I, p. 149). Il légua à l'église des rentes à Ivri [Obituairé) et le moulin de Croulebarbe (Guérard, t. I, p. 421}; il fut juge apostolique en 1218, dans une affaire entre Saint-Magloire et le curé de Sonchamp (A. de Dion, le Prieuré de Saint- Laurent de Montfort-VAmaiiry, dans Mém. de la Soc. archéol. de Rambouillet, t. VIII, p. 167).

1. G., prieur de Saint-Eloi, avec l'assentiment de Guy, abbé de Saint- Maur, cède à l'église de Notre-Dame, pour 40 1. p., le droit seigneurial et la justice sur diverses maisons et censives que Notre-Dame possédait sur la terre de Saint-Eloi et notamment « censum domus Johannis, nepotis episcopi, que sita est juxta portam claustri Béate Marie, censum domus Guillelmi matricularii » (1201) (Guérard, t. I, p. 363).

2. [11 septembre.] « Dédit nobis domum juxta portam claustri sitam, ad stationem in festo sancti Mauricii persolvendam, viariam quoque de Castaneto, ad stationem in die anniversarii sui persolvendam, feodum etiam de Ivri, ad stationem die electionis sue, die scilicet tercio post festum sancti Dyonisii, persolvendam. Hec autem Johannes, nepos ipsius, concanonicus noster, quamdiu vixerit, possidebit, post cujus decessum ad capitulum nostrum revertentur » [Obituairé de Notre-Dame, Gtiérard, t. IV, p. 146; A. Molinier, t. I, p. 176).

3. [10 janvier.] « Ipso die, de domo Sancte Marie obiit Johannes, nepos Mauricii episcopi, concanonicus noster, qui dédit nobis apud Ivriacum quinque hostisias, in Monte mirabili sitas, quas homines ejusdem ville tenent ad censum xl sol. in festo sancti Dyonisii annis singulis redden-

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et de la parenté pourrait entraîner une confusion entre les deux personnages; la différence des qualités, marguillier et chanoine, pourrait à la rigueur s'expliquer par un changement d'état; mais l'inscription des obits proprement dits de l'un et de l'autre personnage dans le même obituaire à deux dates très différentes, lo janvier et 4 novembre, exclut toute confusion des deux Jean avec un seul.

En 1 196, quand Maurice de Sully mourut, l'œuvre de la cathédrale était fort avancé; l'évéque laissa par testament une certaine somme d'argent en vue de couvrir la nef, et, si la façade ne fut édifiée que quelques années plus tard, on peut admettre qu'elle était à peu près achevée, du moins dans ses parties principales, dès les premières années du xiiie siècle.

Un seul serviteur ne pouvait évidemment plus suffire ni aux soins d'entretien d'une aussi vaste basilique, ni aux préparatifs matériels des offices célébrés par un clergé devenu plus nombreux. A la cathédrale reconstruite, il fallait non plus un, mais plusieurs marguilliers. Par un acte de 1204, l'évéque adjoignit trois nouveaux marguilliers à André, qui était alors seul en fonction.

A cette date de 1204 commence à proprement parler l'histoire de la marguillerie laïque de Notre-Dame de Paris, histoire que des documents nombreux et variés nous permettent de suivre jusqu'à la Révolution.

Ces documents sont de diverses sortes : chartes^, contrats,

dorum » {Obituaire de Notre-Dame, Guérard, t. IV, p. 8; A. Molinier, t. I, p. 97).

I. Quelques-unes de ces chartes ont été publiées par Guérard dans son Cartulaire de Notre-Dame et lui ont servi à esquisser une histoire sommaire de la marguillerie, p. clxxii à clxxvi de l'Introduction. Toutefois, la magistrale publication de Guérard a été faite en un temps où l'érudition n'avait pas contracté les habitudes de précision qui sont un des principaux mérites de la méthode historique contemporaine. Le recueil de Guérard laisse particulièrement à désirer en ce qui concerne les références aux sources utilisées et les textes omis. La recherche, dans les registres originaux, de documents seulement analysés par l'illustre historien est un travail long et fastidieux, dont l'on est du reste parfois récompensé par la découverte de quelque pièce inédite non dépourvue d'intérêt. Il y aurait donc lieu d'examiner à nouveau les cartulaires, d'en dresser une table, avec concordance à Guérard, et d'établir un supplément. Il ne serait pas moins opportun, à ne considérer même que les textes édités, de rechercher les originaux, car les copies faites dans les

lettres de provision, actes judiciaires, délibérations du Chapitre \ censiers, aveux, terriers, comptes, mémoires, requêtes, factums, etc., conservés pour la plupart aux Archives nationales, dans les fonds de l'archevêché et du chapitre de Notre- Dame (surtout L 53i et S 852-854), et, en plus petit nombre, à la Bibliothèque nationale.

A côté des pièces d'archives, il existe un recueil de statuts rédigé, nous le verrons, dans le premier quart du xiv^ siècle et dont plusieurs manuscrits nous ont rapporté le texte. Nous considérerons seulement ici deux de ces manuscrits :

Le premier est conservé aux Archives nationales sous la cote LL 36 1 (anc. 464), il compte 3o ff. de parchemin écrits au xiv^ siècle et un 3i^ feuillet écrit au xvi^ siècle; il est intitulé : C'est la teneur du livre qui est registre de toutes les or défiances de V église que l'on appelle pastouriau^ tant comme il touche aux marregliers lajrs, pour eul^ ne contre eul:{^ trait du pastouriau bien et diligemment^ c'est assavoir par Guillaume Poulin et Thomassin Deduant^ notaires de la court l'official de Paris.

Le second est conservé à la Bibliothèque nationale sous la cote ms. fr. 5253; il compte 55 feuillets de papier écrits à la fin du xv^ siècle; il renferme d'abord les mêmes textes que le

cartulaires et utilisées par les éditeurs n'offrent parfois que des versions abrégées. La charte de 1283 que nous publions plus loin offre à cet égard un exemple caractéristique. Ce document déjà imprimé trois fois n'a jamais été reproduit que dépourvu d'un exposé plein de détails intéressants. Le nombre des originaux dont le texte n'a jamais été publié ni même analysé est d'autre part encore considérable. On voit par là quel travail préparatoire énorme reste encore à fournir avant qu'on puisse utiliser en toute sécurité l'ancien chartrier de Notre-Dame de Paris.

I. Pour les registres capitulaires, voy. L. Le Grand, Claude Sarrasin^ intendant des Archives du chapitre de Notre-Dame de Paris, dans le Bibliographe moderne, 1900, p. 333 et suiv. — Tout en utilisant les extraits méthodiques de Sarrasin, nous nous sommes toujours reporté aux registres originaux, ce qui nous a fourni l'occasion de recueillir un certain nombre de délibérations négligées par l'archiviste du chapitre; il n'est pas douteux cependant qu'il ne reste encore dans ces originaux bon nombre de notices concernant les marguilliers que nous n'avons pu connaître. Le dépouillement de Sarrasin, tout précieux qu'il est, n'est pas complet; nous l'avons maintes fois constaté. Le formulaire du notaire du chapitre conservé à la Bibliothèque nationale sous la cote ms. lat. 17740 permet dans une certaine mesure de suppléer à une lacune des registres pour les années 1437-1440.

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manuscrit du xiv° siècle et ensuite divers documents relatifs à des biens fonciers, qui n'ont pas été transcrits dans celui-ci.

Ces deux registres peuvent être décrits concurremment; nous désignerons le premier par la lettre A et le second par la lettre B :

1° A, fol. 1-8; B, fol. i-io. Devoirs des marguilliers, règlement pour la sonnerie des cloches et les encourtinures.

2° A, fol. 8 v»; B, fol. iobis-20. Allocations auxquelles les marguilliers avaient droit pour les offices solennels et les anniversaires, avec calendrier desdits offices et anniversaires.

30 A, fol. 19 vo-22; B, fol. 20-25. Allocations payées aux marguilliers par l'évêque, le chambrier et divers.

4» A, fol. 23-28 ro; B, fol. 25-33. Revenus fonciers de la marguillerie.

5° A, fol. 28 ro-29 r»; B, fol. 33-34 ^°- Serment ou constitution qui liait les marguilliers entre eux.

6° A, fol. 29 ro-3o; B, fol. 34 vo-35 v». Inventaire des chartes originales et vidimus constituant les titres de l'office ^

7° A, fol. 3i (xvi^ s.); B, fol. 35 v». Processions en carême.

8° B, fol. 36. Jours où les marguilliers mangeaient chez l'évêque.

90 B, fol. 36 vo-37 r». Extraits d'arrêts du Parlement de i3i6 et i32o relatifs à la juridiction du fief de la marguillerie.

10° B, fol. 37 ro-55. Actes de vente et d'ensaisinement de biens situés dans le fief des marguilliers ; notes brèves informes.

Le carton S 853 des Archives nationales nous offre trois autres copies des xv®, xvi^ et xvii^ siècles conformes au manuscrit B.

Le manuscrit 21246 des Nouvelles acquisitions françaises à la Bibliothèque nationale, écrit au xvi^ siècle, très incomplet si l'on considère sa foliotation ancienne en regard de sa foliotation moderne 2, nous offre des fragments de la même compilation avec beaucoup d'autres pièces, notamment des chartes royales et épiscopales et des mandements, concernant les privilèges généraux de la marguillerie, chartes et mande-

1. Cf., dans le carton S 853 des Archives nationales, un autre inventaire de titres.

2. La numérotation moderne offre cinquant-e-six feuillets sans lacune; il apparaît d'une numérotation ancienne que nous ne possédons plus que les feuillets xxv à xlix, li à lvi, lviii, lx à lxxii, lxxvii à lxxx, lxxxv, Lxxxvii, Lxxxix à iiii^^^xii, iiii'^^xiv et iin'^xv d'un registre plus considérable.

ments qui nous sont presque tous connus par les originaux ou par des copies plus anciennes. Voici la description sommaire de ce registre :

Fol. i-ii (anc. xxv-xxxv). Aveux rendus aux marguilliers (i552-i562).

Fol. 12-25 (anc. xxxvi-xlix). Déclarations de cens passées en faveur des marguilliers (i 568-1570).

Fol. 26-3o (anc. li-lvi). Aveu rendu parles marguilliers (i573).

Fol. 3 1-32 (anc. lviii-lx). Acte de vente de la maison de la Queue de Renard^ sise en la censive des marguilliers (1547, copie collationnée de i585); le fol. lix ancien manque, le texte n'offre néanmoins pas de lacune.

Fol. 33-44 (ai^c. Lxi-Lxxii). Chartes épiscopales et royales concernant la marguillerie (i 204-151 5); extrait latin du Pastoral (voy. plus loin).

Fol. 45-48 (anc. lxxvii-lxxx). Statuts et revenus fonciers de la marguillerie, copie incomplète du début et de la fin.

Fol. 49 (anc. lxxxv). Au recto, copie, incomplète du début, d'un contrat notarié et vidimé où se lisent les deux dates des 28 février 1548 et 14 mars 1476. — Au verso, copie incomplète d'un contrat du xiii^ siècle, le scribe n'a transcrit que les premières lignes et laissé le reste de la page en blanc.

Fol. 5o-54 ro (anc. lxxxvii, et lxxxix-iiii^^xii). État des reliquaires et joyaux de Notre-Dame vendus en i562, copie de 1578 (publié par M. Marcel Aubert dans le t. XXXVI des Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris, p. 128 et suiv.).

Fol. 54 vo-55 r» (anc. iiiF^xn et iiiix^xiiii). Copie d'un arrêt de la Chambre du Trésor de 1577 au sujet d'une affaire de censive, faite après la disparition du fol. anc. iiiixxxiii; le bas du fol. 54 est lacéré.

Fol. 55 vo-56 (anc. iiiixxxiin-iiii''xxv). Copie de documents divers du xvi^ siècle concernant les obligations et les droits des marguilliers.

Ce manuscrit avec ses lacunes, accusées par la numérotation des feuillets, mais pas toujours par la solution de continuité des textes, avec ses changements d'écriture, avec ses feuillets versos demeurés blancs, ne nous offre plus que des fragments d'un registre couvert de basane intitulé Papier cerisier des marguilliers laïques de l'église de Paris et commençant par

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des lettres d'Antoine Du Prat, prévôt de Paris, en date de 1549, et relatives à un nouveau terrier, obtenues par M^^ Thibault Charles, Jehan de Courcelles, Gilles le Coigneulx, procureur en Parlement, et Simon Chenu, procureur au Châtelet, marguilliers laïcs. A l'origine, le recueil ne comptait que quatrevingt-huit feuillets et il se terminait à la fin par une formule de collation, du 17 janvier i55g, par les notaires Crozon et Lamy. Tels sont les éléments de reconstitution de cet ancien registre que nous fournissent les références portées par deux extraits faits l'un en i559, des privilèges royaux octroyés aux marguilliers en 1467, i486, 1607 et i5i5\ et l'autre en i69i,du fragment de statut tiré du Pastoral commençant au fol. 72 r°^.

Nous reviendrons plus loin en détail sur les documents fournis par ce registre relatifs aux biens fonciers; nous verrons en étudiant comment les marguilliers s'ôntendaient entre eux pour administrer le patrimoine de leur ofiîce, quel intérêt offre à ce point de vue ce même registre. Nous nous bornerons ici, pour le moment, aie considérer à l'égard des statuts de la marguillerie.

Si dans le recueil des statuts nous faisons abstraction des éléments qui ont existé isolément tels que la liste des allocations et des revenus fonciers ou ceux qui ont un caractère très spécial comme le calendrier des offices et anniversaires, pour examiner plus particulièrement les autres parties de la compilation, nous y trouvons des fragments en français tantôt amalgamés entre eux et groupés méthodiquement, tantôt simplement juxtaposés; les uns sont des analyses de documents, d'autres des traductions partielles de chartes, d'autres des textes présentés là peut-être en leur forme originale^.

Tel pourrait être le cas du règlement des sonneries et du serment des marguilliers, en dépit de l'assertion des notaires indiquant comme source générale le Pastouriau.

Les cartulaires de Notre-Dame connus sous le nom de Pastoraux^ et notamment le Petit Pastoral \ malgré la table

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