‹ Les marquilliers laïcs de Notre-Dame de ParisChapitre 33 sur 226 · Délibération capitulaire vers 1260. Pièce justif · texte numérisé non relu

Délibération capitulaire vers 1260. Pièce justif

[169] DE NOTRE-DAME. Sy

Comme le Chapitre prétendait retenir pour la fabrique tout l'appareil des pompes funèbres sans rien laisser aux marguilliers, alors que ceux-ci entendaient ne laisser à l'église que les étoffes de soie et le luminaire, un compromis intervint, qui fut rédigé en i328 par les chanoines Jean d'Arpadelle et Eudes de Sens. Le Chapitre reconnut aux marguilliers la propriété des draps de serge, de laine et de fil, de la couverture avec le coussin, du matelas et du châlit avec Pédicule de bois et la chapelle, sauf les parures dudit édicule, quelle qu'en soit l'étoffe; la fabrique eut la faculté de retenir les marchepieds contre une indemnité de 4 livres aux marguilliers, l'oreiller moyennant 4 autres livres, la couverture moyennant encore la même somme. Si le corps n'était pas exposé dans une chapelle ardente, mais simplement apporté dans un cercueil, les marguilliers n'avaient que la chapelle de bois et le linge. Le luminaire restait en dehors des profits de la marguillerie, étant tout entier réservé aux prêtres. D'autres dispositions relatives aux honoraires pour la sonnerie complètent ce statut du Chapitre ^

Il ne faut pas s'illusionner sur le caractère de ce revenu en nature. Rarement la fabrique et les marguilliers restaient en possession des divers objets qui leur appartenaient de droit. Les représentants du défunt rachetaient d'avance soit à la fabrique, soit aux marguilliers, et moyennant un prix convenu, les dépouilles qui étaient acquises à l'église ou à ses officiers. On faisait ce qu'on appelait alors une composition. En i33o, le doyen et le chapitre composent pour les funérailles de Philippe VI : moyennant 3oo écus d'or, soit 225 livres parisis, ils renoncent à la couronne, au sceptre, aux draps d'or et de soie qui devaient rester à l'œuvre de la cathédrale^ ; en 1435, les exécuteurs d'Isabeau de Bavière rachètent d'avance, moyennant 80 livres, les droits de la fabrique sur les objets destinés à la pompe funèbre de la reine. Comme une bonne partie de ces objets appartenaient à l'église, ce rachat n'était en fait que le prix de location du matériel^. Les marguilliers n'en

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