Sentence arbitrale du 25 juin i328. Pièce justif
2. J. Viard, Compte des funérailles de Philippe VI, dans les Archives historiques, artistiques et littéraires, t. II, p. 53.
3. G. Grassoreille, Histoire politique du chapitre de Notre-Dame de Paris pendant la domination anglaise, dans les Mémoires de la Société de l'histoire de Paris, t. IX, p. 189, n. i. — Cf. dans le Livre noir, LL 78,
usaient pas autrement que la fabrique : en i386, le marguillier Henri Verri compose au nom de ses collègues, moyennant 24 francs d'or, avec Gérard de Versigny, curé de Saint-Germain-l'Auxerrois et principal du collège de Laon, agissant comme exécuteur testamentaire de Gérard de Vervins, professeur d'Écriture sainte, pénitencier et chanoine de Notre- Dame ^
En dépit du règlement minutieux institué par l'ordonnance capitulaire de i328, les querelles nées à l'occasion des offices funèbres ne devaient pas prendre fin. Tout le monde dans l'église se disputait les dépouilles des défunts.
En i335, c'est l'évêque qui conteste à la fabrique les draps d'or et de soie et le reste des cierges qui avaient servi à un service célébré en l'honneur de Jean XXII et aux obsèques du chancelier de France Guillaume de Saint-Maur^.
En 1389, le doyen Pierre de Pacy compose avec les exécuteurs testamentaires de Pierre Du Bourg, chevecier et chanoine de Saint-Merry, à 8 francs d'or, pour le lit garni ayant servi à ses funérailles. Tous les objets énumérés dans ce contrat auraient dû revenir aux marguilliers^.
En 1397, le chapitre dut commettre deux chanoines pour entendre les raisons des marguilliers touchant leurs prétentions sur les étoffes de soie qui avaient servi aux obsèques du connétable de France Philippe d'Artois, comte d'Eu, et sur un drap provenant des obsèques du comte de Beauforf^.
Si les marguilliers cherchaient à retenir aux dépens de la fabrique les riches étoffes qui, dans les funérailles pompeuses, remplaçaient les draps moins riches auxquels ils avaient droit, ils se voyaient, d'autre part, contester ces modestes tentures par les curés des petites églises du cloître ou par les officiers inférieurs tels que sonneurs et portiers.
p. 365, d'autres actes de composition passés par le doyen pour des droits funèbres de dignitaires ou serviteurs de Saint-Merry et de Saint-Christophe en iSgS et en 1437; il y est question d'aumusses fourrées d'écureuil de Calabre. Guérard n'a donné que quelques extraits du Livre noir dans son tome III.