‹ Les marquilliers laïcs de Notre-Dame de ParisChapitre 70 sur 226 · Idem du 5 janvier 1327. Ibid · texte numérisé non relu

Idem du 5 janvier 1327. Ibid

4. Idem des 11 janvier i36i, 26 juin i368, 2 septembre 1392, 2 août 141 5. Ibid.

[207] DE NOTRE-DAME. qS

liers ne procédaient pas eux-mêmes à la sonnerie, ils étaient suppléés par leurs valets sonneurs, dont les défaillances s'ajoutaient à celles de leurs maîtres ^ dont les turpitudes même échappaient à la responsabilité de ceux-ci. Un certain Symon Mauves, plusieurs fois réprimandé, frappé d'amende, emprisonné même en i368, dut finalement être expulsé, non sans qu'il opposât ou fît opposer quelque résistance par les marguilliers. Ceux-ci furent, à cette occasion, mis bien inutilement en demeure de procéder eux-mêmes aux sonneries.

En 1402, c'est le sonneur des petites cloches qui est en prison^. Les interventions constantes du Chapitre auprès des valets sonneurs créèrent une telle confusion qu'à certains moments on ne sait plus trop si le personnage en cause est un valet ou un marguillier. Benoît Murgale, dans les registres du chapitre, n'est qu'un valet^, plus tard il est marguillier.

Si mauvaise était la réputation des sonneurs de Notre-Dame que le terrible ironiste qu'est Villon, pour stigmatiser à jamais deux des plus riches bourgeois de Paris, Jean de la Garde, maître juré épicier, fils d'un notaire et secrétaire du roi, et Guillaume Volant, notable marchand hanse, ne trouve rien de mieux que de les désigner l'un et l'autre dans son Testament pour sonner à ses obsèques de pauvre écolier le gros bourdon de Notre-Dame'' :

Item, je vueil qu'on sonne à bransle Le gros beffroy, qui n'est de voirre; Combien qu'il n'est cuer qui ne tremble Quant de sonner est à son erre.

Saulvé a mainte bonne terre.

Le temps passé, chascun le scet :

Fussent gens d'armes ou tonnerre.

Au son de luy tout mal cessoit.

Les sonneurs auront quatre miches Et, se c'est peu, demy douzaine; Autant n'en donnent les plus riches, Mais ilz seront de saint Estienne.

1. Délibérations capitulaires des 26 juin, 20 et 25 septembre, 25 et 27 août 1369. Pièces justif.

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