‹ Les marquilliers laïcs de Notre-Dame de ParisChapitre 94 sur 226 · Ibid., fol · texte numérisé non relu

Ibid., fol

3. 20 novembre i556. Déclaration de Jean Dufresne, dit Guillier et Guillaume Andron, pour demi-quartier, demi-quarteron, 7 d. p. de cens; — 24 novembre i556. Déclaration de Denis Maucousteaulx, Jean Boyvin, Michel Joly et Antoine de Fresnes pour demi-arpent à eux baillé par Thomas Turquain, avocat au Parlement, le 3i janvier i553, 4 d. p. de cens; — 25 novembre i556. Déclaration par Guillaume de Fresnes pour 3 quarterons; 8 d. p. de cens pour arpent; — 25 novembre i556. Déclaration de Jean Cochoix pour demi-quartier, 8 d. p. de cens pour arpent. Deux de ces pièces de terre tenaient au grand chemin ou chemin royal de Villejuif à Paris (n. a. fr. 21246, fol. 2 v»-3 v°).

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40 SOUS, indiquée dans le premier des articles relatifs à ces biens, n'est pas le montant global des cens énumérés ensuite ou s'il s'agit de revenus distincts; la consistance des terres n'est précisée que pour l'une d'elles, aboutissant à la ruelle de « Coquaigne » et chargée d'une redevance en froment et en orge. On est porté à ne voir dans l'aveu de iSyS qu'un démarquage de documents antérieurs, du censier du xiv^ siècle et peut-être de l'aveu de 1466, dont le texte ne nous est pas connu à cet égard, bien plutôt que l'exposé d'une situation réelle au temps même de l'aveu.

Quoi qu'il en soit, les marguilliers, par la suite, ne conservèrent de droits effectifs que sur un moulin et dépendances à la Croix-Bardot, chargé envers eux de 12 deniers de cens et pour lequel ils procédèrent à des ensaisinements successifs en 1617% 1622-, 1625^ et reçurent des déclarations de cens en 1647^ ^^ 1672^.

Encore le droit seigneurial sur ce moulin leur fut-il disputé en 1682 par le sieur Duret, acquéreur et détenteur à Villejuif de quatorze fiefs avec droit de justice. Les marguilliers ayant requis les détenteurs du moulin d'exhiber leurs titres, Duret intervint et, nonobstant l'action engagée, ensaisina le 14 septembre 1684, après perception de lods et ventes, Catherine de La Barre, veuve de Thomas de Saint-Martin, architecte, à la suite de l'acquisition dudit moulin qu'elle avait faite de Raphaël Clerisseau par acte du 4 septembre. Le procès en contestation de censive entre les marguilliers et Duret vint, en 1686, devant les Requêtes du Palais. Les demandeurs établirent l'existence de leur droit seigneurial par la production de tous leurs titres, et ils contestèrent à Duret la directe universelle à Villejuif, ses fiefs n'étant pas continus et ne comprenant pas tous les fiefs du territoire, le droit de justice, au surplus, étant autre chose

1. Vente par Jacques d'Arthuis de la moitié du moulin et dépendances à Jean Lormier (1617).

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