Bibl. nat., Z. Thoisy, vol. 140, fol. 347 et
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Par la suite, les marguilliers ne furent plus troublés dans la perception de leurs revenus sur le moulin de Villejuif. Catherine de La Barre, veuve Thomas de Saint-Martin, demeurant rue Frépillon, passa titre nouveau le 5 mai 1694 et paya le 18 septembre 1702 dix-sept années d'arrérages de cens. Le Cueilleret où sont notés ces détails ajoute que pour les arrérages échus il faut s'adresser à M^ Hullin, agrégé de la Faculté d^s droits, demeurant rue Saint-Jean-de-Latran, neveu de ladite dame.
En 1712, le moulin de Villejuif ayant été vendu par Catherine de La Barre à Jacques Duchesne pour 5oo livres et une rente de 75 livres, les marguilliers ensaisinèrent l'acquéreur le 2 mai, moyennant paiement de 100 livres pour lods et ventes*. Le moulin de Villejuif figure encore dans la déclaration passée en 1725 devant les délégués du Clergé, et dans un acte de vente de 1741^; mais, dans une reconnaissance de cens de 1759, il n'est plus question que d'un demi-quartier de terre sur lequel ci-devant était construit un moulin àvent^. L'aveu de 1776, en enregistrant les 12 deniers, évoque encore le souvenir du moulin disparu. La requête présentée en 1790 à l'Assemblée nationale rappelle accessoirement la censive sur un moulin et héritages à Villejuif sans en spécifier le produit.
Bagneux. — Le censier de i3ii-i3i6 attribue aux marguilliers le cens pour fonds de terre et la dîme sur huit pièces, appartenant à huit propriétaires différents, sises à Bagneux, aux lieux-dits Gallande, Gravegny-lès-Gallande et Fosse Janequin ou Jamequin. Le fief de Galande s'étendait à droite du chemin de Paris à Montrouge, et son nom subsiste encore comme lieu-dit désignant quelques maisons au nord de l'ag-
2. Ensaisinement le 19 août 1741 à Anne Cochois, veuve de Jean Barre, laboureur, d'une maison sur le grand chemin de Villejuif, avec terres et vignes à l'entour, d'une contenance de 64 perches, et d'une pièce de terre de plus de 140 perches à Villejuif, au lieu dit la Voye des Bassins, avec moulin garni; le tout à elle adjugé le 12 août au prix de 5,oio 1. sur poursuite des créanciers de Charlotte Descoings, veuve de Jacques Duchesne et en secondes noces de J.-B. Bernardons; le tout chargé de 12 d. p. de cens à la Saint-Rémy (S 854[3J).
3. Reconnaissance de cens passée le 3i octobre 1769 par Etienne de Serre de Saint-Roman, seigneur de Villejuif (S 852[2]).
l38 LES MARGUILLIERS LAÏCS [25o]
glomération de Bagneux, entre celle-ci et le cimetière de Bagneux^
Les terres dépendant de la marguillerie avaient une superficie totale de trois arpents et demi ; elles étaient chargées en tout de 2 sous 3 deniers de cens.
En iSyS, les marguilliers accusèrent 4 sous de cens à Bagneux. Nous ignorons quelle valeur réelle avait cette assertion, car, hormis le censier du xiv^ siècle et l'aveu de iSjS, aucun document ne concerne plus les censives de la marguillerie à Bagneux.
Notre-Dame-des-Champs. — ■ Hors la porte Saint-Jacques jusqu'à Notre-Dame-des-Ghamps, les marguilliers possédaient un fief suburbain que nous étudions plus loin. A la suite de ce fief, hors la porte Notre-Dame-des-Champs, ils jouissaient de droits seigneuriaux sur des censives rurales s'étendant depuis le terroir de Saint-Germain-des-Prés jusqu'à Saint-Marcel, en divers lieux-dits devenus malaisément identifiables en raison des transforrnations profondes subies par ces parages : les Muriaus, Ghaillau, les Quatre-Noiers, les Sablons, Groise- Voie, Gharchefeuille, les Perrichaus ou les Parrichaus, Vingneray, les Fossés^. Ges censives, toutes en culture, un très petit nombre en vigne, formaient dix-sept pièces appartenant à des propriétaires différents, particuliers ou communautés religieuses, quelques-unes avaient une superficie de deux arpents, une même en mesurait six. En totalisant la contenance de ces censives et les revenus qu'en tiraient les marguilliers l'on arrive à une somme de vingt-sept arpents et un demi-quartier, chargés de 19 sous de cens et rentes, plus des dîmes perçues à part.
Sur l'une de ces censives, la dîme n'était pas comptée à part,