I. État des communes du département de la Seine. Bagneux
1. On trouve dans Sauvai, t. III, p. 352-353, un état de cens à Notre- Dame-des-Champs qui signale la rue des Sablons, le clos des Perruchaux; pour ce dernier lieu-dit, voy. de nombreuses mentions dans les Insinuations du Châtelet (Campardon et Tuetey, n»' 208, 792, 957, 1704, 1894, 3o3i). Sur les Mureaux, voy. Sauvai, t, III, p. 343, et aussi, dans Guérard, t. II, p. 45i, un bail à crois de cens pour un quartier de vigne « ad Murellos », en face Vlmage Notre-Dame-des-Champs, consenti en juin 1256 par Henri, sous-chantre de Notre-Dame, à Julienne des Champs. Divers documents mentionnent encore les vignes entre les murs et Notre- Dame-des-Champs (Guérard, t. II, p. 538 et 545).
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mais se confondait avec la redevance en argent. Il s'agit d'une pièce de vigne de cinq quartiers sise au lieu dit ad Foveam^ contiguë à d'autres vignes appartenant les unes à THôtel-Dieu, les autres à Sainte-Geneviève. En 1266, l'Hôtel-Dieu avait acquis ou reçu en don ladite vigne de Philippe le Convers et de sa femme. La pièce était chargée d'un cens de 12 deniers obole, plus la dîme, envers les marguilliers. L'Hôtel-Dieu dut solliciter d'eux l'amortissement de ce nouveau bien. Ceux-ci le lui accordèrent, par acte passé sous le scel de l'évêque^ moyennant reconnaissance du droit de cens annuel de 12 deniers obole accru d'une rente de 3 sous 1 1 deniers obole parisis pour dîme et droits de mainmorte. Ceci explique pourquoi lesdits cinq quartiers, sis aux Fossés, figurent au censier pour une redevance de 5 sous de cens et rente pour dîme payée par l'Hôtel-Dieu.
L'aveu de iSyS attribue encore aux marguilliers les 5 sous 1 1 deniers sur les quartiers de vigne de l'Hôtel-Dieu, et 25 sous 6 deniers de cens et dîmes aux Mureaux. Ce sont là des indications globales qui font présumer qu'à Notre-Dame-des- Champs, comme en tant d'autres endroits, les revenus des marguilliers n'existaient plus que pour mémoire. Tous les documents postérieurs sont, en effet, muets à cet égard.
La Villette et Savies. — La région suburbaine qui s'étendait outre la porte du Temple jusqu'aux hauteurs de Savies, autrement dit Poitronville et plus tard Belleville, comprenait un grand nombre de fiefs dépendant de seigneurs ecclésiastiques et laïcs'^. Entre ces fiefs, l'un des plus importants était celui dit du Cens commun, en raison de la seigneurie indivise de l'église de Paris et de Saint-Lazare ; une partie importante de ce même