LES MARTYRES II
rait chez ses parents, le 1" mai; le 4, elle alla au Bazar de la Charité afin d'y remplacer une amie qui, pour une heure seulement, devait quitter «on comptoir.
Cette heure était celle que la destinée avait marquée.
H"* d'Isoard de Vaûvenargues était cependant l'espoir d'une famille plus riche d'ancêtres que de" descendants. Ses oncles n'ont pas d'enfants. Tout l'avenir repose sur la tôle du baby de dix-huit mois que laisse celte jeune femme.
11 n'est pas besoin de dire que M mc de Vauve-
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nargues aimait les pauvres, qu'elle était obligeante, aimable.
Si elle n'avait pas eu ces qualités, elle ne serait pas aujourd'hui au nombre des glorieuses victimes que nous pleurons.
G* qui restait d'elle Ait ramené à Carcas sonne.
Se» obsèques eurent lieu au milieu d'une foule émue, où figuraient toutes les notabilités de la ville, le tribunal, les officiers de la garnison, les présidents de toutes les œuvres.
On y voyait aussi les pensionnaires des hôpitaux, les Petites Sœurs des pauvres, qui apportaient à leur bienfaitrice l'hommage de leur reconnaisfiancé.
M""Caillaux fut grièvement brûlée, M at Jacqmin atteinte au cou.
Un pas de plus et c'était te salut.
A ce moment que se passa-t-il?
M m ° Jacqmîn ne peut encore s'en rendre compte. Le Ilot humain se précipitait !
ALICE JACQHIN
Cotes <9r se réjoui ées faveurs que h Ptotîérmte hrï wrterééL
Ce fat Krinnl puce qVelle y troaraif. de MwrcBes facilités po«r exercer a vertu dominante : b étante.
EDe pat donner sia? compter.
Quelle joie ce fat pour son coear qni débordait de pitié an contact des souffrances humaines.
Jamais elle ne refusait l'aumône qu'on lai demandait et elle la donnait avec des paroles si touchantes, nne expression si attendrie, que ses pauvres disaient d'elle dans leur naïf langage :
■ La visite de cette bonne et gracieuse dame nous
Le lendemain, Time purifiée avait quitté la terre.
Quoi qu'il en soit, U tendre mère veille encore sot ses enfants.
La justice étemelle s'est révélée.
De généreuses inspirations oat été suivies et r intéressante famille, privée de son soutien, ne connaîtra pas la misère à laquelle elle semblait condamnée.