‹ Les martyres de la ChariteChapitre 4 sur 38 · LA VICOMTESSE DE BONNEVAL · texte numérisé non relu

LA VICOMTESSE DE BONNEVAL

Intelligente, active, M M de Bonneval était de celles qui se dépensent, sans compter, an service du bien.

Elle ne reculait devant aucune démarche lorsqu'il s'agissait de lutter en faveur des idées qu'elle professait, au sujet de la conservation sociale, du salut du pays et du triomphe de la cause religieuse.

M. de Bonneval. son mari, fut député.

M mt de Bonneval n'hésita pas à l'accompagner dans >o> tournées électorales, à l'aider de la douce influence que sa charité lui avait acquise.

Mais ni l'un ni l'autre de ces deux époux ne connaissaient les défaillances, les compromissions.

Malgré les services rendus par eux à leurs concitoyens. M. de Bi'»nneval ne fut pas réélu.

Dans son intérieur. M 31 * de Bonneval apportait tout le charme d'une éducation distinguée, d'un caractère aimable, d'un cœur tendre.

Très dévouée aux œuvres, elle pratiquait encore dans la plus large mesure la charité individuelle.

Voici quelques exemples de sa générosité sans égale.

déclarer, elle sortit de son lit, courut à la fenêtre, l'ouvrit et suivit d'un long regard le triste cortège.

Cette imprudence lui fut fatale.

La lièvre éruptive dont elle souffrait en fut aggravée et, peu de jours après, elle expirait.

Elle avait quinze ans !

A l'époux, au père si douloureusement frappé, il ne reste qu'un fils dont les larmes se mêlent aux siennes dans la solitude du foyer endeuillé.

M"" de Bonneval n'était âgée que de quarantecinq ans.

Elle avait encore devant elle de nombreuses années qu'elle eût certainement consacrées, comme les précédentes, aux plus nobles, aux plus otites entreprises.

Les voies de Dieu sont impénétrables l

M™* de Bonneval était née Du Quesne.

Son corps fut presque complètement brûlé.

Ce n'est qu'à ses bijoux qu'on put la reconnaître.

N'est-ce pas une douleur à ajouter à la douleur de ceux qui la pleurent?

La fille de M** Borne devait faire sa première communion à Notre-Dame-de-Lorette, le jeudi qui a suivi la catastrophe.

Page 1