‹ Les martyres de la vieChapitre 25 sur 83 · SŒUR ANGÉLIQUE · texte numérisé non relu

SŒUR ANGÉLIQUE

La tentative d'assassinat commise contre le docteur Dilson avait pris une telle importance que les nouveaux registres tenus par Eau-de-Ben join et son domestique Bernard, s'emplissaient de signatures. Les reporters venaient aux informations et les journaux publiaient, chaque jour, le bulletin de santérédigé par le docteur Hochecorne. Le bruit courait maintenant que le principal coupable était arrêté et que les agents étaient sur la trace de ses complices.

Le juge d'instruction chargé de l'affaire, M. Louis Riffaud, s'était présenté plusieurs fois à l'hôtel pour interroger celui que Paris nommait le Grand Américain. Mais, par ordre du docteur, le magistrat avait dû ajourner son interrogatoire. Le malade était si faible que la moindre émotion amènerait la mort.

L'instruction traînait, quand, brusquement, un mieux sensible se produisit dans l'étal du blessé.

Karl Gismarck prévenu, le soirmême de l'événement, avaitdità Hochecorne: — Il ne faut pas que cet homme meure,.. Il y vade laréussite denos projets. Le 3 avril 1883, le docteur Hochecorne fit savoir au juge d'instruction que l'Américain pouvait recevoir sa visite.

Depuis la fatale soirée, une sœur de charité de la congrégation de Sainte- Marlhe veillait Petrus Dilson, l'entourant de tendres soins.

Souvent, pendant le sommeil du malade, assise à son chevet, sœur Angélique contemplait le dormeur. Alors, la douce figure de la religieuse s'animait de vives flammes: ce n'était qu'un éclair. Sœur Angélique baissait la tête. Dilson se réveillait. Lui aussi, il regardait cette femme au visage calme et reposé, vêtue d'une robe noire aux parements bleus, coiffée d'une cornette blanche.

Et fermant à demi les yeux, il revoyait un passé lointain tout vibrant du rire charmeur d'une jeune fille plus jeune de vingt ans que la religieuse, — aussi rieuse que la sœur était grave. Toutes deux, elles se confondaient dans son esprit Poursuivant son rêve, le malade trouvait que la fille de Dieu ressemblait étrangement à la demoiselle qui passait, rapide, dans une lueur.

Et doucement, au milieu des chansons et des rires, des froufrous des robes.

des bruits de baisers, de l'étourdissement des vieux souvenirs, il parait la femme en noir d'une toilette de bal ; il lui rendait sa noire chevelure. Aux souliers sans luxe, faisaient place des souliers de 'satin blanc ; une batiste fine remplaçait le rude linge de la sœur. La métamorphose était complète, car le chapelet luimôme devenait un collier de perles.

Charmé par la vision, le malade s'endormait, en murmurant un nom, harmonieux et doux : « Blanche... Blanche... »

— Eh bien, sœur Angélique, comment va notre malade ? demanda Hochecorne, en entrant dans la chambre.

— Beaucoup mieux, monsieur le docteur.

— Le délire ?

— Le délire a complètement cessé... M. Dilson^s'est bien reposé toute la nuit...

Le médecin s'approcha du malade et plaçant sous l'aisselle droite de l'Américain un petit thermomètre à maxima, il attendit, les yeux fixés sur le patient.

Comme Dilson le regardait avec un sourire de reconnaissance, Hochecorne retira son thermomètre et regardant le degré marqué par la température du corps :

— Parfait;?... parfait !... Cher et cminent confrère, je réponds de vous!...

— Merci, soupira Dilson.

Hochecorne se renditauprès de la fenêtre oij la sœur préparait de la charpie.

— Voyons, a-t-il parlé ? a-t-il rêvé encore, tout haut, comme l'autre nuit?

— Non, docteur.

— Il n'a pas répété ce nom de... Blanche ?

— Non...

— Quelque maîtresse, sans doute ?...

La sœur, rougissante, baissa la tète.

— Pardon, sœur Angélique, je viens de prononcer un mot qui a dû vous blessera, pardon... Dites-moi, vous devez être horriblement fatiguée?

— Mais, non... Je vous assure...

— Pourquoi ne nous enverriez-vous pas l'une de vos collègues ? Sœur Angélique leva les yeux sur le docteur Hochecorne :

— Quand vous soignez un malade, vous, appelez parfois à votre aide vos collègues ; mais vous ne voulez pas abandonnerlaplace... vous avez vos devoirs;

* nous avons les nôtres...

Elle s'était exprimée fièrement, en femme du monde.

Le médecin s'inclina :

— À votre aise, ma chère sœur...

Puis, tirant sa montre :

— Deux heures, déjà... Le juge d'inslructiou vient à cinq... Je tiens à être l;'i... Je vous salue, ma sœur. N'oubliez pas la potion...

— Soyez sans crainte...

Dilson s'était endormi.

A un moment, sœur Angélique se leva pour ramener les rideaux sur les fenêtres, car les rayons du soleil incendiaient de leurs flammes d'or la tête du penseur et pouvaient gêner le malade.

Le docteur se réveilla.

— Sœur Angélique, je demande la lumière, comme Gœlhe mourant!... De la lumière !... de la lumière !.. .

La religieuse s'étaitapprochée du lit :

— Vous êtes grand, aussi grand que Gœthe lui-même... Mais ne songez-vous pus quïl est au ciel un Dieu qui vous adonné l'intelligence... et la lumière? Vous voilà en convalescence, monsieur ; bientôt, vous reprendrez vos travaux, et vous étonnerez encore le monde par votre science, devant laquelle tous les savants s'inclinent... Mais, voyez, l'homme le plus admirablement doué est fragile... Vous avez vu la mort de près, et c'est Dieu qui vous sauve... Ne lui devez-vous pas un merci ?... Un prêtre de Sainte -Thérèse, l'abbé Fricard, l'un des vicaires les plus éminents du diocèse de Paris, s'est présenté plusieurs fois... Je ne lai pas reçu... vous étiez trop faible; mais, puisque vous êtes en état de subir l'interrogatoire du magistrat, rel'userez-vous encore l'assistance du prêtre? Vous me feriez tant de plaisir, monsieur...

Petrus Dilson sourit tristement;

— Nous ver l'on s, ma sœur, nous verrons... Je ne suis pas l'ennemi des prêtres, je ne suis l'ennemi de personne ; mais j'ai besoin de croire, n'est-ce pas? avant d'accepter les secours de la religion...

Puis, baissant la voix:

— Laissez-moi vous regarder, masœur.Vousévoquezdansmon cerveau obscurci une sainte image, une image que je revois dans mes rêves de malade, comme je la voyais, à New- York, la nuit, au milieu delà fièvre du labeur... Elle m apparaissait, douce vision, et elle me consolait et elle me donnait du courage ; elle m'inspirait; elle faisait germer en moi ce levain d'orgueil qui estl'honneur mômede l'humanité...

— Reoosez-vous, monsieur... Vous parlez trop longtemps... Le docteur affirme que le repos vous est encore nécessaire...

, — Non... permettez que je cause avec vous etque je vous remerciedc toutes vos maternelles tendresses... Comment vous appelez-vous, madame?

— Sœur Angélique...

— Oui, j'entends... en religion... Mais votre nom de famille, celui que vous portiez avant de prendre le voile?

— Il nous est interdit de le dire, monsieur.

— Et votre âge ?

— Je n'ai plus d'âge.

D('s le premier jour, la religieuse de Sainte-Marthe avait reconnu Pierre Roussellier, dans l'Américain Petrus Diison. Elle voulut fuir; le sentiment du devoir l'avait retenue auprès du blessé.

— Quand il sera guéri, je m'en irai, dit-elle. Blanche de Beaulieu est morte ; il n'y a plus ici que sœur Angélique. . .

Depuis dix jours, la sœur de Sainte-Marthe veillait le malade, refusant une remplaçante. Et la nuit, tandis que Diison dormait, la fille de M""* de Beaulieu oubliait le cloître et ses austérités pour revivre les choses passées, sa vivante jeunesse aujourd'hui morte.

Sa pensée la transportait sous les grands arbres du parc des Granges : vêtue d'une robe claire, souriant au ciel radieux, elle marchait à travers les allées ombreuses et là-bas, tout là-bas, près de la grille oii les gynériums étalent leurs panaches argentés, elle voyait venir un grand jeune homme, un laborieux élève de l'Ecole Centrale, qui l'abordait, la casquette galonnée à la main, le rire aux lèvres, avec ces mots :

— Bonjour, mademoiselle...

Ce mot « mademoiselle », il le prononçait d'une manière si charmante, si profondément émue, avec une telle harmonie qu'à celte heure encore, — après vingt ans, — la religieuse l'entendait vibrer à ses oreilles et que la parole réveillait ses sens endormis et mettait son cœur en fête.

Mais, brusquement, la réalité se dressait devant sœur Angélique et un désir de fuir s'incarnait en elle.

La conversation reprit :

— Ma sœur, murmura Diison, il faut que je vous parle... Il faut que je vous dise..

— Plus tard, monsieur... Pas aujourd'hui.. Le juge d'instruction va venir. .

Ne vous fatiguez pas...

La voix de la religieuse tremblait.

A un moment, leurs regards se croisèrent. Ils se virent, les yeux dans les yeux, et un cri sortit au même instant de leurs poitrines :

— Blanche!...

— Pierre !...

Diison tenait la religieuse contre son cœMir et il soupirait :

— Pardonne...

Mais sœur Angélique se dégagea doucement de l'étreinte :

— Nous offensons Dieu... Tout est fini, mon frère...

— Notre enfant ?...

— Notre fille est perdue pour nous... morte, peut-être...

— Mais, cest pour vous, pour elle, pour ma fille que je suis revenu en France... Parlez. Blanche, je vous en supplie, parlez, ma sœur.... Le froid des dalles a-t-il donc éteint votre cœur de mère ?...

La religieuse éclata en sanglots :

— Non ! . . . non 1 . . . Je suis mère toujours ! . . . Et prenant les mains du blessé:

— Chassée de la maison, je nie rendis avec mon enfant chez ma nourrice, à Nemours. La nourrice fit inscrire notre fille sous les noms de Marie-Marguerite.. Je revins aux Granges ; et là, j'appris par ma mère elle-même qu'elle avait fait enlever ma fille et que je ne la reverrais jamais... Quelques jours plus tard, ma mère était folle... Alors, prise d'une angoisse, d'une rancœur si grande que mes entrailles en sont à tout jamais meurtries, comme vous n'étiez plus là, comme j'étais seule, éperdue, je frappai à la porte du couvent de Sainte-Marthe... C'est là, mon frère, loin du monde, que je prie pour elle et pour vous...

— Et M""*^ de Beaulieu?

— Ma mère est toujours folle... Elle est enfermée à Tasjle de Clermont...

— Elle doit savoir...

— Sa raison est perdue, vous dis-je... Ma mère ne sait rien. Le docteur Dilson se dressa :

— Blanche, nous retrouverons notre fille!

— Dieu vous entende, mon frère !

— Pauvre Blanche !...

— Blanche de Beaulieu est morte,..

— C'est vrai... Sœur Angélique, vous serez mon amie...

— Oui... oui...

La religieuse essuya ses larmes.

Le docteur Hochecorne se présenta,

— Eh bien, mon cher confrère, je vous trouve en train de bavarder, malgré l'ordonnance... C'est bon signe... Comment allez-vous ?

— Mieux . . . Beaucoup mieux. . .

— Vous sentez-vous assez fort pour recevoir une visite ennuyeuse ?

— Quelle visite?

— Celle du juge d'instruction... Quand ces messieurs de la justice ont une bonne affaire, ils y mettent un zèle... Question d'avancement...

Pelrus Dilson soupira:

— Une bonne affaire?

— Eh ! oui, mon grand inventeur, n'ôtes-vous pas le lion du jour, le roi de Paris... Ah ! vous pouvez vous vanter d'avoir intrigué bien du monde avec vos affiches... Je ne vous demande pas la clef du mystère; vous ne me la donneriez

pas... Enfin, le juge d'instruction est à l'hôtel. . j'ai tenu à vous prévenir moimême pour vous éviter une émotion trop vive. . . Ktes-vous prêt ?

— Oui, mon cher monsieur Hochecorne.

Le médecin ouvrit la porte.

— Je vais chercher M. le juge d'instruction.

Quelques minutes après, le docteur Hochecorne revenait accompagné de M. Louis RifFaud, juge d'instruction, de son greffier et d'un commissaire aux délégations judiciaires. Quatre agents suivaient amenant, poucettes aux mains, Jacques Roussellier dit le Fiambard et Jeanne Raveaud, dite la Flamboyante.

Sur un signe du juge, les agents et leurs prisonniers restèrent dans l'antichambre.

Sœur Angélique fit mine de sortir.

— Ne vous éloignez pas trop, ma sœur, dit M. Riffaud, le malade peut avoir besoin de vous.

Puis, jetant un coup d'œil sur le salon dont la porte était restée ouverte :

— Si vous voulez bien passer dans la pièce voisine..,

— Moi, dit le médecin, je monte au n* 153 où m'appelle un voyageur malade ; il va, sans dire, monsieur le juge, que je me tiens à votre disposition... Je redescendrai dans un instant...

— Bien, monsieur le docteur...

Le greffier s'installa devant une table et se prépara à écrire.

D'une voix encore affaiblie, Petrus Dilson conta qu'il avait été attiré, la nuit, dans une maison isolée de la rue Ordener par un homme qui s'était présenté, le matin même, à l'hôtel ; que là, il avait été frappé.

— Et quel mobile vous amenait dans cette maison ? Le docteur Dilson songea à son frère et répliqua :

— Je ne puis répondre à cette question,

— Permettez-moi de m'en étonner, monsieur, dille magistrat.., La justice doit tout savoir et votre devoir est de l'éclairer... La société aussi bien que vous est en cause... Ne l'oubliez pas...

M. Riffaud renouvela sa question et l'Américain répondit:

— C'est un sentiment de charité qui seul m'a déterminé à me rendre rue Ordener..,

— Reconnaitriez-vous les individus qui vous ont blessé ?

— Peut-être... mais la chambre était obscure et je suis tombé si brusquement, si douloureusement qu'il me serait impossible de dire si je me trouvais en présence d'une ou de plusieurs personnes..;

— 11 résulte de la déposition de M. le capitaine Charles de Bligny, qu'il vous a trouvé, à onze heures, baignant dans votre sang, à une centaine de rnctres de la

maison où vous étiez entré... Et cependant, c'est bien dans la maison même que \()us avez été frappé?

— Oui, monsieur.

— Auprès de vous, une jeune fille appelait au secours?

— Oui, monsieur.

— Cette jeune fille avait-elle une allure suspecte?

— Non... Sans elle, je serais mort...

— L'enquête de M. le commissaire aux délégations judiciaires nous a amené à savoir que cette fille vivait en concubinage avec un homme dont il ne nous a pas encore été permis de reconnaître l'identité... Nous avons fait arrêter cet homme, car c'est dans la maison même qu'il occupait avec sa concubine, — niais qu'il a quittée depuis, — que la tentative de meurtre s'est accomplie...

Le juge d'instruction se tourna vers le commissaire :

— La chose est à peu près évidente... Après le crime, le Flambard, aidé de sa maîtresse et de ses complices, ont transporté leur victime dans le chemin. Effrayés par la bruit de la voiture de M. de Bligny, les hommes ont pris la fuite, laissant derrière eux Jeanne Raveaud qui, perdant la tètg, n'a rien trouvé de mieux que d'appeler au secours...

— C'est absolument certain, affirma le commissaire aux délégations. M. Riffaud s'adressa au docteur Dilson :

— Il vous sera facile, n'est-ce pas, de reconnaître l'homme qui, le 25 mars au matin, s'est présenté au Grand Hôtel?

— Certainement.

— Avez-vous un souvenir exact de la fille dont je vous parlais tout à l'heure?

— Non... Je crois qu'il me serait impossible d'affirmer...

— Qu'on introduise les prévenus, ordonna le juge.

Jacques Roussellier et Jeanne Raveaud entrèrent suivis des agents. La Flamboyante était terrifiée. Le Flambard se démenait, criant :

— Puisque je vous dis qu'il y a erreur... Je m'appelle Jacques Roussellier !... Pas le Flambard!... Jacques Roussellier!...

A ce nom prononcé par Jacques avec intention, Petrus Dilson se dressa sur son lit et regarda le prévenu bien en face. Dans cette figure flétrie et boursouflée, le docteur devina les traits de son jeune frère, l'enfant de la rue des Blancs- Manteaux.

— Reconnaissez-vous cet homme? interrogea le juge.

— Non...

— Vous voyez bien! cria Jacques, dont le regard s'alluma d'une flamme de joie... Ce n'est pas moi qui ai fait le coup...

— Rien ne le prouve encore...

— J'ai un alibi...

Nous allons le prendre dans ma, voiture ot le (ransporler au poste de police ie plus voisin.

Liv. 63

— Silence!... Vous avez écrit, greffier?

— Oui, monsieur le juge d'instruction.

— Et cette femme, la reconnaissez-vous? fit le magistrat en désignant la Flamboyante qui, les dents serrées, le regard clair et fixe, attendait.

Après une minute d'examen, Dilson dit :

— Oui...

Mais, brisé par l'émotion, le blessé perdit connaissance.

Sœur Angélique était accourue en même temps que le docteur Hochecorne.

— Cela ne sera rien, dit le médecin... Donnez-moi les sels!... La justice se retira.

— Je ne suis pas libre? gronda Jacques.

— Pas encore, répliqua le juge... Agents, reconduisez les prévenus! Dans l'escalier, le Flambard se trouva un instant auprès de sa maîtresse :

— C'est toi qui m'as vendu, sale p... ! Jeté réglerai ton compte!

Le Flambard et la Flamboyante furent réintégrés, l'un à Mazas, l'autre à Saint-Lazare, à la disposition de la justice.

Pendant le trajet de la voiture cellulaire, Jacquesse mit à réfléchir :

— Vrai, là... j'en ai joué dû Roussellier... La grande lettre P* a produit soil petit effet... Décidément, ce docteur Dilson est une pâte à gogo...

Une idée lui vint :

— Si c'était ? Oh! non, ce serait par trop veinard... Je me doute bien que la mouche et la noire vont reconnaître l'évadé de Poissy... Mais je sauve ma caboche... Bonne affaire!...

Grâce â l'alibi qu'il avait préparé avec le Marin, l'innocence de Roussellier fut reconnue.

Les habitués du bal Maupertuis, le patron en tête, déclarèrent quela nuit du crime, le Flambard avait passé son temps à boire et à danser ; — que même, la police avait dû intervenir pour mettre fin à une rixe provoquée par le prévenu.

Le rapportdu garde de service en faisait foi.

Cette nuit-là, le Marin, pour raison de femme, ne se trouvait pas au bal Maupertuis.

M.Biffaud, le juge d'instructioT, rendit uneordounancedo uoii-lic'U,eu la\ cur de Jacques ; mais ce qu'avait prévu le protecteur de la Flamboyante était arrivé. Maintenant, il était reconnu comme évadé de la maison centrale de Poissy et maintenu en état d'arrestation.

Le lendemain matin, quand la voiture qui condensait Roussellierau chemin de fer, arriva à la gare Saint-Lazare où le prisonnier devait prendre le train de Poissy, les gardiens ouvrirent les portes.

— Allons, descendez!... Et plus vite que ga!... La voiture était vide.

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