‹ Les martyres de la vieChapitre 44 sur 83 · FERDINAND · texte numérisé non relu

FERDINAND

Madame la marquise...

LA DOUAIRIÈRE

Qu'y a-t-il?...

FERDLNAND.

C'est Mademoiselle...

LA DOUAIRIÈRE, sc levant, menaçante.

Ma fille est ici, qu'on la chasse I...

{Entrent Blanche et Annctte.)

BLANCHE

Pardon!...

L\ DOUAIRIÈRE

Sortez 1...

ANNETTE VOISIN et FERDINAND, leS Wams johltCS.

Madame I... Madame!...

LA DOUAIRIÈRE, ('( sa fille.

Sortez!...

BLANCHE

Mon enfant... Où est ma fille?

LA DOUAIRIÈRE, (ivcc VU rire effrayant.

Ta fille est morte, je l'ai tuée!...

A ce moment, la folle repousse sœur Angélique et le docteur Dilson et elle se précipite dans la salle à mangei». M""' de Beaulieu s'assied dans le grand fauteuil, après avoir chassé le sosie d'un geste. Les deux comédiennes ont disparu. Blanche est aux pieds de sa mère.

— Maman, où est ma fille ? Dis, où est-elle ?...

— Elle est... Elle est...

Le docteur Dilson s'avance et s'adressant à la folle :

— Parlez, madame... Je le veux!

M""' de Beaulieu fait un effort de mémoire. Enfin, une parole sort comme un râle de sa poitrine oppressée :

— Ta fille est... elle est... chez Hortense de Bligny... Blanche eut un cri.

— Marguerite!... C'est Marguerite!... la jeune fille que nous avons ren-^ contrée à Enghien...

Et doucement :

— Oh! oui, Pierre, notre enfant est digne de nous!...

La douairière quitte son fauteuil. Elle se promène gravement dans la salle à manger en murmurant, les yeux rouges et la bouche contractée :

— La marquise Anne de Beaulieu est morte, morte, il y a des siècles... des siècles... des siècles!...

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