UN DÉVORÉ
M. Clément Fénières, — surnommé Fénissou — était fils de ses œuvres, ainsi que l'on dit communément en France pour tout individu que le travail a élevé au-dessus de son origine, de sa parenté, de ses amitiés premières.
Venu à Paris, du fond de la Creuse, à l'âge de quinze ans, le petit Clément montait du mortier et des pierres dans les chantiers. Et, à la nuit tombante, si le corps du jeune Creusois était rompu de fatigue, son esprit restait vigilant, inquiet, amoureux desavoir.
Tandis que les autres goujats-maçons s'attablaient, en compagnie des vieux, chez les marchands de vins, Fénières apprenait à lire, dans sa chambre. Au matin les compagnons de chantier le retrouvaient, le premier au travail, les yeux rougis ; et, déjà, cette nature primitive armée pour la bataille de la vie acceptait, sans récrimination, tous les commentaires des camarades. Les uns disaient qu'il
chez M. de Bligny, l'arrestation du comte, de ce jeune officier qui allait devenir Mf] son gendre. *f
— Eh ! monsieur le docteur, interrompit Putois, je ne serais pas surpris que ' Tinders-Gismarck ait organisé lui-même cette petite manœuvre. j
— Pour empêcher le mariage de ma fille? ■
— Parbleu ! Il me semble même que l'afîaire qui me conduit en Allemagne ■' se rattache intimement à l'arrestation du comte. Voulez-vous me donner carte | blanche?
— Oui, mon cher Putois... Mais, il faut, avant tout, délivrer le capitaine de Bligny de l'accusation dont il est accablé.
— Non... 1
— Et pourquoi ? |
— Parce que nous ne pouvons rien en faveur de l'officier français, si déjà nous n'avons confondu l'espion allemand.
Le docteur Dilson demeurait rêveur. Tout à coup, il releva la tête : ses yeux s'illuminèrent d'un éclair :
— Joseph Putois, le Français naturalisé citoyen américain est redevenu Français et il combat avec vous !
faisait la noce, hypocritement; d'autres affirmaient qu'une amourette le tenait . au cœur. On l'accusait d'avarice ; on le menaçait de l'expulser comme mouchard. Il laissait faire, il laissait dire, accomplissant sa besogne, à la grande satisfaction de ses chefs.
Travailleur infatigable, il continuait son œuvre, amassant des économies. Il venait de tirer au sort. Compris dans la seconde partie du contingent, il profita de son année de service pour travailler encore dans les chambrées, à l'heure oii les soldats prennent du repos. Libéré du service militaire, il revint à Paris, et cette fois en qualité d'ouvrier-maçon assez instruit pour aider un maître-entrepreneur dans ses devis et dans ses calculs. C'est ainsi qu'il épousa la fille d'un de ses compatriotes, Francine Fougeras qui, à la mort de ses parents, héritait d'une quarantaine de mille francs représentés en immeubles au pays natal.
Clément vendit les terres de sa femme et il succéda à son beau-père.
De ce mariage naquirent deux enfants, une tille et un garçon, Antoinette et Arthur.
Antoinette fut placée dans un pensionnat de jeunes filles de la rue du Rocher: Arthur commença ses études, comme externe, au lycée Condorcet.
Francine, — bonne et douce provinciale, — était fière de ses enfants.
En 1879, — après trente années de labeur — - Clément Fénières, riche de trois millions, vint habiter avec sa famille un appartement dans une maison somptueuse de la rue Royale.
Puis, avec ce désir de marcher encore que tout homme valide porte en lui, il fit construire, à son compte, sous sa direction, un hôtel sur un terrain que des démolitions récentes avaient rendu propice à une nouvelle édification, rue des Pyramides.
Il dirigea la bâtisse, non plus en entrepreneur, mais en artiste, ainsi qu'il le disait lui-môme. Ce futuji mauvais et dispendieux travail, un plagiat des mille constructions semées dans Paris, un mémorandum inhabile de lectures pçu portées et de désirs mal équilibrés, — une demeure trop riche, sans élégance et sans goût, — l'œuvre d'un brave entrepreneur se croyant un grand architecte.
M"'' Francine s'extasiait sur la richesse de la construction et du mobilier. La famille vivait luxueusement, et c'était merveille de voir l'entrepreneur d'antan se lancer dans des périphrases, discuter les styles de toutes les époques, blaguer rÉcole de Rome et la direction des Beaux-Arts de Paris.
M. Clément donnait à dîner; et comme sa bourse était toujours ouverte, les éloges ne tarissaient pas sur l'intelligence de ce provincial méconnu qui, plus jeune, il l'affirmait lui-môme, eût enfanté des prodiges, f i Peu à peu, la griserie des compliments envahit l'honn^éte nature du Creusois. Fénières s'engagea dans des entreprises hasardeuses ; les architectes et les entrepreneurs affluèrent chez lui, sollicitant des commandites. D'abord, il faisait la
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sourde oreille, jurant que le moment du repos était venu pour lui. Mais, doucement, les gens du métier flattaient sa vanité, le nommant « leur maître », le suppliant d'accorder à l'œuvre projetée l'autorité de son nom et de son expérience.
Si, parfois, Francine se permettait d'élever la voix, rappelant qu'une entreprise récente n'avait donné aucun résultat satisfaisant, Fénières, — l'architecte Fénières, dit Fénissou — arrêtait l'éloquence de sa femme avec ces simples mots :
— Je suis du métier et de l'art!...
L'art, ce mot, il le prononçait la bouche pleine, esquissant de grands gestes,
dans l'attitude d'un bohème fainéant, lui, l'homme de travail des temps passés.
Il écrasait sa vie de labeur, dans Touragan de sa déclamation puérile et ridicule, avec ses générosités excessives de parvenu.
Il voulait que sa femme portât de riches toilettes; que sa fille fût une « demoiselle ». Son fils, le collégien du lycée Louis-le-Grand, était déjà un « monsieur », un vrai Parisien fumant de gros cigares, à l'âge de seize ans, étonnant ses camar^ides par la coupe de ses habits, par l'étalage de son argent de poche, dépensant en une soirée, au café, les vingt semaines que gagnait autrefois son père, l'ancien goujat-maçon.
Les domestiques volaient à l'hôtel de la rue des Pyramides. Il ne pouvait en être autrement. La pauvre Francine écoutait tout ce qu'on lui disait, prise d'un sentiment de reconnaissance, devant l'humble attitude de ses serviteurs, — de ses serviteurs qu'elle prenait à part, au moment des réceptions, pour leur demander de sages conseils, peureuse, toujours peureuse, en présence du lu.xe de sa maison.
Elle aussi., elle accueillait fort bien les flatteries. Son nom figura en tête des œuvres de bienfaisance. On disait : « la riche M"' Fénières »; et ceci la flattait énormément.
Puis, il advint que Clément Fénières subit une grosse perte dans la faillite
*d'un banquier de la Creuse où il avait placé le fruit de ses derniers travaux. Le
banquier était traduit devant la cour d'assises. C'est à ce moment que l'ancien
entrepreneur entra en relations avec M*' Pilou, le notaire de la rue Saint-
Honoré.
Il venait, chez le notaire, en toute confiance, criant de sa grosse voix qui blé- ^ sait un peu, qu'il avait été stupide de laisser des capitaux dans des baraques deî province qui croulaient au premier vent.
M'' Pilou écouta les plaintes de l'ancien entrepreneur.
— Mon cher client, fît un jour le notaire, nous allons rattraper toutes vos pertes...
— Ah!...
Mme Féiiiè.uû et sa liUo ki'!1vii-ciii ua cscal.er.
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— Parraitement... Nous l'ondons une société pour l'exploitation d'«ne mine d'or en Amérique, dans le Colorado,.. *
— Je croyais que les mines du Colorado...
— x\pparten aient à M. Mackay?
— Oui...
— M. Mackay ne possède que quelques mines... Nous avons acheté des terrains qui nous donneront des millions ; — vous m'entendez, — des Baillions... des milliards!.,.
Et le notaire fit passer devant les yeux du Creusois des titres de propriété et puis un papier bristol où se trouvaient inscrits les noms des membres fondateurs, des ducs, des marquis, des comtes, des généraux, des sénateurs, des députés, d'anciens préfets, d'anciens ministres, le nom de Pilou lui-même.
— C'est que c'est sérieux, ça, disait Fénières.
— Je crois bien... Voulez-vous en être?... Il reste encore une place à prendre dans le conseil d'administration de la Coloradine...
— Vous voulez que moi...
— L'assemblée vous nommera, à l'unanimité, j'en réponds...
Clément Fénières serra les mains de Pilou et il s'engagea à prendre pour cinq cent mille francs d'actions.
A dater de ce jour, il ne jura plus que par la Coloradine.^
Sur la proposition du duc de Rivière, le propagateur de l'émission, la candidature de l'ancien entrepreneur auquel on octroyait le titre d'architecte, fut acclamée, lors d'une réunion de prétendus actionnaires.
Quelques mois plus tard, maître Pilou fit un nouvel appel à son client. Des ennemis, comme on en rencontre partout, organisaient la baisse, il fallait riposter par la hausse. Fénières objecta des embarras momentanés d'argent.
Mais le notaire avait réponse à tout :
— Qu'à cela ne tienne, mon cher,, vous avez des immeubles rue Laffitte et boulevard Magenta. Je vous procurerai les fonds...
Fénières emprunta, par hypothèques, sur ses maisons, négocia des titres de rentes, espérant encore, espérant toujours en la Coloradine.
— Nous vaincrons! affirmait Pilou...
Mais, comme la victoire se faisait attendre et que déjà les assemblées d'actionnaires devenaient tumultueuses, l'ancien entrepreneur se rendit aux sages conseils de sa femme, en vendant son hôtel pour s'installer dans un appartement de l'avenue Trudaine.
Arthur avait grandi, insouciant des préoccupations paternelles. Il faisait la fête au quartier latin oii il préparait encore son baccalauréat. Reçu bachelier, le jeune homme commença ses études de médecin ; puis il prit des inscriptions à
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la Faculté de droit, vivant de la vie d'édudiant, jusqu'au jour où, lasse des brasseries de l'autre côté*de l'eau, il apparut sur la rive droite,
Arthur était sensuel, joueur. Il devint un pilier de cercle, un familier du demi-monde, jetant l'or à pleines mains et s'adressant aux usuriers, lorsque la bourse paternelle ne s'ouvrait pas toute grande. •;
Certain soir, le père Fénières eut l'idée d'établir son bilan et il demeura terrifié, lorsqu'il fut obligé de convenir lui-même qu'il lui restait à peine vingt mille francs de rente.
Francine essaya de lui donner du courage.
— Avec vingt mille francs, on peut vivre...
— Ne te désole pas, mon père, disait Antoinette, la sœur d'Arthur, — une bonne et vaillante fille, — nous réduirons la dépense.
Mais Clément, déjà vieilli, secouait tristement la tête.
Vingt mille francs de rente!... Une belle aflaire, à côté des trois millions d'autrefois !
A un moment, Fénières songea à se remettre dans le bâtimeni pour y risquer le capital qu'il possédait encore ; mais il se sentit vieux, très las, incapable de déployer l'activité nécessaire à la direction des travaux. Il s'était habitué aux plantureux repas, aux grasses matinées, à l'endormement du bien-être.
Parfois, il revoyait les chantiers incendiés de soJeil, tandis au'il mangeait un morceau de pain, tandis que pendant, la trêve du travail, il se couchait sur la dure, la casquette rabattue sur les yeux, avec un moellon pour oreiller.
Alors, désireux quand même de redevenir riche, il se hasarda dans les opérations de Bourse, timidement d'abord. Enhardi par le gain, il fit des différences énormes et le krach le compta parmi ses victimes.
Il emprunta. — Il eut des rendez-vous avec ces êtres sordides que l'on voit, le matin, au passage des Panoramas, dans les cafés des boulevards, — avec ces hommes aux allures étranges, dont l'unique profession consiste à faire escompter des signatures douteuses chez des banquiers véreux.
Fénières fut encore volé, honteusement volé.
Alors, la débâcle arriva, foudroyante.
Toutes ces valeurs que le malheureux avait souscrites, à des taux formidables, il fallut les rembourser.
Les tiers porteurs restèrent froids" devant les supplications de Fénières.
L'ancien entrepreneur eut beau invoquer sa bonne foi surprise, son désir de se
libérer par acomptes. Le tribunal de commerce de la Seine rendit jugements sur
jugements. Et après tous les délais, — oppositions aux jugements, assignations
en débouté d'oppositions, etc. ; — les huissiers vinrent saisir dans l'appartement
d« l'avensme Trudaine.
■*'■* Devâéit le malheur, Clément fut faible et lâche.
Mais Franciae et sa fille Antoinette sentirent s'éveiller en elles l'impérieux désip de tenir tête à l'orage.
Et toutes deux, mère et fille, tandis que l'homme restait sans force et sans énergie, elles entreprirent la résurrection du foyer domestique. M"' Francine congédia ses domestiques, ne gardant auprès d'elle qu'une servante, une fille du pays, la vieille Jean-Jean, fort dévouée à ses maîtres.
La Jean-Jean, elle était venue, 'elle aussi, de la Creuse, après avoir servi la mère de M"' Fénières, après avoir élevé Francine.Elle avait assisté aux désordres pompeux de l'hôtel de la rue des Pyramides, à l'écroulement de celte fortune édifiée pas le travail: elle s'était faite toute petite, lors des réceptions fameuses, se contentant de laver la vaisselle, aux heures glorieuses où un chef de cuisine trônait à l'office.
A Paris, elle avait vécu dans cet isolement farouche que gardent toujours les gens de province appelés dans la capitale, lorsque déjà ils sont trop vieux pour preïî4re leur part de la joie des jeunes que surexcitent et métamorphosent le nouveau et Tinconnu de toutes les heures.
La vieille Jean-Jean était restée fille de province avec ses mouchoirs de couleur qui donnaient à rire aux femmes de chambre.
Les soirs d'hiver, assise devant les fourneaux de la cuisine, elle écoulait les rumeurs de la ville, comme naguère les bruits des chariots cahotant sur les routes du village. Aujourd'hui, dans ce modeste appartement de l'avenue Trudaine, la servante se sentait mieux à l'aise, ayant au cœur la pensée de se rendre utile aux Fénières. Toute son activité de femme s'était réveillée au moment du départ des domestiques à gages; car elle était sans gages, elle, se contentant des robes et du linge que ses maîtresses ne portaient plus.
Bien souvent, lasse du bruit de la riche maison, elle avait supplié M"» Francine de la laisser partir pour son trou de village. Maintenant, elle comprenait qu'il fallait rester.
Dans le monde parisien, on ignorait encore la ruine prochaine de M. Fénières et l'on fêtait toujours M. Arthur qui, pour éviter les observations de la famille, venait d'accepter l'hospitalité de son amie la Chatte-Eplucheuse.
C'est en vain que Francine et Antoinette suppliaient le jeune homme de prendre une position : Arthur restait sourd à tous les reproches et à toutes les prières. Depuis sa tentative de suicide à la villa de Chatou, il n'avait fait que de bien rares apparitions à l'avenue Trudaine, dissimulant par un col montant les marques légères de sa pendaison restée sans effet...
— Une cicatrice... disait-il, se traitant lui-même d'imbécile, lorsque sa maîtresse lui rappelait l'histoire de la corde coupée.
— Parbleu ! conclut, un soir, la Chatte-Eplucheuse, tu affirmeras que tu t'es battu en duel et que tu as reçu un coup de sabre!... C'est très chic, trèi Y'ian; trôi poiehutti un ooup de sabre L^*
Le jeune homme accepta gaiement ta plaisanterie, se promettant de placer le bon mot, à l'occasion. Arthur se laissait vivre. Tout d'abord, les propositions do la fille lui parurent monstrueuses; il se révolta, cherchant encore dans l'alcôve. un clou pour se pendre. Mais, peu à peu, le sens moral s'émoussa dans cet esprit futile et il n'en resta plus trace, le jour où Arthur écrivit k son père quun de ses riches camarades, — un ancien copain du lycée, — l'emmenait, à son compte, dans un voyage, à travers l'Europe.
La Chatte-Eplucheusc avait des désirs lubriques; Arthur était joli gurçou ; il on profilait.
M"" Fénières et Antoinette ne mirent pas en doute la bonne foi du jeune homme; (|uant au père Clément, il resta sombre.
L'ancien entrepreneur cherchait un emploi, sollicitant l'appui des députés de lu (Creuse.
E:i attendant la position à venir, les traites et les billets plcuvaient comme t;Tôle.
Di'jà, les tiroirs étaient emplis de reconnaissances du Monl-de-Piété. L'argenterie de table, les bijoux, les montres et les bagues avaient disparu.
Ce soir-là, M"° Fénières et sa fille pleuraient.
Antoinette, — une charmante enfant à la chevelure blonde, aux grands yeux noirs rêveurs, — essayait en vain de consoler sa mère.
— Tu verras, maman, j'aurai de l'ouvrage... On gagne beaucoup... beaucoup avec les travaux de dentelle et les tapisseries... Je vais commencer un tapis haute-laine... Nous le ferons vendre par un magasin... Tu verras... puis, papa doit avoir une bonne place.
Clément entra.
L'homme se traînait, voûté, la figure jaunie.
— Je n'ai rien trouvé... rien... J'ai obligé bien des personnes, pourtant... Ah ! les misérables I les misérables ! . . .
Il s'était assis, le front dans ses mains, regardant le parquet, de ses yeux vides.
Antoinette le caressait doucement :
— Ne te désole pas, petit père...
Dans la chambre voisine, M"* Fénières donnait des ordres à la vieille domestique, en lui remettant une pendule enveloppée dans un journal.
— Vous demanderez quarante francs là-dessus...
— Oui, madame...
— Voici les papiers...
La Jean-Jean descendit l'escalier. Comme elle passait devant la loge, la concierge l'arrêta :
•^ Où allez-vous ?.»« Que portes-TOui?^*.
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Puis, furieuse, la femme entr'ouvrit te paquet :
— Vous direz à M°" Fénières qu'on ne déménage pas, quand on redoit trois termes... Le propriétaire me rendrait responsable... Vous m'entendez... Rapportez là-haut votre pendule, ou j'appelle le commissaire de police...
La Jean-Jean, effrayée par la menace, rapporta la pendule à M™^ Fénières. Alors, ce fut Clément qui prit la parole :
— Je me suis renseigné, dit-il, il y a une maison, rue Clignancourt. qui acliète très cher les reconnaissances du Mont-de-Piété... On peut même retirer les titres, en payant des intérêts... Tenez, voici les prospectus que l'on distribue sur les boulevards...
Les propectus disaient :
SI vous AVEZ BESOIN D ARGENT, ADRESSEZ-VOUS