‹ Les martyrs d'Arcueil: détails authentiques sur leur vie, leurChapitre 5 sur 9 · SI · texte numérisé non relu

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tenaient, disait-on, au général Wrobleski ou, pour mieux dire, au citoyen Cerisier et à ses hommes qui en disposeraient à leur gré.

Quelles étaient, pendant cette longue semaine d'agonie, les pensées de nos prisonniers? Leurs compagnons de captivité nous racontent qu'une douce gaieté ne cessa de régner dans ce triste cachot. Excepté quelques serviteurs mariés et pères de famille dont l'attitude était plus sombre et l'air plus accablé, tous continuaient kur vie ordinaire, non par oubli ou par mépris de la mert, mais parce qu'ils avaient fait à Dieu, pour la France, le sapai trouver dans Técole. Quant à Tincendie, les ordres étaient donnés et les mesures étaient prises, mais l'armée de Versailles possédait déjà les forts les plus voisins et il fallut abandonner ce sinistre projet.

crifice de leur vie. Les Religieux multipliaient leurs prières habituelles ; ils s'encourageaient l'un l'autre el exhortaient impagnons. Chaque soir on disait elel en commun, et l'on ajoutait unies ordinaires un souvenir pour ;s absents. Quelquefois le P. Captier, brisé par les privations et accablé d'inquiétudes, voilait sa tête dans un pan de son manteau. On se taisait alors autour de lui par respect pour celle méditation silencieuse, et tous s'associaient du fond de leur cœur à la prière offerte à Dieu par un tel homme pour ses frères et pour ses enfants. D'autres fois, il se soulevait de sa couche de paille pour adresser à ceux dont il était le chef des paroles de vie et de salut- Du dehors les fédérés assislaient et insultaient à ces actes de religion. Un matin que l'horizon était en flammes du

côté de Paris, le P. Caplier disait son bréviaire en marchant à grands pas :

« Oui, priez Dieu, lui cria-t-oii d'une v^ ironique à travers la fenêtre, afin que torpilles dont la ville est remplie ne t sent pas explosion. — Jele fais, » répi dit-il paisiblement et tristement, puis, ayant acbevé son bréviaire, il demanda à ses compagnons de prier avec lui, et leur lut le chapitre du livre de VlmitaUop, OÙ il est parlé du mépris des injures.

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