‹ Les martyrs de la Révolution dans le diocèse de SéezChapitre 7 sur 29 · M. PIERRE APPERT · texte numérisé non relu

M. PIERRE APPERT

damné à la réclusion perpétuelle pour sa fidélité à son bon Maître (12 novembre 1792). Il avait alors soixante-sept ans. La charité de Jésus-Christ, qui embrasait son cœur, lui donna la force de supporter le cruel martyre qu'on lui fit subir pendant près d'une année à l'abbaye de Patience, transformée en prison pour les prêtres catholiques.

Le 22 octobre 1793, le confesseur de la foi vit encore aggrayer ses souffrances, à cause de l'ordre donné par la société populaire de transférera Chartres tous les prêtres détenus dans les prisons de Laval. Dans ce voyage, M. Apper se vit plusieurs fois l'objet particulier des insultes des ennemis de Dieu. Unfermier de Couterne, qui, malgré sarépugnance, avait été forcé de conduire lui-niême dans sa voiture M.Âppertetplusieursautresconfesseursdelafoi, a racontéà biendes personnes le fait suivant: «M. Appert était accablé de fatigues et de mauvais traitements. Voyant qu'on avait arrêté la voiture devant un cabaret, il demanda un peu d'eaude-vie pour réparer ses forces. Mais son conducteur, auquel il offrait le prix de ce léger soulagement, n'osa le lui faire apporter. « C'est impossible », lui dit- il, «je craindrais de me compromettre w. Eneflfet, la populace furieuse environnait les voitures et proférait des menaces de mort. Une mégère, qui était à la porte du cabaret, voyant de loin l'argent du prêtre, et entendant sa demande, s'avance effrontément et dit: « Donne-moi ton argent, citoyen, et je vais te bien servir ». Un instant après elle lui apporta un verre de vinaigre. Le prêtre en approcha de ses lèvres, et dit : « Je ne boirai pas cela ». Le vénérable ecclésiastique qui nous a transniis ce récit, fait à- ce sujet la réflexion suivante : « En vérité, n'y artril pas dans nos saints prêtres, martyrs des brutalités révolutionnaires, de ces grands traits qui les rapprochent évidemment du divin Maître agonisant sur la croix? »

A peine M. Appert fut-il arrivé à Rambouillet qu'il sentit son corps fléchir sous le poids de ses maux. Le médecin, désespérant de sa vie, flt transporter ce bon vieillard à l'hô-

pital, afin qu'il pût du moins y mourir en paix. La patience du confesseur de la foi ne se démentit pas un seul instant, et son visage garda jusqu'à la fin la même sérénité. Il savait que mourir, pour lui, c'était aller à la vie éternelle. Il expira doucement dans le baiser du Seigneur, le 6 décembre 1793 (i).

Le 8 décembre 1793, on vit expirer avec le même calme M. Jean Guillaumet, curé d'Avernes-sous-Exmes. Arrêté en 1792 pour son inviolable fidélité au chef de l'Eglise, ce vénérable ecclésiastique, qui avait blanchi au service des autels, se vit alors conduit à Alençon comme un malfaiteur, et enfermé à l'Abbaye de Sainte-Claire. Il était âgé de quatre-vingt-quatre ans; mais sa vieillesse ne lui fit point trouver grâce devant ses persécuteurs. L'année suivante, il fut du nombre des confesseurs de la foi, qui furent jetés sur de misérables charrettes et conduits à Chartres à travers les malédictions d'un peuple égaré. La prison de cette ville était encore trop douce, aux yeux des persécuteurs, pour les ministres de Jésus-Christ. M. Guillaumet, qui n'avait plus qu'un souffle de vie, fut de nouveau jeté sur une charrette, et transféré à Rambouillet. 11 y arriva si malade et si épuisé de forces que le gardien de la prison le fit transférer à l'hospice de la ville, où il expira le 8 décembre 1793.

L'hospice de Rambouillet vit mourir^ à la même époque, un autre ecclésiastique d'une vertu éminente, M. Matthieu Chantel, né daiis le voisinage de Domfront. Il était chapelain de l'hospice d'Ambrières (2), lorsque l'Assemblée

(i) Lettre de M. Tabbé Périer, ancien curé de Tessé-la-Madelaine ; — L'Eglise du Mans durant la Révolutioîi, t. ii, p. 622. (2) Chef-lieu de canton de Tarrondissement de Mayenne.

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I fiitianale prescrivit le serment constitutioanel. Il ne cru) I pas deyoir renier sa foi pour plaire aiix sophigte9 impies qui voulaient donner des lois à l'Eglise de Dieu. Obligé poui' ce motif de quitter le poste de dévouement qu'on lui avail conâé, il se réfugia dans sa pieuse famille, où il s'appliqua but entier à la prière et aus bonoes œuvres. Sa vertu répandait un trop vif éclat pour n'être pas remarquée des persécuteurs. Au mois de mars 1792, ils le firent arrêter comme prêtre réfractaire, et conduire à Domfrout, cbargé de cbalnes. Le pieux confesseur de la foi avait alors soixante- trois ans. Quelque temps après, il fut transféré à AlençoD avec plusieurs de ses confrères du diocèse du Mans.

Notre-Seigneur Jésus-Christ permit que les "noms de ©es fidëleB serviteurs de Dieu fussent portés jusqu'à Londres, où M" François de Jouffroy-Gonssans, évèque du Mans, était allé se réfugier. Toucbé d'une profonde compassion au récit des souffrances qu'enduraient ces nobles victimes de la foi catholique, il leur écrivit la lettre suivante, qui leur fut portée à Alençon :

I "Quel spectacle altendrissanl pour la, religion, mes très-chers , coopérateurs, quel exemple édiflanl votre détention à Alençon va fournir à l'Eglise éplorée I Mon âme aurait succombé de douleur, à la Iriste nouvelle de l'arrêté qui vous enlève à vos troupeaux cliéris, qui vous force de vous éloignerde vos paroisses, si je n'avais eu la cousolatiou d'apprendre au même momeul que tant de tourmeols, de persécutioQS ne feront que vous affermir dans la foi, qu'animer votre courage, et ne serviront qu'à vous faire redoubler i'efforts et de ferveur pour sauver la religion.

" J'en remercie mille fois le Seigneur. Séparés de votre peuple, tous ne poun'ez plus, hélas I lui distribuer b pain de la parole, mais vous y suppléerei par des écrits, et vos exemples seront plus éloquents, plus persuasifs que les plus beaux discours. H ne sera plus présent à vos sacrifices ; mais vous ne l'en rendrez pas moins participant. Que vousm'étei chers, ô mes vénérables frères I

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Que VOUS êtes chers à TEglise ! Que vous êtes grands aux yeux de la religion ! Jamais vous ne fûtes plus dignes des respects de la confiance des peuples ; et jamais aussi vous n'avez donné une preuve plus sensible et moins équivoque de votre zèle et de votre affection. Chassés de vos maisons, sans temples, sans autels, sans asile, peut-être sans subsistance, vous ne témoignez qu'un regret, celui d'être arrachés à vos troupeaux. Si parmi vos ouailles quelques-unes vous sont enlevées et sont entraînées dans le schisme, quelle sollicitude pour les rappeler, pour les rechercher ! Que de vœux formés au ciel pour obtenir du Dieu de lumière qu'il les touche, qu'il les éclaire, qu'îl les convertisse ! Que ma satisfaction serait grande, mes très-chers frères, de vous voir et de me trouver au milieu de vous ! Que dis-je ? J'y suis et ne cesse d^y être par une tendre et incroyable affection. Avec quel empressement je partagerais vos peines et vos maux ! Ils sont grands ceux que nous endurons, mes chers et vénérables frères ; mais ne nous lassons pas de souffrir pour la défense de la foi : ne perdons pas par notre découragement le fruit de nos travaux ; les apôtres et les premiers chrétiens, tous les Saints de l'antiquité ont été éprouvés par le feu des tribulations. Heureux celui qui est digne de souffrir pour Jésus-Christ, parce que les souffrances de la vie n'ont aucune proportion avec la gloire qui doit éclater en nous dans une vie meil- 'leure... ! »

Il n'est pas besoin de dire avec quelle joie M. Chantel reçut ce touchant témoignage de raffection de son évêque. Les fatigues et les privations, que le serviteur de Dieu eut à supporter dans le pénible voyage d'Alençon à Rambouillet, n'affaiblirent en rien l'énergie de son âme ; mais elles lui enlevèrent le peu de santé qu'il conservait encore. Quelques jours après son arrivée à Rambouillet, il tombe gravement malade. Comme son visage décomposé annonçait une mort prochaine, on le transporta à l'hospice. 11 y rendit tranquillement son âme entre les mains de son bon Maître, le 14 janvier 1794 (i).

(1) Lettre de M. le curé d'Ambrières ; — L'Eglise du Mans durant la Révolution, t. I, p. 369, et t. n, p. 630.

il. NICOLAS GOBEFBOI.

Deux de ses compagnons de captivité, M. Nicolas Godefroi DlM. Joseph Levêque le suivireat de près dans la patrie céleste. M. Nicolas Godefroi, né à Lignières-la-Carrelle (1), en 1 1718, gouvernait depuis environ cinquante ans la paroisse ie Saint-Paterne (Sarthe), lorsque arriva la révolution. L'affection et le respect que lui portaient ses paroissiens ne purent le mettre à l'abri des persécutions dirigées contre les prêtres Qdèles à la foi catholique. Dès le commencement 3u mois de mai 1791, il reçut l'ordre de quitter son presbytère et d'abandonner son église à un intrus. 11 garda cependant aussi longtemps qu'il lui fut possible le poste que son évêque lui avait conllé, célébra une dernière fois la grand'messe, le jour de la Pentecôte (27 mai), et, se voyant pressé de partir par l'intrus et la garde nationale, il sortit de son église, après avoir recommandé son troupeau au Seigneur.

Une pieuse famille de la ville d'Alençon s'empressa de lui o&ir un asile. Au mois de septembre 1792, le bon vieillard se vit forcé de quitter encore cette retraite, et de se constituer prisonnier à l'abbaye de Sainte-Claire d'Alençon. U aima mieux être détenu dans cette ville que dans celle du Mans, parce qu'il espéraity vivre plus près de ses bien-aimés paroissiens ; mais, au mois d'octobre 1793, il lui fallut renoncer à cette espérance, et partir pour Hambouillet avec les autres confesseurs de la foi.

Aumoraent de son dépari, un neveu de M. Godefroi étant Venu pour le consoler et lui rendre quelques services, on le força de payer les cordes dont on avait garrotté le vénérable serviteur de Dieu. Pour lui, il supporta, sans se plaindre, toutes les injustices et les mauvais traitements de ses gardiens. Il adressait même pendant la route à ses com-

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pagnons de soufTranees ces paroles du Propliète-Royal: fi Réjouissez-YOus dans le Seig;iieur, ô justes ; il convieat <■ aux Saints de se livrer à l'alléf^resse. Car les yeux du Sei- " gnetir sont fixés sur ceux qui le craignent, et sur ceux qui ■' espèrent dans sa miséricorde, afin de les délivrer de la " mort et de les nourrir dans leurs nécessités ». Sa confiance en Dieu ne se démentit pas ud instant pendant ce pénible ■voyage.

Arrivé à Rambouillet, le confesseur de la foi vit accroître ses infirmités et ses souffrances sans rien perdre de la paix céleste qui remplissait son âme. On le déposa dans une vaste chambre, où, engourdi par l'âge et par le froid delà saison, il ne vit point de Feu pendant l'hiver ; encore n'a- Tait-il pour lit qu'un peu de paille. Comme, malgré ces privations, M. Godefroi et ses confrères ne mouraient pas assez vite au gré des persécuteurs , vers le commencement de juillet 1794, on fit moudre pour eux du grain qui avail pourri dans les magasins, et dont les animaux n'auraienl pas fait leur pâture. Cette farine corrompue engendra bientôt une terrible dyssenterie. Aucun des confesseurs delà foi n'en fut exempt, Ils étaient tous dans le sang jusqu'à la moitié du corps, sur la paille qui leur servait de couche. Après quelques jours de souffrances endurées avec un« patience inaltérable, M. Godefroi fut transporté à l'iiospice A la ville. 11 y mourut, le 30 juillet 1794, en priant pour ses persécuteurs.

M.Joseph Levèque, né à Saint-Brice, prés Dorafroni, la 6 janvier 1730, était curé de Launay-Villiers, près Laval, «i ngi.ll refusa le serment constitutionnel et resta daassafaroisse malgré les menaces des impies. Arrêté vers le mois de juin 1792. il fut enfermé aux Capucine de Laval, et traBS-

!56 ; — L'Eglise du ilnns t/ui-ant la Itive-

M. SrCOLAS TAHOUHET. iîl

i, le 14 octobre suivant, àl'abbaye de Patience. Quelques I Jours après on le fit partir pour Cbartres. Le long de cette 1 ^oie douloureuse, le pieux Joseph Levêque se rappelait ces I paroles du divin Maître : " Vous serez bienheureux, lorsque I d les hommes vous luaudiroût, qu'ils vous persécuteront, 1, Il et qu'ils vous diront mille injures à cause de moi ;réjouis- ! "sez-vous, tressaillez d'allégresse ; car une grande récom-

" pense vous attend dans li^ ciisl •>, et il se sentait prêt à en- ■ durer mille morts plutôt que de trahir sa foi. De Chartres j les persécuteurs le firent transférer à Rambouillet. Vers le I milieu du mois de juillet ITdi, ayant été attaqué du Qéau ' (fuidécimait les confesseurs de la foi, il expira doucement

fjitre les bras de ses compagnons de captivité, après leur

avoir donné l'exemple de la plus touchante résignation.

Son âme, délivrée des misères de cette vie, s'envola au ciel,

le2 août 1794(1).

Trois jours après le ciel s'ouvrit pour une autre victime I de la foi catholique, M. Nicolas Tabouret, né à la Frei naye-aux-Sauvages (2), en 1731. 11 avait été nommé curé de I Nécy (3) en 1763. Il exerçait depuis vingt- six ans les îonclioos pastorales dans cette paroisse, lorsqu'elle res- I sentit les premières secousses de la révolution; voulant . contribuer selon son pouvoir à rétablir la paix, il rédigea, conformément aux désirs du roi, un cahier de vœux que l'oB conserve encore, et qui indique les principales choses àrétormer dans l'ordre civil et religieux pour assurer la tranquillité du royaume [i). On sentà la lecture de cet écrit.

(I) Lettres àa K. l'tiibé Uorice, curé de Launaf-Villiers, et de M. Potel, i , cori de Saint-Orice, près Domfrunt.

(S) Canton de Briouse, arroDdisBenienl d'Argentan (Orne). (S) Canlon de Trun, arrondiesement d'Argon tan. (i) Vnir ce Cahier aus Pièces jualificaliTts. Les Martïus. -

50 LIVEIK n, CHAPITRE IH.

combien ce bon pasteur aimait le [leuple et combien il a ritait peu les persécutions qu'on lui fit endurer plus ti

Fidèle à l'Eglise catholique, M. Tabouret fut obligé, à la ' fin du mois de juin 1791, de quitter son presbytère et d'abandonner son égliseà un intrus.Afindecontinuer autantqu'il : lui était possible à travailler au salut éternel des âmes cou- j fiées à ses soins, il se cacha dans les environs de Nécy, et, déguisé en colporteur, avec une hotte sur le dos, il parcourait la nuit les villages, oiJ il y avait des malades. Comme ' il était très-aimé des fidèles, ils se faisaient un bonheur de [ le dérober aux poursuites de ses ennemis. ,

Leur pieuse affection ne put l'empêcher d'être reconnu un jour par un fougueux républicain, célèbre dans tout le pays sous le nom de Robespierre. Accompagné de quelques hommes violents, le Robespierre de Nécy se mit à la poursuite du bon vieillard. Celui-ci, averti du danger par les clameurs des révolutionnaires, alla chercher un asile chez M. Charpentier, maréchal à Occagnes. Il venait à peine de se blottir sous le soufflet de la forge, lorsqu'il entendit à la r porte le bruit de ses ennemis. Ils découvrirent facilement i leur victime et la conduisirent à Argentan, en chantant une 1 patriotique, dont le refrain était :

t faut plus en république Ni prêtres, ni roifi, plus de cullfl catbalique, «te.

Cette arrestation eut lieu vers le commencement de l'année 1793. Le pieux curé de Nécy fut condamné, comnie sexagénaire , à la réclusion perpétuelle dans les prisons de la république. Ses souffrances ne l'empêchèrent pas d'écrire à ses anciens paroissiens, pour leur recommander de demeurer fermes dans la foi de l'Eglise romaine, et fidèles aux devoirs du christianisme. On trouve ( sur un procès-verbal du club des amis de la Constitution, \ d'Argentan (26 janvier 1793), « une dénonciation contre le

M. J,».C0tIE3 LOrsEAU.

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prélre Tabouret, cx-curé de Nécy, qui du fond de sa prison fenatise encore son ancienne paroisse ".

Au mois d'octobre 1793, le confesseur de la foi tut transféré À Chartres, puîsâHambouillet. Au milieu des peines et des privations de toute sorte qu'il endurait, il conservait toujours un visage serein, et prenait plaisir à rendre à ses confrères malfides les services tes plus pénibles à la nature. Penché sur leur misérable gi'abat, il les consolait, comme un ange de paix, et leur répétait souvent ces paroles de l'Ecriture (1) ; «Prenez garde de perdre la confiance en Dieu, à laquelle est réservée une grande récompense; la patience vous est nécessaire, afin que, par l'accomplissement de la volonté de Dieu, vous obteniez le bonheur promis aux Saints, Encore un peu de temps, encore quelques jours, et Celui qui doit venir viendra; il ne tardera point ". Le confesseur de la (oi étant lui-même tombé malade au milieu de ces œuvres saintes, vit arriver avec joie la fin de son pèlerinage, On le transféra à l'hospice, par ordre du médecin, qui lui prodigua tous les secours de son art pour lui sauver il vie. Mais ce bon vieillard, levant les yeux au ciel, d'où il attendait le véritable salut, disait à ceux qui l'entouraient : "Je ne trouverai de soulagement qu'en Dieu, qui a fait le ciel et la terre ». Après avoir offert sa vie au Seigneur pour saparoisse et son diocèse, il expira doucement, le .'">,aoùt I7M (2).

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