Talmudde Jérusalem, Aboda zara, ii, 2 (fol. 40 d
3. Derenbourg, Histoire de la Palestine d'après les Thalmuds p. 349-354.
iEi MARTÏKS. — T. IV, C
XXXVIII Les Martyrs
ment ; mais moi j'ai pour but la vie future, tandis qu'eux ils n'arriveront qu'à la fosse de la destruction'. » Tout le travail de ces écoles consistait à raffiner sur des subtilités à peine saisissables et à rendre impossible le rapprochement avec les minim. I.e célèbre rabbi Tarphon^, le coryphée des écoles juives de la fin du i" siècle, donnait le ton. C'était un homme capable de modération ; mais la secte des minlm lui faisait perdre toute mesure. Les Évangiles étaient tombés entre ses mains et lavaient grandement irrité. On lui fit observer que cependant le nom de Dieu s'y trouvait souvent répété ; mais le maître s'emporta : « Je veux bien perdre mon fils, dit-il, si je ne jette au feu tous ces livres, dans le cas où ils me tomberaient sous la main, avec le nom de Dieu qu'ils contiennent. Un homme poursuivi par un assassin, ou menacé de la morsure d'un serpent, doit plutôt chercher un asile dans un temple d'idoles que dans les maisons des minim ; car ceux-ci connaissent la vérité et la renient, tandis que les idolâtres renient Dieu, faute de le connaître *• ». On peut juger ce que devint un tel emportement passant du vieux rabbi à ses jeunes disciples. Ce fut une avalanche d'anathèmes, de malédictions contre les minim *. On introduisit dans la prière quotidienne, le matin, à midi et le soir, une triple malédiction contre