‹ Les martyrs (volume 2)Chapitre 28 sur 117 · Icr, xviii · texte numérisé non relu

Icr, xviii

2. Judaicam vivere vitam, Suétone, Domit., 12, 0\ tç XOL ttov 'louSïîtov êOt) e^oxÉXXovTEî. Dion Cassius, Lxvn, 14. 'louSaïxoç fKo;, ihid , Lxvni, 1. Cf Josêphe, An<i(/ XX, ii. 5 :/a(petv toï; 'louôafwv

ii^^ôsaiv ^TjXoùv xà TzizpiOL tôjv 'louoaîwv, et dans les Acta Pilati,

A, ch n, 1 : yuvir^ [i.ou Qsoas&r^t; ètrxtv xat [xàXXov louSaiÇet (TiscHENDORF, Evunç apocp . . p. 214).

3. Suip. Skvère, Chron., i. 39. Cf. Bernays, Veber die Chrontk d'- Sulpicius Seuerua (Berlin, 1861), p. 48 iuiv. — Fabia, Les sources de Tacite, p. 2â6.

Préface tux

commença à Rome de frapper les chrétiens et d'épargner les Juifs, sur un autre point de l'empire, la distinction se fit encore, lorsque l'on vit les fidèles de Jérusalem sortir de la ville rebelle sous la conduite de Siraéon leur évêque et se retirant à Pella S au delà du Jourdain, dans une région où la révolte n'avait pas pénétré. Cette conduite leur mérita la bienveillance de l'Etat romain, à qui l'attitude des Juifs causait de réels embarras et leur valut une longue paix 2. Dans le public on ne prenait pas garde à ces chicanes religieuses ; pour Epictète ^ et Dion * la distinction entre Juifs et chétiens n'est pas faite, elle paraît bien confuse même chez Lucien ^ ; en revanche, elle est fort nette chez Tacite et Suétone ^, mais elle ne l'est plus du tout chez Aelius Aristide ''.

Il s'en faut que Juifs et chrétiens favorisassent cette confusion, nous verrons bientôt de quelle façon tragique leur désunion s'affirmait publiquement ; mais, quelle que fût l'indifférence des contemporains à l'égard de leurs dissentiments et de la séparation radicale qui existait entre eux, ils l'aggravaient de jour en jour, les camps, avaient leurs noms désormais : tou5a>'(7aoç , yocrita- Vtaaoç ^, judaïsme, christianisme.

On ne s'expliquerait pas toute la profondeur du ressen-

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