Canon hx
MI Les MarlyjTS
a brisé une idole et a été mis à mort pour ce fait, nous ne voulons pas qu'il soit mis au nombre des martyrs, car nous ne lisons pas dans l'Evangile qu'il soit licite d'agir ainsi et nous ne voj'ons pas que les apôtres en aient donné l'exemple. » Ce décret n'innovait rien, puisque nous lisons dans la réfutation de Celse par Origène : « Mon adversaire prétend que les chrétiens parlent ainsi : « 'V^oyez-moi devant les statues de Jupi- « ter, d'Apollon ou de quelque autre dieu ; je les ou- « trage, je les soufflette, et pourtant elles ne se vengent « pas. » Si jamais il a entendu quelqu'un s'exprimer de la sorte, ce ne peut être qu'un chrétien du dernier ordre, quelque indiscipliné, quelque ignorant. Ne sait-il pas que dans la loi divine il est écrit : « Tu n'outrage- « ras pas les dieux » 1 II ne faut pas, ajoute Origène, que votre bouche s'accoutume à maudire ; car il est écrit : « Bénissez et ne maudissez pas», et nous savons que les « médisants n'entreront pas dans le royaume des cieux'.» Saint Grégoire de Nazianze, si enflammé contre l'empereur Julien, l'excuse cependant de sa sévérité à l'égard des habitants de Césarée, coupables d'avoir détruit un temple de la Fortune "^ ; il blâme même ces chrétiens au zèle intempestif, et Elie de Crète insiste sur ce blâme ^. Cette discipline reste constante chez les Pères. Saint Augustin dit que ceux qui se dévoueraient à la mort en brisant les images des dieux pourraient présenter dans leur