I Cor., vu, H
i,x Les Martyrs
taines viandes le mode employé pour mettre à mort l'animal, par saignée ou par étouffement ; l'impossibilité de reconnaître au marché les quartiers de viande de boucherie qu'avait souillés le couteau d'un sacrificateur, étaient autant de raisons d'adopter un concept religieux moins formaliste, moins impropre à sa destinée universelle. Un tel réseau de pratiques minutieuses peut convenir à une secte, l'aider même, dans une certaine mesure, à se soutenir comme secle ; il tue irrémédiablement son avenir en entravant son essor. La question fut posée dès le temps des apôtres et résolue par eux. S'adressant « aux frères convertis d'entre les Gentils qui sont à Antioche, en Syrie et en Cilicie », ils les avertissaient qu'ils n'entendaient leur imposer aucun autre fardeau que ces choses qui sont nécessaires, savoir : l'abstention des viandes immolées aux idoles, du sang des animaux suffoqués et de la Fornication, « desquelles choses, ajoutaient-ils, vous ferez bien de vous garder» è^ «wv ^larripoùv'cq, i7.v-oi)(;£Ù Ttpof.^^zs^. Cette question des viandes immolées aux idoles, les idolothyta, revint plusieurs fois. Lesjudéo-chrétiens y attachaient une grande importance, saint Paul beaucoup moins. Selon lui, le fait de manger un morceau de viande qui a fait partie des idolothgla est insignifiant 2. Quelle souillure peut contracter la viande de son oblation à des dieux qui ne sont pas ? Aucune ; achetez donc à la boucherie sans vous enquérir de la provenance de chaque morceau. Toutefois, puisqu'il y a des scrupuleux qui prennent cela pour de l'idolâtrie, relâchons-nous un peu des principes et guidons-nous